La BCE fait l’autruche… pour le moment

Sans surprise, la BCE a laissé l’ensemble de ses taux inchangés, confirmé la fin du QE pour cette année et le « forward guidance » sur une stabilité des taux jusqu’à l’été prochain.

Malgré l’accumulation d’indicateurs avancés en demi-teinte, le commentaire sur les perspectives de croissance et d’inflation est resté largement inchangé, la BCE gardant une posture résolument optimiste. Toutefois, derrière cette façade, semble se dessiner un début de prudence, M. Draghi insistant sur le fait que les risques sur la croissance sont « encore » équilibrés. Inquiétude au sujet des chiffres de PIB du deuxième trimestre, sur le risque de guerre des changes qui pousserait l’euro à la hausse et l’issue du conflit commercial avec les Etats-Unis ?

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PMI et IFO allemands moins mauvais que le ZEW mais toujours médiocres

Les principaux indicateurs du climat des affaires en Allemagne, maintenant publiés, autorisent une analyse plus fine des tendances conjoncturelles outre-Rhin. Premier constat : les indicateurs les plus prisés résistent mieux que ne le suggéraient les informations en provenance du ZEW ces deux derniers mois. Il s’agit d’une nouvelle importante compte-tenu des signaux préoccupants envoyés par ces dernières, quand bien même, le caractère précurseur du ZEW peut prendre un peu plus de temps avant de transparaître dans les autres enquêtes.

Au-delà, les révélations en provenance des PMI et de l’IFO sont globalement médiocres.

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Dépréciation du yuan, quel risque sur l’inflation en zone Euro ?

Depuis mi-juin, l’euro s’est apprécié de plus de 6 % par rapport au yuan, flirtant avec la barre de 8 yuans pour 1 euro, soit peu ou prou ses points hauts de l’été dernier. Le yuan comptant pour 23 % du taux de change effectif de l’euro, la glissade de la devise chinoise contribue donc à elle seule à l’apprécier de 1.5 % sur cette période. Ajouté à cela, depuis mi-2016, un certain nombre de devises asiatiques ont cherché à réduire leur volatilité par rapport au yuan. C’est le cas du won coréen ou du dollar singapourien dont les variations avec la devise chinoise ont évolué dans un corridor de plus ou moins 2.5 %. Lire la suite…

Mark Carney encore une fois pris à rebours par les chiffres d’inflation

L’inflation au Royaume-Uni en juin est restée stable à 2.4% en g.a. C’est en deçà de nos attentes ainsi que de celles du consensus et de la Banque d’Angleterre qui, dans ses dernières minutes de politique monétaire, pointait un risque d’accélération sur les prochains mois. La surprise à la baisse est venue de l’inflation sous-jacente qui a ralenti de 2.1% à 1.9%, son plus bas niveau depuis plus d’un an.

L’inflation RPI est ressortie en ligne avec nos attentes à 3.3% en g.a mais en deçà de celles du consensus.

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Preview Inflation Royaume-Uni – Rebond temporaire

Dans son dernier rapport d’inflation, la banque d’Angleterre anticipe une décélération graduelle de l’inflation sur les prochains trimestres. Nous validons ce scénario même si en juin celle-ci devrait afficher un rebond temporaire. Nous anticipons un indice CPI et RPI à 2.6% et 3.4% en g.a. après respectivement 2.4% et 3.3% en mai. Par rapport au consensus, nos estimations sont en ligne, avec toutefois, un biais légèrement à la baisse sur l’indice RPI.

Comme partout, l’énergie et l’alimentation poussent l’inflation à la hausse en juin

Comme pour la Zone Euro et les Etats-Unis, l’énergie sera le principal facteur d’accélération de l’inflation. Dans le cas du Royaume-Uni, ce facteur est accentué par l’annonce de hausses des tarifs de plusieurs entreprises énergétiques. Lire la suite…

Postview Inflation américaine: En ligne avec les attentes

L’inflation aux Etats-Unis en juin a accéléré à 2.9% en g.a. après 2.8% en mai. L’inflation sous-jacente s’est aussi tendue à 2.3% en g.a. contre 2.2% le mois précédent. Ces chiffres sont en ligne avec nos attentes et celles du consensus.

Comme attendu, les prix de l’énergie et de l’alimentation ont continué de se tendre.

•     Du côté de l’énergie, si les prix du gasoil sont stables sur le mois, l’impact des effets de base se traduit par une hausse en glissement annuel de 12%, contre 11.6% le mois précédent. Pour le mois de juillet, il est à craindre que ce facteur ne se reproduise : les effets de base restent positifs et les prix du gasoil se tendent depuis le début du mois.

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Le ZEW allemand définitivement dans des zones à risques pour les perspectives allemandes

L’indicateur ZEW du climat des affaires en Allemagne, selon les analystes financiers, n’a pas trouvé de quoi se stabiliser ce mois-ci, malgré le léger aplanissement des relations commerciales avec les Etats-Unis et les statistiques réconfortantes de commandes et de production récemment publiées. En juillet les deux composantes sur les perspectives et les conditions courantes ont, de nouveau, fortement baissé, faisant refluer l’indice synthétique de plus de huit points, à 23,9, un plus bas depuis juillet 2016.

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Le rapport sur l’emploi américain fait flancher les taux longs et le dollar

A 213K, les créations d’emplois sont restées robustes en juin avec des révisions à la hausse des données d’avril et mai qui ajoutent au total 37K emplois aux statistiques récentes.
Par ailleurs, les salaires n’accélèrent pas; stable à 2,7% pour l’ensemble des emplois, en léger repli de 2,8% à 2,7% pour les emplois non qualifiés.
En outre le taux de chômage remonte de deux dixièmes, de 3,8% à 4%, grâce à une légère remontée du taux de participation.

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