Premiers signes de baisse sur l’inflation britannique… Les taux allemands chutent !

Au Royaume-Uni, l’inflation a reculé de 0,8 point, à 7,9 %. Sa composante sous-jacente a quant à elle perdu 2 dixièmes, à 6,9 %, une première baisse depuis janvier. De plus, l’indice des prix « cœur » a, également, ralenti d’un mois sur l’autre. La normalisation des prix à la production et le très léger ralentissement des salaires pointent également vers une inflation un peu moins forte dans les mois à venir.

L’action de la BoE semble donc, timidement, porter ses fruits et cela rassure. Insuffisant au regard des objectifs de politique monétaire, ce ralentissement de l’inflation outre-Manche conforte les anticipations des marchés ailleurs : ce matin, sous l’effet des données britanniques et du discours de K.Knot, président de la Banque des Pays-Bas, les taux à deux ans allemands chutent de plus de six points de base à leur plus bas niveau depuis un mois.

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Médiocres données américaines

A une semaine de la publication du PIB, les dernières données américaines, révélées aujourd’hui, ont été plutôt médiocres. Les ventes de détail à prix courants ont augmenté de seulement 0,2 % en juin, contre 0,3 % en mai. La production industrielle s’est, quant à elle, contractée de 0,5 % et de 0,3 % pour sa composante manufacturière.  Les indicateurs NAHB de juillet dans l’immobilier sont restés plutôt bien orientés, à l’exception, cependant, d’un premier recul des perspectives de ventes.

Cela n’a rien de particulièrement inquiétant pour la croissance du deuxième trimestre. Hier, la Fed d’Atlanta anticipait encore une hausse de 2,3 % du PIB r.a.. A titre de comparaison, notre estimation réalisée à partir des seules variations trimestrielles des ventes et de la production indique une croissance légèrement plus faible, autour de 1,5 % r.a. ; de quoi conforter la tendance a la baisse des taux futurs.

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Les déceptions chinoises reprennent la main sur les espoirs de reflation

La semaine dernière a vu renaitre les espoirs de reflation consécutifs au net reflux de l’inflation américaine et à la restauration des anticipations d’un arrêt du resserrement monétaire de la FED, après une dernière hausse à la fin de ce mois. En réponse, la repentification de la courbe des taux s’est accompagnée d’un regain de hausse des prix des matières premières, au premier rang desquelles, du pétrole. Las, les données chinoises de ce matin, du reste, sans réelle surprise, décevantes, ont rebattu les cartes. A 0,8 % au deuxième trimestre, la croissance chinoise s’en tire plutôt mieux que suggéré par les indicateurs de la période sous revue mais les détails à disposition renvoient l’image d’une économie de plus en plus anémique, en proie à des difficultés sur tous les fronts qui ne laissent plus guère de place aux espoirs de possible reprise cyclique dans le contexte, qui plus est, de crispations commerciales grandissantes. Cours du pétrole et taux d’intérêt refluent, de facto.

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Les anticipations d’inflation s’effondrent en zone euro, malgré le bug allemand

Comme déjà notable à travers les résultats des enquêtes de l’INSEE, hier, il ressort de celles de la Commission européenne une très nette baisse des perspectives de prix et d’inflation en zone euro, que ce soit en provenance des entreprises de biens et services mais, également, des ménages. Amorcé depuis plusieurs mois, le mouvement prend incontestablement de l’ampleur, en particulier du côté des consommateurs. Voilà qui devrait rassurer Mme Lagarde, tout au moins sur les tendances à venir de l’inflation, car, à ce stade, les effets escomptés sur le pouvoir d’achat et la demande ne sont pas flagrants. Industriels comme professionnels des services ne font guère état d’une quelconque amélioration de leurs carnets de commande mais, en l’occurrence, tout l’inverse, ce qui commence à mordre sur les perspectives d’emploi.

En dépit de la mauvaise nouvelle – largement attendue- d’un rebond technique de l’inflation allemande , les éléments sont en place pour assurer une poursuite du repli de l’inflation en zone euro, tel que largement suggéré d’ailleurs par les données des autres pays de la région à ce stade disponibles (Italie, Belgique, Espagne ou l’inflation reflue à moins de 2 %).

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La BCE aime mentionner les PMI… Que dira-t-elle de la livraison de juin ?

Des deux côtés du Rhin, les indicateurs PMI se sont nettement contractés. En France, l’indice composite a perdu près de quatre points, à 47,3, en zone indiscutable de contraction de l’activité. En Allemagne, l’indicateur s’est maintenu en territoire d’expansion, à 50,8, mais s’est replié de trois points. Les deux principales économies de la zone euro sont manifestement, de plus en plus mal en point, en récession ou sur le point d’y entrer, mal embarquées par la très mauvaise posture de leur industrie et les difficultés des services à maintenir le cap de ces derniers mois.

Cette livraison est pour le moins dissonante par rapport au discours tenu la semaine dernière par la présidente de la BCE, et ce ne sont pas les données de la nuit en Asie qui en atténuent la portée (objet de notre HDV du jour). En l’occurrence, si la BCE en doutait, tout indique que sa politique produit ses effets, que la demande flanche à grande vitesse et que l’inflation suit. Difficile de voir comment elle pourra éviter de revoir ses hypothèses de croissance et de politique monétaire avant septembre avec de tels résultats.

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Hausse des taux de la BoE, mauvaise passe ou biais cognitif des marchés ?

La Banque d’Angleterre a relevé ses taux directeurs d’un demi-point, deux fois plus qu’attendu par les marchés, à 5 %, pour la 13ème fois depuis décembre 2021. En cause, une inflation « toujours trop élevée », selon A. Bailey, notamment sa composante hors énergie et alimentaire, suspectée d’être entretenue par des hausses persistantes des salaires. Réaction épidermique à cette annonce, les taux à termes se sont écrasés partout en Europe, sans doute dans la perspective d’un nouveau coup de barre monétaire fatal à la croissance. Ce mouvement n’a pas duré et a très vite été corrigé par de nouvelles anticipations de hausse des taux… à six mois. Signe des temps, les rendements des Gilts à 2 et 10 ans n’ont, eux, quasiment pas bougé. Dit autrement, les marchés font encore bougrement confiance en l’action de la banque centrale pour casser l’inflation d’ici peu et pouvoir rapidement revenir en arrière. Mieux vaudrait qu’ils ne se trompent pas.

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L’inflation britannique fait trembler la planète taux

Le temps n’est pas si lointain où l’action de la BOE était scrutée comme un indice précurseur de ce que pourraient faire les autres banques centrales occidentales, jusqu’à ce que la crise financière britannique de l’automne vienne changer le regard. Ce temps est-il sur le point de revenir? La question ne semble pas superflue à en juger par la réaction des marchés de taux aux données d’inflation publiées ce matin au Royaume-Uni.

Quoi qu’il en soit en effet des spécificités du cas britannique, les doutes croissants sur les perspectives de reflux de l’inflation sont propices à ce type de diffusion. Et sans doute les marchés n’ont-ils pas tort, à voir la prudence récente des banquiers centraux sur ces mêmes perspectives…

L’inflation britannique n’a pas varié par rapport à avril, à 8,7 %, tandis que sa composante hors alimentation et énergie a même accéléré à 7,1 % après 6,8 %. Des évolutions inverses à celles observées dans les autres pays développés qui posent néanmoins question.

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Si la FED jauge l’efficacité de sa politique à l’immobilier, alors, elle n’a pas fini le job

Avec une envolée de 21,7 % des mises en chantier de logements entre avril et mai, le marché immobilier américain n’est pas franchement aux abois. Malgré l’envolée des taux d’emprunts et la crise bancaire, les constructions individuelles ont retrouvé du tonus et les constructions collectives ont conservé le leur.

Bonne nouvelle s’il en est, pour ce que ces données nous disent sur la situation conjoncturelle américaine, ces résultats risquent fort de froisser la FED et de faire pencher la balance en faveur d’ajustements supplémentaires de sa politique monétaire. La vigueur de l’immobilier est incontestablement, en effet, un sujet de contrariété pour la FED dont un de ses membres avait très clairement mentionné l’exubérance des prix et des loyers comme un élément inflationniste de premier choix début 2022.

Le fait est que la résilience de ce marché témoigne d’anticipations de hausses des prix et des rendements difficilement compatibles avec la perspective d’un retour de l’inflation à 2 %…

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