Hausse de l’inflation alimentaire et énergétique, un mauvais casting pour les ménages français…

En février, l’indice des prix à la consommation est resté stable sur le mois, après un repli de 0,4 % en janvier. Au cours des douze derniers mois, l’inflation remonte légèrement, de 1,2 % à 1,3 %, alors que l’inflation sous-jacente reste inchangée à 0,7  %. La différence entre les deux mesures s’explique par une accélération des prix de l’énergie et de l’alimentation, de plus de 3 % l’an pour chacun des deux postes. Ces tendances pourraient expliquer la décélération, ou faiblesse persistante, des prix des services…

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Industrie française : ça va mieux ?

D’après les chiffres de l’INSEE, et dans un climat économique pourtant morose, la production industrielle française augmente de 1.3 % en janvier par rapport à décembre. Pour le troisième mois consécutif, l’industrie française fait mieux que sa voisine allemande, réussissant à préserver un indice de production globalement stable depuis février 2018, au contraire de l’allemand, en fort déclin, tout au moins jusqu’en décembre, dernier chiffre connu. Comment interpréter ces résultats ?

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PMI – Sérieux warning pour la France, apaisement des craintes pour l’Allemagne

Les premières livraisons des PMI du mois de janvier confirment la détérioration persistante de la situation dans l’industrie manufacturière avec un indice allemand en repli de 51,5 en décembre à 49,9, dans la lignée des informations plus tôt ce matin en provenance du Japon où l’indice est ressorti en repli de 52,6 à 50. En France, paradoxalement, l’indicateur PMI regagne du terrain, à 51,2 points après 49,7 en décembre, ce qui permet de contenir le repli de l’indice préliminaire pour l’ensemble de la zone euro à 50,5. Mais les nouvelles en provenance des services français jettent un froid. Contrairement aux résultats des enquêtes INSEE publiées hier, la confiance dans les activités de services se serait de nouveau dégradée en janvier avec une chute de l’indice de Markit à son plus bas niveau depuis février 2014, à 47,5 points, synonyme de risque significatif de contraction du PIB compte-tenu de l’importance des services dans l’activité.

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Mesures Macron – un impact économique significatif, une réponse pas forcément suffisante

Il y avait dans le mouvement des « gilets jaunes » l’expression de deux types de revendications :

  • Une, immédiate, que l’on peut résumer à celle du pouvoir d’achat trop durement impacté ces derniers mois par la remontée de la CSG et l’envolée des prix des carburants qui a résulté de la conjonction de l’envolée des cours du pétrole et de l’augmentation de la fiscalité carbone.
  • Une revendication plus structurelle, ou sociétale, appelant à une réduction des inégalités, une meilleure redistribution des ressources, une plus grande sécurité économique, cette dernière passant, entre autres, par le maintien de services publics de proximité et de qualité (transport, éducation, santé en particulier).

Les mesures annoncées par le président de la République répondent à la première ; elles colmatent les brèches d’une année 2018 particulièrement difficile en matière de pouvoir d’achat et sont, de ce point de vue, à la hauteur des besoins immédiats, à même, y compris, de changer la donne conjoncturelle en France. Elles laissent néanmoins de côté les revendications plus politiques, dont pourrait dépendre l’efficacité des dispositions adoptées en termes de revenus immédiats.

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Crise en France, quelques éléments de réflexion

Les gouvernements tombés sous le coup de mécontentements liés à la fiscalité ne se comptent plus, même M. Thatcher en avait fait les frais en son temps après avoir instauré une « poll taxe » en 1990. La crise que traverse la France ne peut être minimisée. Elle fragilise grandement le gouvernement et l’économie française et aura, sans aucun doute, des retentissements profonds en Europe.

Les raisons du mécontentement sont assez claires ; la faiblesse des gains de pouvoir d’achat depuis plusieurs années rend insupportable la hausse de l’inflation.

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L’industrie française rate la marche en septembre, la croissance du 4ème trimestre s’enclenche mal…

-1,8 %. Assurément le chiffre n’est pas bon, marquant, comme nous y avaient préparés les résultats d’enquêtes récentes, une rupture brutale avec les bons résultats de l’activité industrielle de cet été. D’autant qu’aucun secteur ne relève l’autre. La chute de la production manufacturière de 2,1 % est le résultat de baisses très significatives des branches les plus influentes de l’industrie française : -3,5 % pour les biens d’équipement, -1,4 % pour l’agro-alimentaire, -3,6 % pour les équipements de transports, après une correction de 3,1 % déjà en août, les entreprises du secteur étant contraintes d’ajuster leurs stocks après les avoir généreusement garni avant l’introduction des nouvelles normes antipollution européennes en septembre.

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Inflation Zone Euro & France: Le début d’une amélioration durable ? Peu probable !

Selon l’estimation préliminaire, l’inflation en Zone Euro est remontée en septembre à 2,2 % en glissement annuel après 2,1 %, en ligne avec nos attentes mais au-dessus du consensus à 2,1 %. De même, l’inflation sous-jacente est remontée de 0,9 % à 1,1 %, là aussi conforme à nos anticipations et par rapport à un consensus à 1,0 %. Faut-il y voir le début d’une accélération des prix telle qu’annoncée par la BCE ? On en est encore loin selon nous !

Entre pays, l’inflation harmonisée en Allemagne réaccélère à 2,4 % en g.a. (après 2,2 %) et en Italie à 1,7 % (1,5 %) mais reste stable en France à 2,5 % (2,2 % sur l’indice national) et en Espagne à 2,3 %. En France, cette stabilité reflète un retournement des prix de l’alimentation et une atonie de l’inflation sous-jacente.

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Le PIB français : un bref instant de réconfort

Le réconfort procuré par l’annonce d’un rebond de 0,4 % du PIB français du troisième trimestre n’a pas duré longtemps. Si la croissance, en France, s’est incontestablement mieux tenue au troisième trimestre, offrant notamment de bonnes surprises sur le front de l’investissement des entreprises, la transformation de cet essai en amélioration pérenne risque de trouver bien des embûches sur son chemin à en juger par la confiscation du soutien représenté par le secteur automobile au cours de la période et par la mauvaise tournure de la conjoncture européenne dans son ensemble.

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