L’inflation américaine du mois de février est, dans l’ensemble, satisfaisante ; inchangée conformément aux attentes, tant sur sa partie sous-jacente que totale, à respectivement 2,5 % et 2,4 % l’an. Il s’agit vraisemblablement du dernier chiffre de cette nature d’ici plusieurs mois, à en juger par l’impact de la guerre en Iran sur les prix énergétiques, dans un premier temps, puis par leurs effets induits sur les composantes sous-jacentes dans un second temps. Difficile de dire, à ce stade, à quoi s’attendre dans le contexte actuel de grande incertitude sur les développements à venir du conflit en présence et, par voie de conséquence, sur les cours du brut. On peut cependant rappeler la sensibilité de la contribution des prix de l’énergie à l’évolution de ces derniers. Celle-ci est, en effet, particulièrement stable et donc relativement fiable, uniquement déroutée lors de conditions exceptionnelles -post crise énergétique des débuts de la guerre en Ukraine notamment. Aux cours moyens actuels du pétrole du mois de mars, cette relation suggère une hausse de la contribution du poste énergie de zéro en février à 0,76 % en mars. Toutes choses égales par ailleurs, l’inflation annuelle pourrait donc remonter d’autant ce mois-ci, dans la région de 3 %-3,1 %.







