Les ménages américains redeviennent-ils fourmis?

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Depuis le mois de novembre, la consommation des ménages américains déçoit : en progression de 3,3 % en rythme annualisé, elle ressort nettement en retrait de ce que laissait attendre le rebond de 7,7 % r.a. de leur pouvoir d’achat. C’est, en effet, à leur bas de laine qu’est allée la préférence des ménages, avec une remontée de plus d’un point de leur taux d’épargne au cours de la période. Un tel mouvement est peu coutumier des Américains, surtout en période de regain de leur confiance, et n’était guère attendu par les économistes. En d’autres termes, les gains de pouvoir d’achat escomptés de l’amélioration du marché de l’emploi et de la chute des prix du pétrole ont été généreusement alloués aux dépenses de consommation dans les prévisions pour 2015. Était-ce une erreur ?

Les arguments en faveur d’une hausse du taux d’épargne des Américains ne manquent pas : surendettement, appauvrissement, moindre accès au crédit, inquiétudes croissantes à l’égard de leurs retraites ou, tout simplement, correction d’une anomalie. Aucun de ceux-là n’est toutefois nouveau et faute d’en avoir vu les conséquences effectives sur le comportement des ménages, peut-être avons-nous sous-estimé l’éventualité que la manne pétrolière soit l’occasion de satisfaire ce besoin. Si tel était le cas, ce changement de paradigme fragiliserait assurément les perspectives de croissance. Nous revenons sur ce sujet-clé que nous avons peut-être mésestimé lors de l’élaboration de notre scénario 2015 début janvier.

L’acharnement de Bruxelles à l’égard de la France est-il justifié?

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Les nouvelles exigences de la Commission européenne à l’égard de la France ont assurément du mal à passer et représentent un risque évident pour les perspectives de croissance à l’heure où l’on souhaiterait, au contraire, que soit bichonnées les tentatives de reprise tout juste naissantes dans l’hexagone. Quelles sont leurs motivations, quels en sont les limites ?

Changement de décor

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Les signes d’amélioration de l’activité s’accumulent en zone euro et force est de constater que les choses vont vite ! Au stade où nous en sommes les bonnes surprises ne devraient pas nous quitter de sitôt compte-tenu des enchaînements positifs que devrait produire, au moins tout au long du premier semestre, le regain de la demande en cours. Alors que le QE de la BCE n’a pas encore commencé, notre objectif sur l’Euro Stoxx 50, tout juste atteint cette semaine, doit-il être rehaussé et, dans le cas contraire, d’où pourraient venir les freins à l’embellie en cours ?

France : patience requise

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La croissance de 0,1 % du PIB français du quatrième trimestre est décevante, ceci d’autant plus que l’Allemagne affiche une belle performance inattendue de 0,7 % au cours de la même période. Le chiffre n’est toutefois guère surprenant à en juger par les indicateurs médiocres de la fin de l’année dernière. L’amélioration qui, aujourd’hui, permet d’envisager un ressaisissement de la croissance est encore très récente et il faudra attendre les données du premier trimestre pour en voir la traduction en termes de croissance du PIB. Nous restons confiants sur notre prévision d’une croissance de 1,2 % en moyenne cette année.

Grèce, le scénario du pire est-il déjà en train de se jouer?

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En cas d’absence de compromis du gouvernement grec avec ses créanciers, couper le robinet de financement des banques grecques comme l’a fait la BCE mercredi dernier poussera la Grèce à créer un moyen de paiement quel qu’il soit pour permettre à son économie de tourner. La Grèce serait ainsi de facto hors zone euro qu’elle le veuille ou non. À quels enchainements faudrait-il s’attendre dans un tel cas de figure ?

De l’eau dans le gaz de la croissance américaine

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Entre les déceptions sur la croissance du PIB du quatrième trimestre, la contraction des dépenses des ménages et des commandes de biens durables en décembre et le repli de l’ISM manufacturier en janvier, les résultats de l’économie américaine déçoivent.

Au-delà de l’aléa conjoncturel, que retenir de ces différentes informations ?

MES, QE, euro… À quand la relance budgétaire et salariale ?

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Rares ont été les devises face auxquelles l’euro a résisté après la déferlante déclenchée par la décision de la BNS, hier, de lever son action pour contenir la hausse du franc suisse contre la monnaie unique : réal brésilien, peso mexicain, roupie indienne, livre turque, rand sud-africain… toutes ont emboîté le pas aux dollars américain, canadien, australien, à la livre Sterling et au yen. Alors que le taux de change effectif de l’euro, bien que fragilisé, était resté relativement inerte à sa chute contre le billet vert ces derniers mois, la décision suisse semble avoir mis le feu aux poudres et être en mesure de précipiter un mouvement de baisse dorénavant beaucoup plus généralisé de la devise européenne. Qu’en penser ? Plusieurs interrogations viennent à l’esprit.

2015 : année du bilan de la Fed

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Avec une Fed patiente, une BCE prometteuse et une BoJ déjà ardemment au charbon, les banques centrales maintiennent une précieuse veille au chevet de l’économie mondiale, tout au moins des marchés financiers. Les choses pourraient se compliquer dans les mois à venir, si, comme le laissent entrevoir les tendances en cours, l’action de la Fed commence à porter ses fruits, c’est-à-dire, si l’abondance de liquidités, plutôt que d’être absorbée par les seuls prix d’actifs, finit par se déverser dans l’économie réelle, via une accélération de la croissance du crédit. Janet Yellen risquerait, alors, à juste titre, de commencer à perdre patience et d’entamer l’exercice d’équilibriste qui consistera à affronter les défis d’une normalisation de sa politique monétaire. Quels sont-ils ?