Baromètre Macroéconomique Global janvier 2023 – Comme un vol d’hirondelles ?

En janvier, notre baromètre rebondit à 0,2, un plus haut de 12 mois, après -0,2 en décembre (-0,3 initialement). Les momenta de la production et des exportations repassent en territoire positif. L’investissement et la consommation persistent en zone neutre. Nos indicateurs par région retrouvent la zone d’expansion ou de stabilisation à l’exception du Royaume-Uni. Notre indicateur d’inflation tombe à -0,1, un plus bas niveau de 2 ans, grâce surtout, à la Chine. Etats-Unis et la zone euro restent cependant en zone neutre pour le 3ème mois consécutif.

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Contagion récessive ou coup de mou passager ? La conjoncture US reste illisible

Après le PIB et les données du jour, les instances monétaires américaines ne sont pas beaucoup plus avancées quant à l’appréciation de la conjoncture américaine.

Les données de l’ADP publiées cet après-midi font état de 106K créations de postes en janvier, contre 253 K en décembre. Malgré une poursuite du rattrapage post-covid dans les loisirs, le rythme de créations d’emplois privés est le plus faible depuis deux ans, plus bas également que sa moyenne 2015-2019. Le secteur minier, le commerce et la construction auraient détruit des emplois, phénomène que l’on peut aisément justifier par la déprime récente des ventes de détail et l’amplification de la crise immobilière. Le rempart du marché de l’emploi contre la récession est-il en train de céder ? Ce n’est pas ce que nous disent les résultats de l’enquête JOLTS, en amélioration, ni la composante emploi de l’ISM manufacturier, malgré le repli persistant de l’indice synthétique, par ailleurs, contredit par la remontée du PMI…

Il règne une rare opacité autour de la conjoncture américaine qui devrait interdire tout engagement de la FED sur ses choix à venir avant d’avoir les moyens d’y voir plus clair.

 

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L’inflation sous-jacente s’enracine en zone euro

Malgré un contexte pétrolier un peu moins favorable qu’en décembre, l’inflation de la zone euro a reculé en janvier pour le troisième mois consécutif, de sept dixièmes, et atteint 8,5 %. Quoique ces données doivent être confirmées par la publication définitive (les chiffres allemands ne sont pas encore disponibles), la hausse des prix sur un an a donc été la plus faible depuis juin 2022. L’indice sous-jacent a stoppé son accélération pour afficher une hausse, comme en décembre, de 5,2 %, la forte inflation des biens, à 6,9 % après 6,4 % en décembre, a compensé, en effet, un léger ralentissement dans les services. Il en faudra plus, néanmoins, pour contrarier les effets délétères des hausses de prix cumulées sur la croissance.

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La chute de la consommation sauve le PIB en France mais plombe les perspectives

Dans la foulée de l’Espagne et de la Belgique, l’économie française a préservé un peu de croissance de son PIB en fin d’année 2022. Difficile, en effet, d’espérer mieux qu’une hausse de 0,1 % dans le contexte actuel, alors que le voisin allemand a vu son PIB reculer de 0,2 %. En moyenne, en 2022, la croissance de l’économie française ressort à 2,6 %, seulement trois dixièmes de plus que l’acquis dont elle disposait à la fin 2021.

Le satisfécit ne va guère au-delà. De fait, si le PIB français se maintient à niveau, c’est principalement grâce à la chute des importations de biens et services, reflet de la déprime de la demande intérieure, que confirme la contraction de 0,9 % de la consommation des ménages au dernier trimestre. L’inflation continue donc de mordre sur les dépenses des Français et sa hausse persistante en janvier n’est, assurément, pas une bonne nouvelle, dans un contexte social, par ailleurs, fragilisé par les réformes.

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Les nouvelles du jour toujours très mitigées en zone euro

Sauf le climat de confiance en provenance de la Commission européenne, néanmoins souvent en retard sur les indicateurs plus avancés, les données en provenance de la zone euro n’apportent ni satisfecit sur la croissance de la fin de l’année dernière ni évidence d’une décrue marquée de l’inflation en ce début d’année.

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Ça coince du côté des consommateurs américains en fin d’année 2022

A la publication des données de PIB américain, la consommation des ménages, en hausse de 2,1 % r.a. sur le trimestre, laissait entendre une baisse en décembre, tandis que le taux d’épargne moyen sur le trimestre pointait vers une forte remontée au cours du dernier mois de l’année. Les phénomènes climatiques, en empêchant déplacements et achats, pouvaient pour partie en être tenus responsables.

Or, ce sont, entre autres, les données de novembre qui ont été révisées, à -0,2 % pour les dépenses réelles, contre 0 % en première lecture. Décembre n’a fait qu’amplifier le mouvement, avec une baisse de 0,3 %. L’acquis pour le premier trimestre 2023 atteint donc déjà -1 % r.a.

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2022, une année blanche pour le PIB américain

La Fed trouvera-t-elle dans les données des comptes nationaux de quoi changer sa perception de la conjoncture américaine et renforcer, ou infléchir, sa politique monétaire ? Ce serait surprenant. En effet, la croissance du dernier trimestre ne présente pas beaucoup de surprises par rapport à celle du troisième ou aux prévisions de ces derniers mois. Elle a atteint 2,9 % r.a., soit 0,7 % en rythme trimestriel, pour un glissement annuel de seulement 1 %, quand bien même deux fois supérieur à ce que la FED envisageait en décembre. Affaiblie par le premier semestre, la croissance moyenne de l’année 2022 s’établit à 2,1 %, soit un petit dixième de plus que son acquis à la fin 2021. Dit autrement, l’année 2022 aura été une année blanche pour l’économie américaine. Notons à ce titre, que la zone euro a probablement fait nettement mieux, aux environs de 3,5 %, avec un acquis comparable…Dans le détail, quatre points saillants : la consommation des ménages a poursuivi son rattrapage dans les secteurs en retard par rapport à la période pré-covid, les importations ont reculé plus fortement que les exportations, ce à quoi il faut ajouter la formation des stocks, pour plus de la moitié de la croissance totale du PIB, et les dépenses publiques, qui conservent un rythme soutenu. De quoi compenser les très mauvaises données en provenance de l’immobilier/construction qui focalisent néanmoins l’attention pour l’année en cours.

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Les climats des affaires en zone euro ne rebaissent pas, c’est la seule satisfaction

Toujours pas de dégradation des enquêtes conjoncturelles suffisante pour mettre en exergue une récession sur le vieux continent. Au contraire, soit les indicateurs stagnent, comme en France, soit ils s’améliorent encore légèrement, comme en Allemagne, où le PMI composite retrouve en janvier son point le plus haut depuis juin 2022. Pour la zone euro, ce même indice revient même en zone d’expansion, à 50,2, pour la première fois depuis la fin du premier semestre 2022.

C’est là le seul aspect quelque peu rassurant de ces enquêtes, au moment d’aborder une année pleine d’inconnues. En effet, la situation internationale reste tendue et l’apaisement n’est que partiel sur le front des prix. La politique monétaire, de son côté, refroidit, effectivement, l’activité. Notre scénario d’une croissance languissante, progressivement de plus en plus faible au second semestre n’est pas contredit par les données du jour, au contraire.

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