Tigre de papel’ ou véritable cassure historique

Difficile de répondre à cette question à ce stade mais la Catalogne a franchi un nouveau cap cet après-midi avec le vote de son parlement favorable à la déclaration d’indépendance de la région. Comment peuvent évoluer les choses à partir de maintenant ? Nul peut le dire. L’application de l’article 155 de la constitution espagnole, ne fait plus de doute. Lors d’une brève allocution après le vote du parlement catalan, Mariano Rajoy a rappelé qu’il prendra les dispositions requises pour assurer l’application de la constitution, sans en dire davantage à ce stade. Une arrestation du président du parlement catalan, Puigdemont, et de son adjoint est probable tandis que l’autorité centrale de Madrid reprendra les pleins pouvoirs sur la Catalogne.

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Gradualisme attendu du côté de la BCE

Si l’impatience d’un certain nombre de membres de la BCE en faveur d’un arrêt pur et simple du programme d’achats de titres n’a pas manqué de s’exprimer, la probabilité d’une décision en ce sens semble relativement faible. Plusieurs raisons à cela : malgré des développements conjoncturels qui ont tout lieu de satisfaire la BCE, la remontée de l’inflation n’est pas jugée suffisante, la menace d’une appréciation de l’Euro qui viendrait décaler plus encore le retour de l’inflation vers l’objectif officiel est à même de prévenir tout changement radical de la politique monétaire,  le contexte politique régional est source d’instabilité potentielle contre laquelle la BCE préfèrera vraisemblablement garder des moyens d’action en cas de besoin.

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En France, la dissipation des pressions déflationnistes reste laborieuse dans les services

Les enquêtes publiées ce matin par l’INSEE et Markit confirment l’amélioration du climat des affaires dans l’industrie. Dans les services, l’indice INSEE s’est légèrement tassé mais conserve un niveau solide tandis que le PMI a continué de progresser, pour atteindre en octobre un niveau, assez significativement supérieur à celui de l’Allemagne. Cette amélioration tarde toutefois à produire ses effets en matière de prix au sujet desquels les perspectives restent toujours assez largement à l’écart des anticipations sur l’activité. Qu’en est-il ?

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China – The mortgaged future of the world’s biggest economy and the authoritarian temptation


During the five years of President Xi Jinping’s first term, Chinese economic growth was 7.1% p.a. on average, the lowest of the last 25 years, but the strongest of all emerging markets and even stronger when compared with developed countries. After climbing to first place in the global ranking in 2013, the Chinese economy has only widened the gap with the United States. Its GDP in purchasing power parity terms was 20% greater than that of the US in 2016. China has no lack of first-place distinctions. With more than 18% of the world’s GDP and a population of 1.4 billion, the highest in the world, China has taken first place in many areas as its economy has grown. And it is probably not ready to stop, even if its growth is showing structural decline.

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Du futur perdu de la première économie mondiale à la tentation autoritaire de Xi Jinping

Au cours des cinq années du premier mandat du président Xi Jinping, la croissance de l’économie chinoise a atteint 7,1 % l’an en moyenne, une performance certes la plus faible de ces vingt-cinq dernières années, mais néanmoins la plus solide du monde émergent et plus encore du monde développé. Après s’être hissée au premier rang mondial en 2013, l’économie chinoise n’a cessé de creuser son écart avec les Etats-Unis, son produit intérieur brut en parité de pouvoir d’achat excédant de quelques 20 % l’américain en 2016. Les places de premiers ne manquent pas à l’Empire du Milieu. Avec plus de 18 % du PIB planétaire et une population de 1,4 milliards, la plus importante au monde, la Chine occupe dans bien des domaines ce premier rang au fur et à mesure de son développement et n’est probablement pas sur le point de s’arrêter en si bon chemin, même avec une croissance structurellement ralentie.

Que ces constats ne trompent pas. Cette super puissance, qu’est devenue la Chine en moins de deux décennies, a cumulé les excès et dérives, ceci tout particulièrement sous les cinq premières années de l’ère Xi Jinping, et donne à bien des égards aujourd’hui l’image d’un colosse aux pieds d’argile. Comme l’a exprimé, fort justement, Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque populaire de Chine, en marge du 19ème Congrès du parti communiste ce 19 octobre : « S’il y a trop d’optimisme alors que les choses vont lentement, les tensions s’accumulent, ce qui pourrait conduire à une forte correction. C’est ce que l’on appelle le « moment Minsky » et le risque contre lequel nous devons tout particulièrement nous protéger ».

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What if it’s not all about the Phillips curve?

Low inflation is focusing the minds of central banks, whose models are being challenged by an apparent anomaly, i.e. the lack of cyclical inflation. Since the reaction function of monetary policy is mainly based on the use of productive resources – first and foremost labour resources – it is understandable that the Philips curve’s current failure to work is highly troublesome. The Phillips curve has rarely exercised the minds of economists as much as it is doing today. A different approach – not looking at the supposedly known labour reserves represented by the unemployment rate, but on labour-market dynamics – could suggest a response to the current anomaly. If this approach is correct, there would be little reason to expect faster wage growth in the near future, at least – and surprisingly – in the economies furthest along the cycle, particularly the USA and UK. Lire la suite…

Et si la courbe de Phillips n’était pas le sujet ?

Le faible niveau d’inflation concentre l’attention des banquiers centraux dont les modèles sont mis à mal par l’anomalie apparente d’une absence d’inflation cyclique. La fonction de réaction des politiques monétaires étant essentiellement assise sur celle du degré de sollicitation des ressources productives, au premier rang desquelles les ressources en emploi, on comprend que les dysfonctionnements de la courbe de Phillips créent un profond embarras. Une approche différente, qui considèrerait non pas la réserve d’emploi mais la dynamique du marché du travail, suggère une réponse à l’anomalie constatée mais ne promet guère d’accélération imminente des salaires.

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