Rapport sur l’emploi américain : l’information importante est du côté des salaires

On se gardera de tirer des conclusions trop hâtives d’un rapport sur l’emploi américain particulièrement impacté par une météorologie exceptionnelle au mois de février. Le froid polaire qui s’est abattu sur une grande partie du pays a manifestement créé de très importantes distorsions à l’origine de ce résultat exceptionnellement mauvais, de 20 K créations d’emplois seulement.

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Industrie française : ça va mieux ?

D’après les chiffres de l’INSEE, et dans un climat économique pourtant morose, la production industrielle française augmente de 1.3 % en janvier par rapport à décembre. Pour le troisième mois consécutif, l’industrie française fait mieux que sa voisine allemande, réussissant à préserver un indice de production globalement stable depuis février 2018, au contraire de l’allemand, en fort déclin, tout au moins jusqu’en décembre, dernier chiffre connu. Comment interpréter ces résultats ?

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Un comité de politique monétaire de la BCE peu ordinaire

Mario Draghi, c’est acquis, ne quittera pas son poste dans les conditions souhaitées, en l’occurrence, celles qui lui auraient permis de mettre la politique monétaire européenne sur la voie de la normalisation, après les expériences non-conventionnelles tant décriées qui ont marqué son mandat. À quelques six mois de la date supposée de la  première remontée des taux directeurs à laquelle il avait préparé les esprits depuis l’été dernier, l’hypothèse a bien du plomb dans l’aile, en effet. Ni les prévisions actualisées de croissance et d’inflation qu’il devra présenter cette semaine, ni les conditions internationales d’une FED en mode de statu quo durable, ou celles des marchés de taux ne supportent plus une telle éventualité. Le président de la BCE est-il en mesure de se rendre à cette évidence à quelques mois de son départ ? La réponse est incertaine.

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Comme un air de printemps sur les bourses européennes

Le moral des investisseurs tient bon, assurément mieux qu’anticipé et que ce qu’inspire, à première vue, le contexte économique ou politique régional. Au fil du rebond amorcé sur les marchés boursiers depuis le début de l’année se profilent de nouvelles configurations susceptibles de porter les indices plus largement dans un futur immédiat. Quoi qu’il en soit de notre analyse à plus long terme, la probabilité que l’Eurostoxx se rapproche de la zone de 3500 points à brève échéance, s’est incontestablement accrue ces derniers temps.

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BMG février 2019 : Rien de bien palpitant !

  • Notre baromètre d’activité est stable en février, à -0,4, après un chiffre révisé en janvier de -0,5 à -0.4. Sa moyenne 3 mois rebaisse légèrement, à -0,5.
  • La dégradation des indicateurs nippons est remarquable. On soulignera, a contrario, des améliorations en zone euro. La situation chinoise évolue peu. Le retard de données du fait du shutdown affecte la lecture des statistiques américaines.
  • Notre indicateur global d’inflation reste stable, à -0,8, proche de ses plus bas historiques de début 2015, malgré un retour en zone de neutralité dans le cas américain et un léger mieux en Chine.

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Alimentation et énergie font remonter l’inflation en zone euro et en France en février

Les estimations préliminaires de l’inflation du mois de février sont attendues ce jeudi dans plusieurs pays de la zone euro et vendredi pour l’ensemble de la région. Nos estimations suggèrent un rebond de l’inflation annuelle dans la plupart des pays, principalement lié à l’énergie. En France, l’entrée en vigueur de la loi alimentation rend le diagnostic incertain avec un risque de hausse des prix alimentaires additionnel. Selon note chiffrage, le taux d’inflation (IPC) devrait remonter de 1,2 % en janvier à 1,5 %-1,6 % en février. Notre prévision pour la zone euro ressort à 1,5 % après 1,4 %, avec une inflation sous-jacente, néanmoins, inchangée, à 1,1 %, du fait d’un repli dans les services.

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Pourquoi D. Trump doit sortir du guêpier de sa politique commerciale, en un graphique

Une seule illustration suffit à comprendre les raisons pour lesquelles D. Trump a intérêt à parvenir à mettre un terme sans tarder aux tensions commerciales qu’il a initiées avec la Chine : selon les dernières données disponibles, les exportations américaines de biens à destination de l’Empire du Milieu étaient en chute de plus de plus de 30 % l’an en novembre dernier, une perte sans équivalent depuis le début de la série en 2010, qu’un élargissement des mesures de sanctions pourrait accroître davantage.

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La baisse de l’inflation est-elle plus supportable aujourd’hui qu’il y a quatre ans ?

C’est la question vers laquelle nous conduisent inlassablement les réflexions et débats sur les perspectives économiques et financières pour cette année. Un peu comme à la fin de l’année 2014, la chute des prix du pétrole était tout à la fois perçue comme une aubaine pour les ménages en même temps qu’une menace déflationniste évidente, la perspective d’une chute de l’inflation en ce début d’année interroge. Peut-on se contenter d’y voir un soutien pour le pouvoir d’achat à même de raviver nos économies ou doit-on en redouter les effets dépressifs sur les marges des entreprises qui, in fine, viendraient endommager davantage les perspectives d’investissement et d’emploi ? C’est dans une large partie de la réponse à cette question que dépend le profil de croissance privilégié pour cette année et bien des aspects du scénario économique et financier aujourd’hui envisageable.

Formuler une réponse à cette interrogation semble, toutefois, aujourd’hui un exercice beaucoup plus incertain qu’il y a quatre ans.

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