La Banque d’Angleterre parviendra-t-elle, vraiment, à baisser davantage ses taux ?

La Banque d’Angleterre a maintenu ses taux directeurs inchangés au terme de son comité des deux derniers jours, à 3,75 %. Aucune surprise dans cette décision après la baisse d’un quart de point décidée en décembre, au regard du rythme graduel qu’elle suit, à raison d’un ajustement tous les deux comités jusqu’en septembre, étendu à trois comités entre septembre et décembre. D’autant que ni les données d’inflation ni celles de la croissance n’incitent à penser que la BoE ait beaucoup de marges de manœuvre. Sauf sa prévision d’un retour de l’inflation à 2 % en avril, du fait des effets de base énergétiques d’un an sur l’autre, les tendances de prix ne sont pas des plus conformes à un retour durable de l’inflation dans la région de 2 %. Les hausses de salaires, bien que progressivement plus contenues, évoluaient encore entre 4,2 %, hors bonus et 4,8 % ces derniers compris au mois de novembre.

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La Fed face au risque de dislocation financière

Les minutes du dernier FOMC confirment les propos de J. Powell lors de sa conférence de presse d’il y a trois semaines : la FED ne compte pas ralentir la cadence de son resserrement monétaire et garde une posture globalement restrictive, soulignant la nécessité de nouvelles hausses de taux pour venir à bout d’un processus inflationniste « inacceptable ». De son point de vue, le risque d’un pivot trop précoce l’emporte clairement sur celui d’aller trop loin en matière de resserrement monétaire, quand bien même certains membres soulignent la nécessité de calibrer la remontée des taux à la dégradation de la conjoncture mondiale.

Depuis le FOMC peu d’éléments viennent contrarier cette lecture. Les signes de repli de l’inflation sont, en effet, très ténus, comme illustré par les prix à la production toujours en hausse de 8,5 % l’an en septembre, et l’activité se porte plutôt mieux aujourd’hui qu’en début d’été. C’est du côté financier, en revanche, que les choses se gâtent avec des poches de tensions de plus en plus nombreuses, aux Etats-Unis et dans le reste du monde, Royaume-Uni notamment où la situation semble hors de contrôle. La FED ne pourra pas longtemps ignorer cette réalité. Reste à savoir si elle ajustera sa posture à temps.

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