
L’inflation sous-jacente américaine s’est très légèrement redressée en octobre, à 1,8 % au lieu de 1,7 % en septembre malgré le repli du taux d’inflation totale sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie au cours du mois sous revue.
Malgré ce léger raffermissement, difficile de trouver dans les données d’aujourd’hui l’illustration d’un changement notable. Les composantes les plus cycliques de l’évolution des prix restent largement inertes, conformes ou inférieures à ce qu’elles ont fait en moyenne ces quatre dernières années, à l’exception près des prix des loyers.


Le communiqué de la FED à l’issue du FOMC de ces deux derniers jours conserve un ton d’une extrême prudence, quand bien même le lecteur averti peut y trouver tous les éléments nécessaires à la confirmation d’une hausse des taux lors du prochain FOMC de décembre. Toutefois, la confiance dans le scénario d’une remontée de l’inflation vers l’objectif de 2 % fait toujours débat au sein du conseil des gouverneurs et justifie la prudence avec laquelle la FED avance ses pions. En comparaison de la FED, la posture du gouverneur de la Banque d’Angleterre, dont tout laisse penser qu’il pourrait mener à bien une hausse des taux directeurs ce jeudi semble bien audacieuse. Alors que les perspectives britanniques sont en proie aux incertitudes croissantes du Brexit et à un un contexte politique des plus instables, cette décision suscite bien des interrogations.


