Disinflation continues to gain ground around the planet and things don’t seem poised to improve anytime soon. The effects of the drop in global oil and agricultural commodities in the coming months will compound the consequences of sluggish growth amid persistent competitive tension. Global inflation could fall to around 2.5 % to Q1 2015 while a growing number of economies slip into negative inflation territory. Such an environment could very well lead to a new slump in global interest rates…
Author Archives: Véronique Riches-Flores
Prix du pétrole, inflation mondiale et T-Bonds
La désinflation continue à gagner du terrain à l’échelle planétaire et les choses ne semblent pas sur le point de s’améliorer à brève échéance. Aux conséquences du manque de dynamisme de la croissance sur fond de tensions compétitives persistantes, s’ajouteront dans les mois à venir les effets de la chute des cours mondiaux du pétrole et des matières premières agricoles. L’inflation mondiale pourrait ainsi reculer dans la région des 2,5 % d’ici au premier trimestre 2015 en même temps qu’un nombre croissant d’économies basculeront sur le territoire d’une inflation négative. Un tel environnement a tout lieu d’être associé à un affaissement du niveau général des taux d’intérêt à l’échelle mondiale…
Point d’étape…
Le scénario se déroule comme nous l’avions très précisément prévu en mai dernier : les marchés ont suracheté un futur enchanteur et prennent aujourd’hui conscience du caractère illusoire de ce qu’ils ont payé : actions, pétrole et taux longs réagissent en conséquence. La correction est forcément brutale et n’épargne aucun pan de marché : au cours de la semaine écoulée, l’indice MSCI Monde a perdu 3,5 % de sa valeur, les cours du pétrole ont chuté de 7,5 %, les taux à 10 ans américains ont perdu 20 points de base, pour s’inscrire à un plus bas depuis juin 2013, et l’euro a rebondi à 1,28USD.
La configuration financière actuelle n’a dès lors plus grand-chose à voir avec celle d’avant la publication des minutes de la Fed, le 8 octobre, phénomène véritablement déclencheur de la remise à plat des anticipations jusqu’alors prédominantes. Comment les choses peuvent-elles évoluer à partir de maintenant ? Nous revenons ici sur les origines de ce changement brutal de perception de l’environnement économique et financier et sur l’analyse que nous faisons des perspectives des différentes classes d’actifs. Lire la suite…
Présentation Perspectives 2015 – Pas de miracle
- Amélioration de la croissance réelle, pas forcément nominale
- La chute de l’inflation est plus rapide que les gains en croissance
- Cristallisation du risque déflationniste
- Inflation négative dans les pays les plus influents de la planète d’ici l’été 2015
- Multiplication des risques financiers
- Déceptions sur les résultats des sociétés/exacerbation du surendettement dans les pays émergents
- Baisse généralisée des taux d’intérêt
- Dans les pays développés et une large part du monde émergent/ rétrécissement des spreads en UEM
- Volatilité extrême des marchés des changes
- Tentation « dévaluationniste » accrue
- Incertitudes persistantes sur l’après 2015 Lire la suite…
Fed douses hopes of policy normalization
By dispelling the illusion of a potential normalization of U.S. key rates, the publication of the FOMC minutes served as the rain on the global capital markets’ parade. The market’s bluff, which consisted of fearing the Fed would take a hawkish turn while hoping it would do just that (thus lending weight to the theory of a U.S. economy strong enough to forego the Fed’s easy money policy), has been unmasked. The Fed will not change the direction of its monetary policy in the foreseeable future and, as we expected, this scenario raises a number of questions:
- On the fundamental economic situation,
- On the credibility of the consensus that long-term interest rates would rise and the dollar would see a healthy appreciation.
- On the foundation of hopes developed on the markets and therefore their valuations.
That the market reaction has been negative to this point is entirely understandable.
La Fed douche les espoirs de normalisation de sa politique et, par là-même, ceux des marchés.
En mettant un terme à l’illusion d’une possible normalisation des taux directeurs américains, la publication des minutes du FOMC de la Fed s’est transformée en douche froide pour les marchés financiers internationaux. La partie de poker menteur de ces derniers mois, qui consistait à redouter que la Fed durcisse le ton, tout en aspirant que tel soit le cas, afin de valider le scénario d’un assainissement économique suffisant pour se passer d’un soutien monétaire exceptionnel, a donc pris fin. La Fed ne changera donc pas le cap de sa politique à horizon prévisible et, comme nous l’anticipions, ce scénario entraîne de nombreuses remises en question :
- Sur la situation économique fondamentale,
- Sur la crédibilité du schéma consensuel d’une remontée des taux à long terme et d’une appréciation vertueuse du dollar
- Sur le fondement des espoirs développés par les marchés ces derniers temps et donc leur valorisation.
On comprend dès lors que la réaction soit, à ce point, négative. Que peut-il se passer à présent ?
The wheels have come off in Germany
Business sentiment, orders, manufacturing…the telltale signs of a trend reversal in the German economy are all there: the euro area’s biggest economy is in a downturn.
This might come as news to some observers and we will discuss the primary reasons behind the situation and try to provide answers to the biggest questions raised by the impending downwards revision to German growth forecasts:
– Recession or no recession in the euro area next year?
– Another crisis looming?
– What is the solution?
L’Allemagne décroche, la pelote se débine
Climat des affaires, commandes, production… les signes précurseurs d’une rupture de tendance de la conjoncture allemande ne laissent plus de doute : l’Allemagne décroche.
Face à la surprise que semble constituer ce constat, nous revenons sur les principales raisons à l’origine de cette situation et tentons de répondre aux principales questions que soulève la forte révision à la baisse des perspectives de croissance de la première économie de la zone euro que nous sommes obligés d’envisager aujourd’hui :
- Récession ou non en zone euro l’an prochain ?
- Risque d’une nouvelle crise ?
- Quelle porte de sortie ?