Ça va mieux !

Le moral des ménages français, le confirme : la situation économique française s’améliore ! En mai, l’indicateur INSEE du moral des Français est remonté de quatre points, retrouvant, après trois mois de repli consécutif, la tendance haussière qui était la sienne tout au long de l’année dernière, avec pour résultat un indice de confiance à son plus haut niveau depuis octobre 2007.

confiance

Les détails de l’enquête décrivent une amélioration générale du sentiment des ménages sur la situation économique et leur situation personnelle, avec deux tendances particulièrement marquées :

  • Une très nette amélioration des perspectives sur le chômage, l’indicateur enregistrant un repli de 28 points, soit sa plus forte baisse mensuelle historique (depuis 1970 !). Bien que conforme à la décélération des inscriptions au chômage observée ces derniers mois, ce résultat surprend compte tenu du faible rythme actuel de créations de postes.

demandeurs d'emploi et prsp

  • Une très nette embellie également des perspectives d’achats importants, en hausse de trois points, avec là encore un solde d’opinions à son plus haut niveau depuis 2007.

consommation des ménages

Au total, un ensemble très encourageant pour la consommation des prochains mois après un premier trimestre déjà d’un très bon cru. Le contexte domestique français est définitivement plus encourageant !

Le point bas de l’inflation mondiale est sans doute dépassé, mais encore ?

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Le rebond des cours du pétrole depuis la fin janvier est en train de faire son travail : l’évolution des prix à la consommation a cessé de baisser dans de nombreux pays et devrait, à de rares exceptions près, se redresser d’ici la fin de l’année. Les chances que le point bas de l’inflation mondiale soit maintenant derrière nous sont, de fait, relativement importantes. Après quasiment cinq ans de désinflation et une année 2015 marquée par une intensification des pressions déflationnistes, ce constat est loin d’être anodin. Comment l’interpréter ?

Valse des étiquettes du côté de la Fed ; l’effet ne durera sans doute qu’un temps.

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La publication des minutes du dernier comité de politique monétaire de la Fed suscite un regain de nervosité des marchés. Malgré une lecture de la situation économique fidèle à celle de son communiqué du 27 avril, à savoir globalement peu réjouissante, la Fed semble avoir été perturbée par la forte correction à la baisse des anticipations de hausse des taux qui a suivi sa communication du mois de mars. Elle précise, en particulier, que les marchés semblent sous-estimer la probabilité d’une possible hausse de ses taux d’intérêt au mois de juin, soulignant que la plupart des participants estiment qu’un tel mouvement serait approprié… si les conditions économiques le permettent.

Bien évidemment, cette dernière précision est essentielle, beaucoup des échanges du FOMC ayant, précisément, tourné autour de ce que seraient ces conditions d’ici juin, point sur lequel les écarts d’analyse sont nettement plus marqués que sur la première partie de la proposition !

En somme, la Fed cherche à se redonner des marges de manœuvre, ce qui était déjà ressorti de son communiqué post-FOMC (voir notre commentaire du 27 juin, « Wait and see »), afin de ne pas être prisonnière du très bas niveau des taux d’intérêt à long terme, dont elle estime, à l’évidence, qu’ils ont trop baissé.

Taux longs US

Brexit, un sacré coup de vieux pour l’UE !

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Si l’âge et les structures démographiques ont une influence sur la capacité des hommes à construire leur avenir, alors une sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne serait une très mauvaise nouvelle pour le futur européen. Avec un âge médian inférieur de plus de deux ans à la moyenne de l’UE 28, les Britanniques sont, non seulement, parmi les rares pays les plus jeunes de l’Union, ils sont aussi les seuls à être en position de bénéficier d’une croissance encore substantielle de leur population en âge de travailler au cours des vingt prochaines années. Dès lors, en quittant l’UE, la Grande-Bretagne emporterait avec elle la seule et unique source de croissance de la population en âge de travailler de l’UE à horizon des deux prochaines décennies ; un constat au moins aussi préoccupant que bien des aspects mis en avant par la crainte d’un Brexit.

Vous avez dit reprise ? Le nouveau repli de la production fragilise l’estimation flash du PIB du premier trimestre

Les mauvais chiffres français et allemands du début de semaine avaient préparé le terrain. Les données de la zone euro confirment la médiocre performance de l’industrie ces deux derniers mois : en mars, l’indice de la production manufacturière est revenu sur son niveau du mois de décembre après deux mois consécutifs de repli, de respectivement 1,2 % et 1,1 %, de sorte que son niveau n’est pas plus élevé aujourd’hui qu’en milieu d’année 2011.

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Si le rebond de janvier a permis de sauver la croissance trimestrielle (en petite hausse d’à peine 0,1 %), ces chiffres suggèrent néanmoins un risque baissier sur la première estimation flash de croissance du PIB de la zone euro (publié à 0,6 %).

Au-delà, les tendances observées de part et d’autres sont décevantes, la croissance annuelle de la production hors construction étant partout en repli marqué au cours des deux derniers mois, aux environs de 0,6 % pour la plupart des pays, France excepté, à – 0,2 % l’an, et Espagne, en net ralentissement.

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Rebond des commandes allemandes, sans l’auto

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Les commandes allemandes ont rebondi de 1,9 % en mars, leur plus forte hausse depuis juin 2015. Contrairement aux tendances enregistrées ces derniers mois, cette hausse est le fruit quasiment exclusif d’une amélioration de la demande internationale, hors zone euro, en progression de 6,2 %.

Les commandes domestiques, a contrario, se rétractent (-1,2 %) et celles de la zone euro progressent faiblement, de 1,1 % (après un repli de 2,8 % en février).

Avec ou sans hausse des taux, les Etats-Unis encourent un haut risque de récession cette année

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L’éloignement des perspectives de hausse des taux directeurs de la Fed a apaisé les inquiétudes sur l’éventualité d’une récession qui étaient nées en début d’année des déceptions récurrentes sur la croissance américaine. Aucune des récessions passées n’ayant jusqu’à présent été observée en dehors des phases de resserrement monétaire, cette conclusion est assez compréhensible. Les choses pourraient, toutefois, se révéler plus complexes à en juger par les enchaînements qui traditionnellement ponctuent les fins de cycle aux États-Unis et par la tournure récente de la conjoncture Outre Atlantique.