Plus indigeste que prévu, la hausse de l’euro plombe l’inflation en zone euro

Intervenue dans un contexte de reprise de l’activité et de net regain de confiance sur les perspectives de croissance, la hausse de l’euro enregistrée depuis le début de l’année n’a pas été considérée comme un élément particulièrement préoccupant par les économistes jusqu’alors. Inférieur à 1,20 USD depuis le milieu de l’été, le cours de la monnaie unique est, en effet, très inférieur à ce qu’il a pu être dans le passé à l’égard de la devise américaine, en même temps que plus conforme à sa parité de pouvoir d’achat. Les données de ces derniers temps illustrent, pourtant, un effet assurément marqué de l’appréciation de la devise européenne sur les marges des entreprises et les prix à l’importation, avec pour résultat un reflux du taux d’inflation sous-jacente en zone euro assez contrariant à ce stade du cycle de reprise. De quoi, mieux comprendre, peut-être, les déceptions boursières de ces derniers mois.

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BMG novembre 2017 – Fermeté de l’activité et convergence des tendances de prix

Notre indicateur d’activité poursuit son amélioration en novembre, à +0,3 points, après 0,4, grâce à un rebond généralisé de l’activité industrielle. L’environnement des consommateurs se raffermit en occident et les tendances de l’investissement sont solides. Notre indicateur d’inflation reste en territoire positif, globalement inchangé en novembre, à 1,2, soutenu par une remontée en zone euro et au Japon.

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The dismantling of the UK economy is underway: an alarming prospect

The consequences of the 23 June 2016 referendum are becoming increasingly clear in the UK, and are painting a worrying picture of what might happen to the UK economy eventually if reason does not quickly start to prevail again in negotiations. Around 15 months after the UK voted to leave the EU, the parties have still not dealt with the preliminary matters that need to be resolved before discussions start on the trade agreement that is supposed to govern future UK/EU relations. Every day that passes without those matters being resolved increases the prospect of a hard Brexit, which likely to cause economic and financial chaos whose repercussions are difficult to predict on both sides of the Channel.

That outcome is clearly not the one that the Brexiteers sold to voters in the referendum campaign. As a result, unless the talks stir further anti-European resentment among the British people, they are likely to have growing doubts about whether the choice they made in 2016 was the right one. A new referendum could then happen, which could result in the UK deciding not to pursue the tricky matter of Brexit. We regard this scenario as fairly likely following Theresa May’s failure to win the snap election on 8 June 2017. In the meantime, and especially since we cannot count on that being the outcome of the saga, the threat posed to Europe by this looming divorce is likely to grow over the next few months.

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Le dépeçage de l’économie britannique débute ; effrayantes perspectives

Les conséquences du référendum du 23 juin 2016 s’accélèrent outre-Manche, dressant d’ores et déjà un tableau redoutable de ce qui pourrait advenir, à terme, de l’économie britannique si la raison ne reprend pas sans tarder le dessus à la table des négociations. À quelques quinze mois de la sortie programmée du Royaume-Uni de l’UE, l’incapacité à régler les questions préalables à l’ouverture des discussions sur l’accord commercial censé régir les relations futures entre le Royaume-Uni et l’UE, accroît de jour en jour l’éventualité d’un « hard Brexit », avec à la clé un chaos économique et financier aux ondes de choc difficilement prévisibles d’un côté comme de l’autre de la Manche.

Une telle issue n’est assurément pas celle que les partisans d’un Brexit ont vendue aux électeurs lors de la campagne du référendum. Ainsi, sauf à ce que les conditions dans lesquelles se déroulent les négociations n’aiguisent davantage le ressenti à l’égard des Européens, de telles perspectives sont susceptibles d’alimenter les doutes croissants des Britanniques sur la justesse de leur choix de 2016. Une nouvelle consultation pourrait dès lors voir le jour et éventuellement conduire à refermer ce délicat dossier, sans suite ; scénario que nous envisageons comme assez vraisemblable depuis l’échec de Theresa May aux élections anticipée du 8 juin dernier. En attendant et, surtout, en l’absence de pouvoir parier que telle sera bien la fin de cette épopée, les prochains mois ont tout lieu d’être ceux d’une escalade des menaces que ce divorce annoncé fait planer en Europe.

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Not much on offer to take advantage of a potential upturn in the European market

After taking a beating over the past few days, European equities should be well placed to take advantage of a rebound in world markets. Most specialists expect one, despite the instability of the past few days. In theory, all of the factors necessary for outperformance are in place: European stocks lag their worldwide counterparts, bond yields are still mostly negative on maturities up to five years – the lowest on the planet – and the economic outlook is favorable.

That said, with the German market relatively dear, bank stocks still suffering from low interest rates and many sectors well on their way to making up their lag, the range of attractive investments is limited. It’s not yet clear that Europe will fare better than the other regions of the world.

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Perspectives 2018 – Bienvenu en Annapurna

Alors qu’approche la période de bouclage du scénario 2018, une question plus que toute autre hante le prévisionniste : celle de l’importance à donner aux menaces que font peser les valorisations en  place sur les perspectives macro-économiques et financières internationales.

Après avoir gravi des records, les indices boursiers peuvent-ils se hisser vers de nouveaux sommets ?

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Mme Merkel tombe, l’Allemagne devient ingouvernable, l’Europe orpheline

Les réactions des marchés à l’échec de Mme Merkel à former une coalition semblent bien modérées au regard de ce que nous renvoie la situation en présence.

Que l’on soit ou non un fervent partisan de la gestion de Mme Merkel importe peu en comparaison de ce que la Chancelière incarne dans le paysage politique allemand : à savoir la seule candidate à même de réunir des partis politiques, comme partout, déchirés, et incapables de mener à bien une coalition solide sans laquelle l’Allemagne risque de se révéler ingouvernable. L’échec de Mme Merkel est donc synonyme d’instabilité probablement durable. Ni la perspective d’un gouvernement minoritaire ni celle de nouvelles élections que pourrait décider le Président de la république ne préfigurent, en effet, un possible retour au calme sous peu.

L’Allemagne n’est donc pas épargnée par le rouleau compresseur qui, ces dernières années, broie les politiques les uns après les autres laissant grandes ouvertes les portes aux extrêmes. Mais précisément parce qu’il s’agit de l’Allemagne, sans la volonté de laquelle le projet européen est voué à faire, au mieux, du sur-place, cette crise est plus préoccupante encore. L’Europe n’a pas le luxe du temps face à la crise économique en présence et à l’euroscepticisme rampant que cette dernière engendre. Elle n’a pas davantage de temps pour gérer les dossiers les plus chauds de son agenda, au premier rang duquel, le dossier Brexit.

Que les marchés financiers ne s’en émeuvent pas plus que cela aujourd’hui ne doit pas nous leurrer : l’échec des négociations de Mme Merkel a fait franchir à l’Europe un pas de plus vers l’inconnue de son destin car il n’existe pas de frontière entre la crise politique outre Rhin et ses ramifications européennes.

Pas grand-chose en rayon pour profiter d’un éventuel rebond du marché européen

Particulièrement sanctionnées ces derniers jours, les valeurs européennes devraient être bien placées pour profiter d’un futur rebond des bourses mondiales. Elles disposent, en théorie, de tous les éléments nécessaires à cette surperformance : retard relativement aux autres marchés, rendements obligataires encore négatifs sur les échéances allant jusqu’à cinq ans, et perspectives économiques plutôt bien orientées. Reste qu’avec un marché allemand relativement cher, des valeurs bancaires pénalisées par l’environnement de bas taux d’intérêt ainsi que le rattrapage déjà bien engagé de nombreux secteurs retardataires, la palette d’investissements attractifs se révèle bien étroite. Lire la suite…