Les marchés ignorent le message faucon du FOMC et se cabrent sur le bon CPI…

Comme envisagé, la Fed a révisé ses perspectives de baisses des taux et ne conserve dans ses Dots qu’un seul mouvement d’un quart de point d’ici la fin de l’année, à 5,0 %-5,25 %, au lieu de trois jusqu’alors. Réponse logique à la révision à la hausse de ses prévisions d’inflation de deux dixièmes, à respectivement 2,6 % et 2,8 % pour le PCE total et sous-jacent d’ici la fin de l’année, la correction est néanmoins plus importante que généralement attendue. Le message est, par ailleurs, renforcé par un communiqué très ferme, particulièrement insistant sur l’objectif d’inflation recherché et une posture de J. Powell nettement plus faucon que depuis le début de l’année.

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De l’ISM non-manufacturier, les marchés retiennent la baisse des prix…

En mai, l’indicateur ISM non-manufacturier a progressé de 4,4 points par rapport à son bas niveau d’avril pour se hisser à 53,8. A première vue, l’indicateur donnerait donc raison aux PMI, avec un résultat surtout tiré par un rebond de plus de 10 points de sa composante activité, qui a enregistré sa troisième plus forte hausse mensuelle depuis 1998, après celle des premiers lendemains de la crise des subprimes ou de la sortie de la première vague du Covid de 2020. Ce résultat n’en reste pas moins surprenant et, sur le fond, assez peu convaincant.

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Entourloupe des PMI ?

Les PMI chinois publiés par S&P la nuit dernière sont de bonne facture. Avec une hausse de trois dixièmes dans le secteur manufacturier et un bond de 1,5 point dans les services, l’indice composite ressort à un plus haut de 54,1 depuis mai 2023, synonyme d’une amélioration notable de l’activité, soulignée par S&P dans son rapport.  Ce dernier met également en exergue des hausses de prix, dans ce cas, plutôt rassurantes au regard de la situation de déflation latente traversée par le pays jusqu’à récemment. Un ensemble, au total, réconfortant pour l’Empire du Milieu.

Sauf que, ces résultats ne sont guère conformes à ce qu’expriment les indicateurs nationaux publiés par le NBS, lesquels PMI pointent au contraire vers un tassement de l’activité. Le sujet n’aurait sans doute pas valu qu’on s’y arrête sans le précédent américain de ces derniers jours et les messages confusants délivrés par les PMI d’une part et les ISM de l’autre. L’épisode n’en est pas moins dans les esprits et n’est pas dénué d’importance quand on sait à quel point ces indicateurs influent sur le sentiment des marchés mondiaux.

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S&P, même pas mal…

Sans réelle surprise, l’agence de notation S&P a abaissé la note de la France vendredi dernier. Le verdict était souvent anticipé, malgré le maintien de la note par les Moody’s et Fitch le 26 avril, et les raisons qui en sont à l’origine sont également bien connues : dérapage des déficits sans résultats économiques patents et difficultés à donner des gages d’amélioration, notamment. Il s’agit d’un incontestable revers politique et sans doute d’un affaiblissement de la position française par rapport à ses partenaires les plus proches, allemands notamment. C’est aussi un argument de poids pour les opposants au gouvernement qui s’en serait bien passé à la veille d’échéances électorales qui, déjà, se présentent sous les plus mauvais auspices. Le risque de sanction des marchés, qui pourrait se traduire par une fuite des investisseurs et une hausse du coût de la dette française paraît, pourtant, relativement limité.

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Nouvelles d’Europe, au lendemain des PMI

Après la première salve de climats des affaires d’hier, que nous disent les données du jour de la réalité de la situation européenne ?
– L’Allemagne est-elle sur la voie de la reprise ? Le PIB du premier trimestre, confirmé en hausse de 0,2 %, est incontestablement une première impulsion. Néanmoins, la déprime sur le front de l’industrie et de la consommation privée se poursuit.
– La situation française se dégrade-t-elle ? Pas forcément, selon l’enquête INSEE, mais elle ne s’améliore pas non plus, loin de là, avec des climats des affaires la plupart du temps médiocres.
– Le Royaume-Uni est-il toujours sain et sauf, malgré la légère dégradation des PMI d’hier ? Les ventes de détail nous disent le contraire, mais ne sont qu’un piètre indicateur de l’activité dans son ensemble.

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En attendant les ISM, les PMI américains enterrent les baisses de taux en 2024

Fort heureusement, les résultats de Nvidia jouent comme un puissant anesthésiant sur les marchés, permettant tout à la fois de digérer les minutes pas très market friendly du dernier FOMC et des PMI encore moins. Il est vrai que les analystes ont, également, appris à se méfier des résultats, souvent fantaisistes de ces enquêtes depuis le début de la décennie. Toujours est-il que le fort rebond du PMI des services, que ne peuvent a priori expliquer que des effets volume et/ou prix, ne va pas du tout dans le sens de possibles baisses des taux de la FED. Point de consolation, les détails de cette enquête ne donnent pas d’éléments probants susceptibles d’en justifier le résultat, lequel tient principalement aux commandes…

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PMI : l’Allemagne sort du lot

Les indicateurs PMI publiés ce matin pour le mois de mai ont été plutôt contrastés. Pas de danger pour la croissance, néanmoins. En zone euro, c’est, même, tout le contraire, avec une cinquième hausse consécutive de l’indice composite, portée par l’Allemagne, malgré la dégradation rapportée du contexte français. Au Royaume-Uni, les PMI ont subi un léger contrecoup, après un très bon premier trimestre marqué par le retour de la croissance. Enfin, pas grand-chose à signaler dans la zone indo-pacifique (Inde, Australie et Japon), où, à en croire les PMI, le contexte conjoncturel est assez stable.

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