Scénario contrariant

Pays développés 

  • États-Unis : les espoirs d’accélération de la croissance sont déçus
  • Zone euro : les bonnes surprises du début d’année s’érodent courant 2014
  • Japon : les effets des Abenomics retombent

Pays émergents

  • La Chine n’a plus les moyens de jouer le rôle de locomotive
  • Les autres pays émergents, à court de ressources à l’exportation, font face à des déséquilibres récurrents

Monde

  • La croissance du PIB réel mondial s’accélère à 3,5 % en 2014 grâce à l’élan pris fin 2013 mais la conjoncture se dégrade à nouveau au second semestre 
  • La croissance retombe à 3 % en 2015
  • Le risque d’une rechute plus sévère début 2015 est estimé à 30 % 
  • La désinflation se propage au niveau mondial, les prix réels des matières premières refluent

Banques centrales

  • La Fed est prise à contre-pied, la BoE ne bouge pas
  • La BCE passe au QE 
  • L’instabilité perdure dans les pays émergents

Taux longs

  • Les T-Bonds à 10 ans refluent vers 2,5%, potentiellement en-deçà
  • Les Bunds restent bas, refluent légèrement

Changes

  • Le dollar ne remonte pas, peut casser les 1,40 /EUR en 2015
  • Le Japon réactive sa politique de dépréciation du yen
  • La Chine maintient le cap de la dépréciation du renminbi
  • L’instabilité des changes perdure dans les autres EM

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Les pochettes surprises d’une reprise, sans conviction

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1-L’automobile     2-L’investissement en France     3-La consommation en Espagne

Malgré les préoccupations légitimes sur l’avenir de la zone euro, la fin de la récession est actée. Comme tout épisode de ce type, la situation présente offre d’ores et déjà un certain nombre de bonnes surprises. Nous en avons répertorié trois principales : 

  • la première, la plus significative du point de vue d’un investisseur, est relative à l’amélioration des perspectives du marché automobile européen et aux conséquences qui en découlent pour la performance boursière du secteur,
  • la deuxième, beaucoup plus largement inattendue, concerne l’amélioration des perspectives d’investissement productif en France, que suggèrent les indicateurs que nous suivons sur l’économie française,
  • la dernière, peut-être la plus importante au vu du risque qu’a fait planer la situation espagnole sur les perspectives européennes, a trait à la sensible amélioration des tendances sur le front de la consommation en Espagne.

Bien qu’aucune de ces surprises ne soit suffisante, à ce stade, pour nous conduire à des révisions substantielles de notre scénario de croissance, chacune est susceptible d’insuffler un certain regain de confiance, aux répercussions potentiellement inattendues.

Taux BCE, LTRO, QE4 : l’euro peut-il vraiment baisser ?

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Une baisse des taux directeurs de la BCE suffira-t-elle à faire céder le cours de l’euro contre le dollar, comme semblent l’anticiper les marchés depuis la conférence de Mario Draghi de la semaine dernière ? Rien n’est moins sûr. Non seulement parce que la Fed ne semble pas prête à lever sa garde et pourrait annoncer dès cette semaine un nouveau plan d’achat d’actifs, mais également parce que le remboursement anticipé des deux LTRO de la BCE viendra d’une manière ou d’une autre réduire le bilan de la BCE dans les prochaines semaines. À en juger par la sensibilité des marchés des changes aux évolutions respectives des bilans des deux banques centrales depuis 2010, ces tendances pourraient bien continuer à soutenir la devise européenne plutôt que l’inverse.

Gare au consensus, l’euro peut encore surprendre !

Le caractère inéluctable d’une baisse de l’euro est un des rares points sur lesquels les économistes semblent largement s’accorder aujourd’hui. L’idée, à l’évidence assez légitime au regard de la situation de crise extrême que traverse l’union monétaire, est pourtant loin de couler de source. La résistance du cours de l’euro pourrait prendre bon nombre d’observateurs à contre pieds.

L’intensification de la crise souveraine a fini par convaincre la grande majorité des économistes que le taux de change de l’euro était voué à une forte baisse dans les mois à venir. Un certain nombre prédisent un retour du cours de l’euro sous les 1.20 dollar et quelques uns proposent une chute jusqu’à la parité contre le billet vert dans les douze ou dix-huit prochains mois. Une telle perspective, si elle venait à se vérifier, serait assurément bien venue tant elle soulagerait la région. Cette prédiction est malheureusement assez peu probable. Les seules perspectives d’une croissance durablement anémique et d’une aggravation de la crise souveraine sont loin d’être suffisantes pour justifier le consensus actuel sur la chute de l’euro. En alimentant les craintes de déflation, ces mêmes raisons pourraient, tout au contraire, se révéler un des meilleurs remparts contre une dépréciation un tant soit peu significative de la monnaie unique ! Lire la suite…