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Depuis la première publication de notre série de trois articles sur le scénario 2015, il y a deux semaines, les marchés financiers n’ont guère connu de répit. L’Eurostoxx a bondi de quelques 8,5 %, le MIB italien s’est envolé de plus de 11%, l’indice suisse s’est replié de 9 % ; la valeur moyenne de l’euro s’est affaissée de 5 % quand le franc suisse s’est apprécié de 16 %…
Conséquence d’une très grande complexité de l’environnement économique et financier sur fond d’hyper abondance de liquidités, la nervosité ne semble pas prête de nous quitter. Car, si la simultanéité de la chute des prix du pétrole, de l’euro et de l’inflation mondiale est indiscutablement porteuse d’espoirs, notamment dans le cas de la zone euro, les signes de fatigue du marché américain et l’instabilité grandissante des marchés des changes internationaux ne sont pas engageants.
Dès lors, si l’abondance de liquidités entretient l’appétit pour le risque, il faudra une certaine agilité pour passer entre les portes de saloons que les déplacements intempestifs des flux ne manqueront pas d’huiler.
Points clés de notre stratégie d’investissement
- L’euro stoxx franchit le cap de 3 550 points rapidement, s’essouffle ensuite
- Les facteurs de fragilité se multiplient aux États-Unis
- L’instabilité des pays émergents tire les indices mondiaux à la baisse
- Le marché européen surperforme – préférence pour les valeurs « domestiques », prudence sur les industrielles, réticence persistante sur les valeurs bancaires
- Le pétrole approche ses points bas mais ne remonte que lentement
- Les risques déflationnistes perdurent au moins jusqu’en milieu d’année
- La Fed ne remonte pas ses taux en 2015
- Les taux d’intérêt refluent partout, les spreads européens se resserrent
- L’euro se stabilise au-dessus de 1,15 USD

