Les cours du pétrole entre l’enclume de la transition énergétique chinoise et le marteau de la politique de D. Trump

Retombés sous le niveau de 50 $ dans la journée d’hier, les cours du brut américain ont perdu dix pour cent de leur valeur depuis la fin février, un mouvement généralement inattendu dans le contexte d’amélioration des perspectives de croissance et d’inflation mondiales en présence. Le risque que les pressions baissières continuent à s’exercer sur les prix du pétrole semble pourtant relativement élevé. Déjà intégré à notre scénario depuis l’élection de D. Trump, cette correction pourrait dépasser nos attentes à moyen terme.

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La possibilité d’un retour durable de l’inflation

Les crises de surendettement ont cette particularité de s’être quasi-systématiquement terminées par une résurgence de l’inflation, que cette dernière ait été le fruit des ravages provoqués sur les structures économiques préexistantes ou le résultat de crises politiques inhérentes aux chocs qu’elles induisent, y compris, leurs intermèdes déflationnistes. Ainsi, quoi qu’il en ait été jusqu’alors, le scénario d’un possible retour de l’inflation n’a jamais véritablement quitté l’esprit des économistes depuis 2008, revenant aujourd’hui au-devant des questionnements que suggèrent les développements en cours.

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Place aux jeunes ! Les inégalités intergénérationnelles au cœur du risque politique

Derrière la montée des inégalités se cachent des disparités intergénérationnelles profondes que les responsables politiques ont laissé se développer dans des proportions insoutenables ces dernières années dans l’ensemble des pays développés et dont les plus jeunes générations sont les premières victimes.

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FED et BCE, pourquoi une telle frilosité ?

Inutile de tergiverser. Janet Yellen peut avoir toutes les bonnes raisons de redouter les développements à venir, elle manque bougrement d’arguments pour ne pas relever le niveau de ses taux directeurs en mars. La situation de Mario Draghi n’est guère différente, ce dernier ne disposant plus que de la souplesse que lui autorise le caractère somme toute relativement récent de l’élimination des risques extrêmes pour différer un changement de cap de plus en plus difficile à éviter. Pourquoi, dès lors, tant d’hésitation ou de frilosité ?

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Dow Jones, la magie des 20 000 points

Oubliés le protectionnisme, la FED, le dollar, les pays émergents. Avec le franchissement des 20 000 points par l’indice Dow Jones des valeurs industrielles américaines cette semaine, l’impact psychologique est quasi-certain et l’effet d’entrainement sur les bourses mondiales est presque garanti. Quelque que soit la réalité du monde sous la présidence du nouveau président américain, D. Trump, l’heure est à la confiance. Dès lors, au même titre que le dicton relatif à la FED, don’t fight it, sans doute convient-il d’admettre de ne pas aller à l’encontre du marché. Lire la suite…

Reflation oui, reflation non ?

Marchés et économistes ne savent plus où donner de la tête. Où vont le dollar, les prix des matières premières, les taux d’intérêt et in fine les marchés boursiers ? Depuis l’élection de Donald Trump, à peu près tous les scenarii sont dans la nature avec, à ce stade, bien peu d’éléments pour les départager. Après avoir monté en épingle un scénario de reflation mondiale, les doutes s’instillent dans les esprits. Si les indicateurs de sentiment ont, partout, le vent en poupe, les statistiques sur l’économie réelle sont plus timorées. Lire la suite…

L’économie britannique en plein boom, merci et adieu l’Europe !

À observer les bons résultats de l’économie britannique depuis le vote du 23 juin, on pourrait craindre que d’autres pays soient tentés de suivre l’exemple. La croissance semble en plein boom, en effet, bénéficiant tout à la fois de l’avantage d’un taux de change proche de ses plus bas historiques, d’une forte baisse du niveau des taux d’intérêt et des mesures de soutien budgétaires adoptées sous le coup de la panique cet été, tout en continuant à profiter des avantages du grand marché européen à destination duquel le Royaume-Uni a vu ses exportations s’envoler ces derniers mois. Le comble est que cette situation pourrait bien durer car s’il est une rare certitude dans cette épopée, c’est que les négociations de sortie de l’UE prendront du temps, un temps en l’occurrence suffisamment long pour permettre à l’économie britannique d’engranger encore de nombreux succès avant que les accrocs, plus douloureux, ne se fassent jour. Alors, vive le Brexit

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Ouvrons nos écoutilles, la BCE ne devrait pas tarder à réviser sa copie

À -0,82 %, les taux à deux ans allemands flirtent depuis ce matin avec de nouveaux plus bas historiques. Alors que l’euro menace de tomber à parité contre le billet vert, que les anticipations d’inflation des ménages redressent vigoureusement la tête et que les statistiques économiques de la zone euro décrivent une nette amélioration de la situation (y compris en France !)…

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