L’humeur du Vendredi 14 février

Télécharger l’hebdo

Économie française, ne négligeons pas les bonnes nouvelles

L’emploi rebondit, en même temps que la croissance et l’investissement. 

Si le pari d’une baisse du chômage avant la fin de l’année 2013 n’a pas été gagné par le gouvernement français, celui d’une reprise de l’emploi aurait pu l’être. Au quatrième trimestre, l’emploi salarié a, en effet, augmenté de 14 700 postes, ce qui constitue la première hausse après quasiment neuf trimestres consécutifs de contraction. Que ce chiffre reste modeste est un fait, les détails des créations de postes par secteur et leur comparaison avec les enquêtes auprès des entreprises sont toutefois plus encourageants, notamment à la lecture des données du PIB du quatrième trimestre.

Zoom sur les données de la semaine

– La zone euro sort définitivement la tête de la récession

– Économie américaine, en attendant le printemps

L’humeur du Vendredi 7 février

Télécharger l’hebdo

L’asymétrie de gestion des risques par la BCE

Que la BCE ait une gestion asymétrique des risques liés à l’évolution des prix n’est pas véritablement un scoop et si certains pouvaient encore en douter, la démonstration d’hier ne laisse plus de place au doute. Mario Draghi ne constate pas de déflation et justifie ainsi de ne rien modifier à sa politique. Il faudra donc attendre d’être certain que la zone euro soit prise à la trappe avant d’envisager un déploiement de l’artillerie que Mario Draghi nous promet détenir. Cela tranche assurément avec sa politique de prévention… contre le risque d’inflation. Rassurons-nous toutefois, la BCE publiera dès le mois de mars ses prévisions d’inflation à horizon 2016 et s’il s’avère que celles-ci aboutissent à un scénario préoccupant, alors elle fera ce qu’il se doit… Résultat, les spéculations sur les prévisions du mois de mars vont bon train et pourtant, qui peut être dupe au point de croire que le propre scénario de la BCE la conduise à invalider sa position du mois de février ?

La BCE, c’est presque certain, ne changera pas sa politique de sitôt. Dans notre scénario, aucune baisse des taux directeurs n’apparaît avant la fin de cette année, mais seulement courant 2015.

Zoom sur les données de la semaine

– Les commandes à l’industrie

– L’emploi américain

– La production industrielle brésilienne

Ne soyons pas naïfs M. Draghi

Télécharger l’article

La zone euro va mieux, c’est un fait. Elle est même ces derniers temps la région d’où proviennent les indicateurs, à certains égards, les plus réconfortants : enquêtes du climat des affaires, production industrielle, perspectives à l’exportation…

La croissance sera au rendez-vous dans tous les pays au premier trimestre et sans doute dans des proportions inespérées, bien que somme toute toujours très modestes. Nous serions pourtant bien naïfs de considérer que les pays de l’union monétaire puissent de facto se passer d’un soutien monétaire supplémentaire.

Allemagne : l’heure des choix

Télécharger la présentation

La renaissance de l’économie allemande a porté Mme Merkel depuis son arrivée au pouvoir en 2005. En sera-t-il de même au cours des quatre années à venir ? Rien n’est moins sûr.
Il faudra donc faire des choix, dont certains pourraient prendre une tournure historique pour l’Allemagne… et son avenir européen. A quoi s’attendre ?

L’Humeur du Vendredi 24 janvier

Télécharger l’hebdo

Erreur de casting ? 

La stratégie de sortie de crise semblait bien huilée : les pays émergents auraient de plus en plus de besoins, l’Allemagne continuerait à leur vendre quantités de machines-outils et d’automobiles et servirait de locomotive au reste de la zone euro, le temps nécessaire à la remise à niveau de leur compétitivité. Les perspectives d’une demande abondante promettaient que chacun ait sa part, sous réserve que tous soient plus compétitifs ; la zone euro retrouverait le chemin d’une croissance, à terme, vertueuse ; les excédents courants assureraient le remboursement des dettes du passé et l’euro n’en serait que renforcé.

Le schéma originel semble pourtant bien malmené. Non seulement, la locomotive allemande ne s’est toujours pas mise en marche –l’Allemagne accumule des excédents de mois en mois plus importants alors que ses importations vivotent– mais les chances qu’elle se mette rapidement en branle semblent passablement amoindries, à en juger par la tournure des développements dans le monde émergent.

La banque centrale brésilienne en mode panique

Le rapport de la banque centrale brésilienne publié à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire des 14et 15 janvier ouvre la porte à de nouvelles hausses du SELIC, le principal taux directeur brésilien, malgré déjà sept augmentations consécutives qui l’ont porté depuis le mois d’avril de 7,5 % à 10,5 %.

Sans nul doute destinée à stopper la dépréciation du réal, cette annonce inquiète plus qu’elle ne rassure. Malgré les interventions prolongées de la banque centrale sur le marché des changes (200 millions de dollars par semaine depuis le mois de novembre) et les fortes hausses de taux d’intérêt, la devise brésilienne a retrouvé ces derniers jours les plus bas niveaux enregistrés face au dollar durant le mois d’août tandis que le spread de taux longs avec les Etats-Unis n’a cessé de s’écarter. Les tendances respectives sur le front de la devise et des taux d’intérêt ont pris l’allure d’une crise, probablement amenée à durer.

Erreur de casting ?

Télécharger l’article 

La stratégie de sortie de crise semblait bien huilée : les pays émergents auraient de plus en plus de besoins, l’Allemagne continuerait à leur vendre quantités de machines-outils et d’automobiles et servirait de locomotive au reste de la zone euro, le temps nécessaire à la remise à niveau de leur compétitivité. Les perspectives d’une demande abondante promettaient que chacun ait sa part, sous réserve que tous soient plus compétitifs ; la zone euro retrouverait le chemin d’une croissance, à terme, vertueuse ; les excédents courants assureraient le remboursement des dettes du passé et l’euro n’en serait que renforcé.

Le schéma originel semble pourtant bien malmené. Non seulement, la locomotive allemande ne s’est toujours pas mise en marche –l’Allemagne accumule des excédents de mois en mois plus importants alors que ses importations vivotent– mais les chances qu’elle se mette rapidement en branle semblent passablement amoindries, à en juger par la tournure des développements dans le monde émergent.

Scénario 2014-2015 : Montagnes russes…

L’année 2014 commence sur une note positive : la croissance américaine se raffermit, la zone euro en termine avec la récession, le Japon engrange les fruits de sa stratégie compétitive et le commerce mondial se ressaisit. L’ensemble devrait être suffisant pour mettre un coup d’arrêt à deux ans de décélération de l’activité mondiale et assurer le retour d’une croissance nettement supérieure à 3 % cette année. Bonne nouvelle s’il en est, ce n’est toutefois pas sur cette conclusion que reposent les enjeux présents mais sur la réponse beaucoup plus complexe à la question de savoir si 2014 amorcera une deuxième jambe du cycle de reprise mondiale susceptible d’autoriser une embellie durable des conditions économiques et de permettre de tourner la page de cinq années de convalescence. Or, à cette question nous sommes toujours tentés de répondre par la négative, ceci pour deux raisons essentielles :

  1. Les effets du deleveraging continuent à exercer d’importants dysfonctionnements sur les rouages économiques internationaux,
  2.  Cinq années de crise ont considérablement érodé le potentiel de croissance de l’économie mondiale et sa capacité à faire face à la remontée des taux d’intérêt que l’accélération en cours entraînera forcément.

Lire la suite…

L’Humeur du Vendredi 10 janvier

Télécharger l’hebdo

Non, la France ne retombe pas en récession !

+ 1,3 %, la hausse de la production industrielle française au mois de novembre. Voilà une bonne surprise. Certes, ce chiffre est à considérer à sa juste valeur : à savoir, une progression en large partie expliquée par les variations erratiques des activités minière et énergétique. Les données sur le seul secteur manufacturier sont moins flatteuses, avec une croissance de 0,2 % seulement de la production, après une augmentation de 0,3 % en octobre. Il n’en reste pas moins que nous sommes loin du message d’une économie sur le point de retomber en récession délivré par les enquêtes PMI.

Fed : le dilemme du taux de participation et du taux de chômage

Chute de trois dixièmes du taux de chômage, nouveau repli de deux dixièmes du taux de participation, repli de la durée hebdomadaire du travail, créations d’emplois de 74 000, les plus faibles depuis janvier 2011… La Fed pouvait-elle imaginer pire configuration pour son premier mois de tapering ?