En Chine, l’honneur est sauf avec une croissance de 5 %, l’avenir beaucoup moins

Si tous les prévisionnistes étaient aussi performants que les autorités chinoises, les économistes disparaîtraient sans doute… Les 5 % visés pour 2024 ont donc été atteints, grâce à une accélération de la croissance du PIB réel à 1,6 % au dernier trimestre, la plus soutenue depuis le premier trimestre 2023. Au-delà de ce satisfécit, pas grand-chose à ajouter. Le rebond des exportations en fin d’année, coïncide avec l’empilement des stocks dans le commerce de détail aux Etats-Unis et il est tentant d’y voir un effet d’anticipation des entreprises américaines avant la hausse promise des droits de douanes par D. Trump, même si la baisse du yuan a pu y contribuer. Si l’activité industrielle en a profité, mieux vaut ne pas tirer de plans sur la comète sur le caractère prédictif de ces données. Quelques signes, néanmoins, plus encourageants ressortent du panel des données publiées dans la nuit. Les dépenses d’investissement frémissent et du côté des consommateurs, les pressions semblent s’apaiser. Les mesures de soutien gouvernementales portent leur fruits, en témoigne la hausse des prix de vente des logements de seconde main pour le troisième mois consécutif. De là à considérer que le pays soit sorti d’affaires, il y a un pas que les données du jour ne permettent pas de franchir, à la veille de la prise de fonction du président américain réélu, D. Trump.

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Les marchés surachètent les bons chiffres de l’inflation américaine

En décembre, le taux annuel d’inflation américain a progressé de 0,2 point, à 2,9 %, en raison d’une hausse mensuelle de 0,4 % du niveau des prix à la consommation. En revanche, sa composante sous-jacente est ressortie en baisse d’un dixième, à 3,2 %, grâce au ralentissement de la hausse mensuelle des prix, de 0,3 % en novembre à 0,2 % en décembre.
Cela a suffi à effacer la hausse des taux provoquée par la publication des données d’emploi américain de vendredi dernier. Les rendements des T-Notes à 10 ans ont ainsi reculé de 14 points de base, à 4,65 %. L’euro et la livre, ont, quant à eux, progressé pour atteindre 1,03 USD et 1,227 USD respectivement. Cet enthousiasme semble largement surfait à quelques jours d’une investiture qui pourrait, dès lnudi prochain, changer la donne, sur fond de tensions renouvelées des prix du pétrole, de l’alimentaire et des conséquences à venir des incendies, toujours en cours, dans la région de Los Angeles.

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L’économie américaine se porte au mieux avant la prise de fonction de D. Trump

Ventes de détail, confiance des industriels et des constructeurs, les indicateurs américains sont au beau fixe.Il est vrai que J. Biden y a mis les moyens et que la décrue de l’inflation a fait le reste. En l’état la conjoncture américaine n’a jamais été aussi prometteuse depuis la crise sanitaire, pour elle-même comme, potentiellement, pour le reste du monde. Reste à savoir ce qu’en fera D. Trump dès son arrivée au pouvoir, lundi prochain.

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Les PPI américains de décembre sont bons, mais là n’est pas la question

Entre novembre et décembre, les prix à la production américains sont restés stables dans les biens, les services et l’alimentaire. Seule l’énergie s’est démarquée, avec un renchérissement de 3,5 %. Au total, les PPI ont donc augmenté de 0,2 % après 0,4 %, ce qui correspond à une hausse annuelle de 3,3 % après 3 %, en raison d’effets de base haussiers, à l’inverse des prix à la consommation.

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Emploi américain : pas vraiment ce qu’il fallait pour plus de baisses de taux…

Fort heureusement, la croissance des salaires se tasse légèrement. C’est à peu près la seule bonne nouvelle dans ce rapport sur l’emploi pour la Fed. Les autres informations vont toutes, en effet, en sens contraire de ce qu’aurait espéré J. Powell et, dans son sillage, les marchés : rebond des créations de postes, reflux du taux de chômage, remontée des contrats à temps plein… Les taux à deux ans s’envolent au-delà de 4,35 % ce qui n’est pas le plus cher payé que l’on pourrait envisager, dans un contexte de plus en plus contrariant relativement aux anticipations de baisse des taux encore en présence et de moins en moins crédible.

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L’Allemagne première source d’inflation en zone euro. Ça pourrait durer !

L’inflation en zone euro est ressortie en hausse de 0,2 points en décembre, à 2,4 %. Sa composante sous-jacente est restée stable, à 2,7 %. Sauf les effets de base et la légère hausse mensuelle des prix de l’énergie qui expliquent ce résultat, il ne s’est pas passé grand-chose sur le front de l’inflation régionale en décembre. Reste le constat troublant d’une inflation allemande définitivement plus robuste que celle de la moyenne de la zone euro, renforcé par l’absence de changement en France et en Italie, où les hausses annuelles de prix sont ressortie à 1,8 % et 1,4 % respectivement selon les données harmonisées. Ça commence à faire une sacrée différence et à y regarder de plus près, la tendance ne s’explique pas par un accident de parcours…

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L’ISM confirme une inflation récalcitrante, les taux montent d’un cran de plus…

Loin des déboires plus ou moins profonds du reste du monde, l’économie américaine semble, encore, sur un nuage, avec une hausse de l’indicateur ISM non manufacturier de deux points, à 54,1, principalement porté par sa composante activité. Cette progression fait suite à une augmentation d’un point du climat des affaires manufacturier la semaine dernière, à 49,3 et à une poursuite de la hausse des PMI services publiés dans le courant du mois de décembre.

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BMG décembre 2024 – Beaucoup de bruit pour bien peu

Un mois avec, un mois sans, notre baromètre économique global (BMG) fait du sur place à zéro en décembre, légèrement supérieur à celui de novembre mais inférieur à celui d’octobre… Les évolutions hautement erratiques continuent de caractériser nos derniers relevés sur la conjoncture des principaux pays au monde, qui manque cruellement de direction. Toujours négatif, notre baromètre de l’inflation stationne mais semble sur le point de dépasser son point bas.

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