Baromètre Macroéconomique Global

Télécharger le baromètre

BMG

En mai, notre indicateur d’activité ressort inchangé, à 0, par rapport à avril, malgré des mouvements significatifs sur plusieurs composantes et d’importants contrastes entre les zones :

  • détérioration des tendances d’activité en zone euro et en Chine, amélioration aux États-Unis ;
  • neutralité des indicateurs de consommation mais amélioration au Japon ;
  • hausse quasi-généralisée des indicateurs d’investissement productif, sauf aux États-Unis ;
  • regain d’activité exportatrice des États-Unis et du Japon, repli en zone euro

Notre indicateur d’inflation témoigne d’un net changement de tendance, partout à la hausse par rapport au mois dernier

« Décevant et préoccupant », Janet Yellen prend la mesure du mauvais rapport sur l’emploi.

La Présidente de la Fed, Janet Yellen, fait marche arrière tout en évitant de jeter de l’huile sur le feu, se disant raisonnablement confiante sur les perspectives de l’économie américaine et sur la possibilité de relever le niveau des taux directeurs… à un terme qu’elle évite toutefois de préciser, rappelant que sa politique n’est pas prédéfinie et évoluera en fonction des développements économiques futurs. Elle souligne le caractère décevant et préoccupant des derniers chiffres sur l’emploi du mois de mai ainsi que ses interrogations sur quatre points essentiels de la conjoncture américaine :

  1. la résilience de la demande domestique ;
  2. l’impact des faibles gains de productivité sur le potentiel de croissance de l’économie, donc sur le niveau d’équilibre des taux d’intérêt ;
  3. l’environnement international de faible croissance et inflation dans lequel l’appétit pour le risque des investisseurs peut rapidement basculer, notamment dans le contexte du référendum sur le Brexit ;
  4. l’inflation au sujet de laquelle elle souligne l’affaissement de certaines mesures des anticipations de long terme.

Le message est clair : pas de hausse des taux en juin et sic « invalidation des tendances observées sur le marché de l’emploi avant d’envisager une remontée des taux ». À en juger par l’indicateur synthétique du marché de l’emploi, publié plus tôt dans la journée, la FED aura besoin d’un temps plus long que celui de l’été avant de reconsidérer cette hypothèse…

LMCI

Pauvre Janet !

Décidément pas chanceuse la Présidente de la Fed, en permanence prise à revers. Avec 38 000 créations d’emplois en mai, ce n’est pas seulement la possibilité de relever le niveau de ses taux directeurs en juin qui disparaît mais probablement toute opportunité de hausse des Fed Funds d’ici la fin de l’année. Lire la suite…

Les plans de la Fed à nouveau contrariés

Télécharger l’article

Cet article sera publié sur le site Boursorama le jeudi 2 juin

C’est devenu un classique ces deux dernières années : la Fed avance d’un pas et recule de deux.

Alors que les minutes de son dernier comité de politique monétaire du mois d’avril semblaient avoir dégagé l’horizon, la Fed promettant un début de normalisation de ses taux directeurs pour les mois à venir, le Beige Book publié hier soir offre bien peu d’éléments susceptibles de convaincre du bien-fondé d’un tel changement de la politique monétaire américaine.

Ce compte-rendu ajoute, en effet, à la panoplie d’indicateurs médiocres publiés ces derniers jours, avec une description des plus réservées de l’état de santé de l’économie américaine.

La reprise française, de plus en plus convaincante

Télécharger l’article

Les données de l’INSEE publiées ce matin offrent leur lot de bonnes nouvelles avec une révision à la hausse du PIB du premier trimestre, ainsi qu’une forte révision des chiffres de consommation de biens du mois de mars. Plus persuasives, toutefois, sont les données détaillées des comptes trimestriels, desquels il ressort notamment :

–     une nette accélération des dépenses de services des ménages,

–     ainsi qu’une vigoureuse remontée des dépenses réelles d’investissement des entreprises.

Un ensemble, au total, beaucoup plus convaincant d’une embellie de la conjoncture hexagonale que jusqu’à présent.

Depenses services FRInvestissement FR

L’immobilier peut-il être une force de rappel pour l’économie américaine en cette fin de cycle ?

Télécharger l’hebdo

Les dernières statistiques immobilières ont dopé la confiance des investisseurs sur les perspectives américaines. Gare toutefois à ne pas dupliquer des schémas d’un passé révolu lorsque la dynamique du secteur signifiait le bien-être de la plus grande majorité des Américains. Les temps ont changé…

Les données en provenance du secteur de l’immobilier constituent à peu près le seul réconfort. Après avoir plutôt perdu en dynamisme depuis l’été dernier, le secteur a retrouvé des couleurs ce printemps, avril ressortant à bien des égards comme un très bon mois, tant sur le front des ventes de maisons neuves, en progression de 16,5 % par rapport à mars, que sur celui des prix (+7,8 %) ou des promesses de ventes.

ecarts

Ça va mieux !

Le moral des ménages français, le confirme : la situation économique française s’améliore ! En mai, l’indicateur INSEE du moral des Français est remonté de quatre points, retrouvant, après trois mois de repli consécutif, la tendance haussière qui était la sienne tout au long de l’année dernière, avec pour résultat un indice de confiance à son plus haut niveau depuis octobre 2007.

confiance

Les détails de l’enquête décrivent une amélioration générale du sentiment des ménages sur la situation économique et leur situation personnelle, avec deux tendances particulièrement marquées :

  • Une très nette amélioration des perspectives sur le chômage, l’indicateur enregistrant un repli de 28 points, soit sa plus forte baisse mensuelle historique (depuis 1970 !). Bien que conforme à la décélération des inscriptions au chômage observée ces derniers mois, ce résultat surprend compte tenu du faible rythme actuel de créations de postes.

demandeurs d'emploi et prsp

  • Une très nette embellie également des perspectives d’achats importants, en hausse de trois points, avec là encore un solde d’opinions à son plus haut niveau depuis 2007.

consommation des ménages

Au total, un ensemble très encourageant pour la consommation des prochains mois après un premier trimestre déjà d’un très bon cru. Le contexte domestique français est définitivement plus encourageant !

Le point bas de l’inflation mondiale est sans doute dépassé, mais encore ?

Télécharger l’hebdo

Le rebond des cours du pétrole depuis la fin janvier est en train de faire son travail : l’évolution des prix à la consommation a cessé de baisser dans de nombreux pays et devrait, à de rares exceptions près, se redresser d’ici la fin de l’année. Les chances que le point bas de l’inflation mondiale soit maintenant derrière nous sont, de fait, relativement importantes. Après quasiment cinq ans de désinflation et une année 2015 marquée par une intensification des pressions déflationnistes, ce constat est loin d’être anodin. Comment l’interpréter ?