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Notre scénario de correction des marchés mondiaux se met progressivement en place. Nous initions aujourd’hui ce moniteur destiné à suivre les développements des principaux marchés internationaux tout au long de cette phase corrective.
Rappel des principaux points de notre scénario
Le cycle des marchés est mature et soumis à des risques significatifs de correction à la baisse dans un contexte économique compliqué, notamment caractérisé par une très faible croissance nominale. L’abondance de liquidités mondiales, permet de privilégier un scénario de correction graduelle sur fond de volatilité croissante.
• L’indice MSCI Monde a vraisemblablement touché son haut de cycle le 21 mai dernier. Nous envisageons une première vague corrective aux environs de 1000 points d’ici le début 2016, d’environ 10 % à partir des niveaux présents, sous l’effet d’un repli généralisé des indices du monde développé et émergent.
• Les taux longs conservent un potentiel de baisse significatif en même temps que les anticipations d’inflation remontées trop rapidement en début d’année. Nous maintenons un objectif inférieur à 2 % pour les T-Bonds et inférieur à 0,80 % pour le Bund.
• Les cours du pétrole devraient pouvoir se stabiliser autour de leurs niveaux présents à brève échéance mais pourraient se replier davantage l’an prochain. La remontée des cours de l’or prendra du temps mais reste privilégiée à terme par notre scénario.
• Le risque de nouvelles tensions sur les marchés de devises émergentes s’accroît avec la chute des prix des matières premières. Le rôle de valeur refuge du billet vert est dilué par la perte de crédibilité de la Fed ; l’euro se réapprécie graduellement contre le dollar.
Archives par catégories : STRATEGIE D’INVESTISSEMENT
Stratégie d’investissement sur les différentes classes d’actifs
Faux artifices, ou… quand les nouveaux paradigmes sont légion
Il existe une caractéristique commune à toutes les bulles qui se manifeste par l’incapacité à prendre la distance nécessaire pour apprécier un prix. Les actifs dont la valeur faciale escompte un rendement futur, fonction de projections sur un avenir que nul ne peut prétendre prévoir mieux que son voisin, sont assez facilement sujets à cette myopie, surtout lorsque revient le temps des nouveaux paradigmes.
Six mois
Si, comme cela semble dorénavant envisageable, un compromis finit par être trouvé entre la Grèce et ses créanciers durant le week-end, les marchés pourraient tomber de haut, une fois cette bonne nouvelle digérée. L’alibi du dossier grec ne pouvant plus être mis en avant, c’est ailleurs qu’il faudra rechercher les causes de la fébrilité persistante des marchés internationaux. M. Xi Jinping nous a donné six mois, pas sûr que le répit durera autant à en juger par la tournure récente des indices américains !
Les scénarios de l’inconnue grecque
La décision du Premier Ministre grec, Alexis Tsipras, de faire valider par référendum le 5 juillet les propositions communes du FMI, de l’UE et la BCE dans le cadre des négociations sur la dette a chamboulé la situation européenne ce week-end. Acceptée par un vote du Parlement grec samedi, la perspective d’un référendum a conduit l’Euro groupe à l’interruption immédiate des négociations avec le pays. Alors que la Grèce est censée rembourser mardi la tranche de 1,6 milliards d’euros d’avance du FMI, l’incertitude est à son paroxysme. Après un week-end de déclarations de toutes sortes et de prises de décisions visant notamment à prévenir une panique généralisée à l’ouverture des marchés financiers ce lundi, les questions sont assurément plus nombreuses que les certitudes. Où en est-on, quels scénarios envisager ?
Scénario macro-économique et allocation d’actifs – juin 2015
Le meilleur des marchés actions semble bel et bien derrière nous. Le cycle mondial est mature et soumis à des risques significatifs de correction à la baisse dans un contexte économique mondial toujours très compliqué. Malgré les turbulences de ces dernières semaines, les taux d’intérêt à long terme conservent une marge significative de détente. Une surexposition aux marchés obligataires semble, par conséquent, la meilleure stratégie à adopter pour le futur proche. Sauf issue extrême sur le dossier grec, l’absence de remontée des taux directeurs de la Fed suggère, par ailleurs, une remontée persistante de l’euro, jusqu’à 1,20 USD d’ici décembre.
Stop loss
Marchés de taux : sur quel pied danser ?
Correction passagère, hausse durable, krach, quels sont les scénarios envisageables pour les marchés obligataires et leurs facteurs déclenchants ?
Les prévisions du consensus sur une hausse des taux d’intérêt à long terme n’ont cessé d’être prises à revers depuis le début de l’année dernière. 2014 devait être l’année d’une remontée significative des taux à 10 ans américains ; ceux-ci n’ont cessé de décliner, passant de 3% en janvier 2014 à 2,2 % fin décembre, puis moins de 1,7 % fin janvier 2015. Douchées, les prévisions ont commencé à refluer à partir du mois d’octobre. Malgré l’anticipation d’une remontée des taux directeurs de la Fed, les économistes du consensus se sont fait une raison : la chute des cours du pétrole et le QE de la BCE retiendraient les taux longs sous la barre de 2,8 %. Notre propre analyse laissant peu de place à une hausse des taux directeurs de la Fed n’envisageait même pas de remontée des taux longs au-dessus de 2 % d’ici la fin de l’année. Lire la suite…
Les banques centrales perdent la main, gare à la volatilité
Regain de lucidité ou perte de repères ? Difficile à dire tant les messages envoyés ces derniers jours par les marchés financiers semblent désordonnés. Chute des marchés obligataires, mini-panique boursière, flambée des cours du pétrole, repli du billet vert… S’il existe un fil conducteur derrière ces mouvements ce n’est pas sur le front économique qu’il se trouve mais dans ce qui ressemble de plus en plus à un vent de défiance à l’égard des banques centrales. La remontée des anticipations d’inflation qui accompagne –ou préfigure ?- celle des cours du pétrole n’est pas la bienvenue. Au contraire de ce qu’elle pourrait suggérer de prime abord, à savoir le succès des politiques de lutte contre la déflation, c’est le risque que les banques centrales soient prises de court par les marchés obligataires qu’elle agite. Dès lors, soit ces dernières, la FED et la BCE en particulier, sont capables d’offrir plus de visibilité sur leur analyse de la situation présente et le contexte financier retrouvera un cadre, sinon paisible, du moins cohérent, soit elles ne le sont pas et la panique finira par l’emporter.




