L’automobile allemande miraculée ?

La production automobile allemande a rebondi de quasiment 20 %, selon les données officielles, en août, autorisant une progression inattendue de 2,9 % de la production industrielle et de 3,4 % de sa composante manufacturière. Pour une surprise, c’en est une, au lendemain de la publication d’une chute de 4,8 % des commandes à l’industrie pour le même mois.
Si l’envie d’applaudir à cette prouesse ne manque pas, tant on préfèrerait pouvoir compter sur l’industrie allemande plutôt que l’inverse, les raisons de ne pas être convaincu sont bien trop nombreuses, quand, par ailleurs, on le sait depuis ce matin, la Chine ne viendra pas en aide aux industriels européens. Contrairement à ce qu’avaient laissé entendre un certain nombre de déclarations des autorités chinoises il y a deux semaines, le gouvernement n’a annoncé aucune mesure de soutien spécifique pour soutenir l’économie du pays, au sujet de laquelle il semble ne pas douter de sa capacité à remplir son carnet de route d’une croissance de 5 % cette année… Mais d’où donc, pourrait, alors, venir le renfort ?

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Production française : du doliprane, en attendant des voitures ou des rafales…

Surprise ce matin avec la publication de l’INSEE d’une hausse de 1,4 % de la production industrielle hexagonale en août, par rapport au mois de juillet, et de 1,6 % de sa seule composante manufacturière. Rattrapage d’une activité perturbée par les JO, effet bénéfique de ces derniers sur la demande ou nouvelle donne quelque part ailleurs ? Rien de tout cela. Sur ces 1,6 % de croissance, 1,2 point proviennent de la production pharmaceutique, en hausse mensuelle de 22 %. Si les résultats en provenance de l’automobile et de l’aéronautique ne sont pas mauvais, ils ne changent pas grand-chose à l’image d’ensemble du secteur industriel français, toujours en perte de 3 % par rapport à la période d’avant covid et de respectivement 15 % et 23 % pour ces deux derniers secteurs dominants de l’activité en France.

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BMG septembre 2024 – La croissance est américaine, c’est tout !

Retour en zone négative, à -0,3, pour notre BMG en septembre, une première en treize mois, quand bien même août a été révisé, de 0,1 à 0,3. Momentum dégradé, également, pour les climats des affaires et l’investissement. La consommation tient mieux et les exportations retombent en zone neutre. Par pays, seuls les USA surnagent, les autres retombent en zone neutre/négative, voire très négative au Royaume-Uni. Légère hausse du baromètre de l’inflation, à -0,4, encore en territoire négatif.

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L’inflation de septembre appelle une nouvelle baisse des taux, dès octobre

Rarement depuis la fin d’année dernière, les données d’inflation n’ont été aussi rassurantes.
– Comme prévu, l’inflation totale est repassée sous l’objectif de la BCE en septembre, à 1,8 % après 2,2 % en août, grâce, sans surprise, à la baisse des coûts de l’énergie.
– Mais, surtout, quand bien même les prix hors énergie et alimentation ont augmenté sur un an de 2,7 %, et de 4 % dans les services, un dixième de moins qu’en août dans les deux cas, les évolutions mensuelles sont nettement plus encourageantes. Pour la première fois depuis novembre dernier, en effet, ces deux postes ont connu des augmentations inférieures à 2 % en rythme annualisé.

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L’inflation moyenne des quatre principaux pays de l’UEM chute à 1,5 % en septembre

Après la France et l’Espagne vendredi, au tour de l’Allemagne et de l’Italie de publier leurs chiffres d’inflation annuels pour le mois de septembre, à respectivement 1,6 % et 0,7 %. Pour la première fois depuis mars 2021, les quatre grands pays de la zone euro affichent donc une hausse annuelle des prix très largement inférieure à 2 %, en moyenne à 1,5 % après 2,0 % en août, son plus bas niveau depuis mars 2021. Les résultats devraient être un peu plus soutenus dans les autres pays, comme suggéré par les résultats de la Belgique et du Portugal, également disponibles, sans empêcher, toutefois, un retour de l’inflation sous l’objectif de la BCE pour l’ensemble de l’UEM, à 1,7 %/1,8 % selon nos estimations, après 2,2 % en août.

 

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Reculer pour mieux sauter : la BoJ marque une pause

La BoJ a laissé ses taux inchangés, à 0,25 %, à l’issue de son comité de politique monétaire de ces deux derniers jours. Fin juillet, le relèvement de 15 pb de ses taux avait provoqué une envolée du yen à l’origine d’un mouvement de panique sur les marchés mondiaux, occasionnée par un débouclage massif des opérations de carry-trade de la devise japonaise contre le dollar. La plus grande prudence est donc maintenant de mise, et il s’agit, sans doute, de la première raison d’une absence de nouvelle hausse des taux cette semaine. Sans réelle surprise, cette décision a néanmoins été suivie d’un nouvel accès de faiblesse du yen, retombé sur ses plus bas niveaux de ces dernières semaines, à 143 JPY/$, en renfort à une hausse du Nikkei de 1,7 % aujourd’hui.

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Les leçons de la BoE en matière de bonnes pratiques monétaires

Aucune des banques centrales n’est à l’abri de faux pas, pas même la Banque d’Angleterre, mais la crédibilité s’acquiert, aussi, par la méthode. En ce sens, la BoE, aujourd’hui, est autrement plus convaincante que ne l’a été la Fed hier. Après une baisse d’un quart de point de son taux directeur le 1er août, elle a décidé de maintenir son taux de base à 5 % aujourd’hui, tout en actant le vote à l’unanimité en faveur d’une réduction de 100 milliards de livres de son stock d’obligations d’État dans les 12 prochains mois. L’inflation, pourtant, a donné des résultats nettement plus convaincants de décrue depuis le début de l’été, y compris en août malgré une légère accélération, en même temps que la croissance des salaires a nettement décéléré et que le PIB mensuel du pays a stagné en juillet/août. A. Bailey serait-il moins « data dependent » que son homologue américain ? Il le paraît, en tout cas.

La BoE évoque, en effet trois scénarii possibles sur l’inflation future…

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