Publiée à 0,3 %, la croissance du PIB français du premier trimestre est en ligne avec les attentes de ces dernières semaines au cours desquelles les indicateurs mensuels avaient préparé les esprits à un chiffre relativement médiocre. Pour être médiocre, le rapport de ce matin l’est bel et bien. Au cours des trois premiers mois de l’année, les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,1 % seulement, les exportations se sont contractées de 0,7 % et les importations, elles, ont continué à augmenter fortement, de 1,5 %.
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Analyse de la conjoncture internationale au fil de l’eau.
Mario Draghi – «p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non»
Après la publication d’un communiqué de politique monétaire sans changement de la part de la BCE, à la suite de laquelle l’euro avait commencé à refluer, l’allocution de Mario Draghi s’est ouverte sous un jour beaucoup plus confiant. Résolument réconforté par les tendances économiques récentes, tant en matière d’activité que de crédit et d’inflation et, en apparence, peu préoccupé par la situation politique en France, la confiance affichée par le président de la BCE a brièvement propulsé l’euro près de 1,093 USD. Le sentiment a subitement changé lors de la séance des questions-réponses avec les journalistes, durant laquelle M. Draghi a émis doutes sur doutes pour finalement donner l’impression d’une extrême prudence persistante.
Regrettables absents de la campagne électorale
Article paru sur le site de boursorama le 27 avril 2017
Les mois écoulés ont permis d’aborder bien des sujets économiques, de confronter les analyses et les propositions. Avec onze candidats et autant d’équipes au travail, on aurait pu penser que tous les sujets d’importance aient été largement approfondis, débattus et clarifiés. Tel n’est à l’évidence pas le cas. Parmi les grands oubliés deux retiennent particulièrement notre attention :
- le logement, son coût et les difficultés croissantes d’accès à l’habitat,
- l’extrême densification de l’activité économique française en Île de France au détriment d’un trop grand nombre de régions.
Marchés – Les éléments sont en place pour une hausse de plus de 24 heures
Mis entre parenthèses pendant trois semaines, notre scénario de marché reprend le dessus
La réponse des marchés aux résultats du premier tour des présidentielles est marquée. Un score relativement faible de la candidate M. Le Pen, inférieur à toutes les estimations des instituts de sondage depuis le début 2016 (on rappellera qu’elle était encore créditée de 27 % à 30 % des intentions de vote à la fin de l’automne) ainsi qu’un large ralliement des responsables des grands partis (exception faite de JL Mélenchon) au candidat d’EM l’expliquent mais ne sont probablement pas les seuls éléments en jeu.
Spécial – Images de la France en Europe : le déclassement
À la veille d’échéances électorales dont l’issue pourrait bouleverser l’avenir de la France, de l’Europe et, dans l’hypothèse extrême, du monde, la volonté de comprendre les raisons du mal français a rarement été aussi vive.
C’est dans cette optique que nous proposons ce cahier d’images sur l’économie française, sa place dans l’UE et ses multiples maux, illustrations de ce que l’on ne peut pas encore qualifier de déclin absolu mais certainement de déclassement violent.
L’inflation c’est fini, jusqu’à nouvel ordre… de D. Trump
L’accélération de l’inflation depuis l’automne 2016 a constitué l’un des plus forts catalyseurs du retour de l’optimisme des entreprises et plus encore des marchés financiers. Ajoutée aux promesses de soutien de l’activité du nouveau président américain, ce mouvement a largement alimenté le thème de la reflation à l’origine du rallye des marchés boursiers.
Impulsé par les effets de base pétroliers dorénavant amenés à s’éroder, ce regain d’inflation est toutefois pour l’essentiel derrière nous. D’ici à l’automne, l’inflation devrait, en effet, fortement refluer dans les pays développés ; un mouvement susceptible de prendre bien des observateurs à contre-pieds.
L’écart se creuse entre les résultats de l’économie réelle et les indicateurs avancés…
Les nouvelles du jour en provenance de France et des États-Unis risquent de secouer bien des esprits tant elles sont éloignées des promesses envoyées ces derniers mois par les indicateurs dits avancés de la conjoncture. En France, malgré une envolée de l’indice PMI des directeurs d’achat du secteur manufacturier sur ses plus hauts niveaux depuis 2011, la production industrielle a essuyé son troisième repli mensuel consécutif en février. Accident de parcours ? Peut-être. Avouons, toutefois, qu’après les données médiocres de consommation, cela commence à faire beaucoup.
Industrie allemande, une amélioration poussive mais palpable grâce à la demande domestique
Les commandes à l’industrie allemande ont rebondi de 3,4 % en février, après une chute de 7 % en janvier. L’instabilité hors norme de l’indicateur ces derniers mois complique la lecture des tendances en place. Les données lissées sur trois mois font toutefois ressortir une nette amélioration de la situation domestique face à un environnement encore décevant à l’exportation, avec une stagnation des commandes sur les trois derniers mois.
