Mauvais mois d’octobre pour une production allemande en stand-by

Entre octobre et septembre, la production manufacturière allemande affiche une baisse de 0,5 %, après une progression de 1,5 %. Pas de confirmation, pour l’heure, d’un regain de santé de la première industrie européenne après les légères améliorations sur les climats des affaires et les commandes. Mais plutôt une stagnation, peu ou prou, depuis la sortie de la première vague de Covid, toujours en dessous des niveaux d’avant-pandémie.

Peut-être faudra-t-il attendre novembre, mois au cours duquel les indicateurs avancés se sont redressés, pour combler les commandes non exécutées? Ou les craintes de récession seront-elles confirmées ? Un enjeu pour l’économie allemande mais aussi pour la France dont l’activité industrielle a largement chuté au cours du dixième mois de l’année et qui pourrait bénéficier d’un éventuel rebond de son voisin…ou être entraîné dans sa chute. Décidément, l’environnement est bien incertain !

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2023 en cinq questions et une réponse : tous les scénarios sont permis, aucun n’est joué

En cette fin d’année 2022 toute particulière où, il y a peu, la route vers une récession mondiale semblait toute tracée, les marchés soufflent un air chaud, et voilà qu’ils parviennent, presque, à nous faire oublier les éléments d’intense stress qui nous ont accompagnés ces dix derniers mois. L’économiste, lui-même, est pris de doutes :

Et s’il avait sous-estimé la capacité de résilience de l’occident aux multiples chocs auxquels il a été confronté et que les politiques publiques étaient parvenues à dresser des remparts suffisamment solides pour autoriser une reprise, dès lors que s’estomperaient les principales menaces de ces derniers mois : guerre, pénuries, inflation, envolée des taux d’intérêt, paralysie chinoise… ? Il existe assurément des combinaisons qui pourraient sauver les perspectives de croissance que l’on ne peut ignorer.

Comment, dès lors, l’histoire chinoise et l’assouplissement, a priori, inévitable de la politique sanitaire de Xi Jinping interféreraient-ils avec l’environnement des prix ? Une réouverture du pays finirait-elle par éteindre l’inflation que le blocage de ses chaînes de production a largement amplifiée ou, dans un monde à court de ressources, tout l’inverse ?

La FED risquerait-elle ainsi de se laisser piéger par des marchés trop pressés de la voir pivoter malgré les conditions de liquidités encore très accommodantes ?

Comment accueillir, après l’échec de la COP 27, la perspective d’une éventuelle reprise qui  ne pourrait être qu’assortie d’autant d’échanges de biens et matières premières hautement carbonés, notamment provoquée par le rattrapage de la chinois après des mois de privations liées au covid…?

Enfin, 2023 offrira-t-elle autant de latitude aux politiques publiques et, dans le cas contraire, marquera-t-elle le début d’une nouvelle ère fiscale ?

Aucun de ces points essentiels n’offre à ce jour de réponse claire et chacun participe bel et bien à rendre le diagnostic 2023 des plus incertains.

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Une fois de retour à la normale, la consommation flanche en Europe

Malgré un pouvoir d’achat sauvegardé au troisième trimestre, les premières données de consommation d’octobre sont particulièrement mauvaises en France et en Allemagne. Après la baisse de 2,8 % des achats de biens des ménages français, c’est des ventes de detail allemandes, en baisse de 2,8 % également, que nous viennent les mauvaises nouvelles ce matin,

Jusqu’ici, les aides publiques et la réouverture de l’économie avaient permis un rattrapage de la consommation des ménages des deux côtés du Rhin, malgré une confiance loin d’être au beau fixe. Une fois cette normalisation achevée, elle a laissé place à une stagnation, voire, maintenant, à une baisse.

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BMG novembre 2022 – Notre baromètre retombe, plombé par la Chine

En novembre, notre baromètre retrouve la zone très légèrement négative, à -0,3, contre -0,1 en octobre, révisé en baisse de 2 dixièmes. La dégradation des indicateurs chinois explique une bonne part de cette baisse, sur fond néanmoins de distorsions importantes entre les différents pays. Toutes les composantes retombent en terrain négatif à l’exception de la consommation qui s’arrête en zone neutre. Loin des plus hauts du premier semestre, le momentum de l’inflation globale passe de 0,7 à 0,3 dans un mouvement général de repli.

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Lente décrue de l’inflation en zone euro

Comme anticipé au travers des données allemandes et espagnoles publiées hier, l’inflation en zone euro décélère, à 10 % en novembre après 10,6 % en octobre. En revanche, les hausses de prix sous-jacent sont, toujours, de 5 % sur un an, sensiblement identiques à celles du mois précédent. C’est donc sans surprise la détente énergétique, soutenue tout à la fois par les effets de base, la baisse des cours du pétrole et la réappréciation de l’euro, qui permet une hausse des prix un peu moins forte. Si quelques pays, au premier rang desquels les Pays-Bas et la Belgique, ainsi que, plus graduellement, l’Espagne, en ont largement bénéficié, ailleurs, les mouvements observés semblent négligeables tant la normalisation paraît loin.

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Eclaircie pour les PMI en Allemagne

En novembre, l’indicateur composite de climat des affaires PMI en Allemagne gagne plus d’un point, à 46,4 et confirme les frémissements du ZEW publié mardi dernier. Quoique toujours très fragiles, les signaux positifs s’enchaînent donc pour l’économie allemande, depuis la bonne surprise du PIB du troisième trimestre. L’amélioration sur le plan manufacturier lui est, dorénavant, davantage profitable qu’à ses voisins et vient s’ajouter au soutien public, à la reconstitution des stocks de gaz et aux moindres tensions sur les prix à  la production pour nuancer le diagnostic de récession.

A contrario, les PMI français reculent sous les 50 pour la première fois depuis le début d’année 2021. Le composite passe ainsi de 50,2 à 48,8…

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Le PPI allemand chute, le risque de récession reflue, la BCE gagne de la latitude

Après s’être particulièrement distinguée par une inflation galopante, l’Allemagne semble se ranger dans le rang et profiter, comme la plupart des autres pays, d’un apaisement des tensions en amont de la production. En octobre, les prix à la production industriels ont en effet reflué de 4,3 %, leur plus forte baisse mensuelle jamais enregistrée depuis 1948 ! Complétée d’effets de base favorables, la hausse annuelle du PPI a ainsi perdu plus de 10 points, de 45,8 % en septembre à 34,5 %. Bonne nouvelle s’il en est, après les dérapages de ces derniers mois, l’apaisement des tensions inflationnistes permet d’envisager l’avenir sous un jour un peu moins oppressant pour les entreprises allemandes. Les perspectives de récession, quasiment actées par la plupart des dirigeants ces dernières semaines, s’en trouvent mécaniquement amoindries tandis que les moyens considérables mis en place par le gouvernement pour contrer les effets du choc énergétique semblent commencer à porter leurs fruits. Il faudra néanmoins un certain temps pour que les consommateurs profitent de ces premiers signaux favorables et que l’inflation réponde aux exigences de la BCE tandis que, comme aux Etats-Unis, la dissipation des craintes de récession pourrait ouvrir la voie à un resserrement monétaire plus prolongé…

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L’exercice d’équilibriste de J. Hunt

C’est dans un contexte bien peu favorable que sera présenté le premier « mini budget », demain, du gouvernement Sunak : une inflation à plus de 11 %, une baisse du PIB, probablement la première d’une longue série, de 0,2 % au troisième trimestre, et une perte de poids économique du pays symbolisée par le dépassement de la City par la bourse de Paris. Sans oublier un parti conservateur très affaibli après les expériences Johnson et Truss. Malgré le soutien budgétaire qu’appelle, traditionnellement, une période de récession, c’est un budget marqué par l’austérité que prépare J. Hunt afin de restaurer une crédibilité britannique sapée par L .Truss en à peine un mois. Pour l’heure, il est aidé dans sa tâche par les marchés, avec un fort rebond de la livre et un repli des taux des Gilts, qui ont vu dans sa nomination le signe du retour au sérieux budgétaire. Reste à savoir qui portera la plus grande part du fardeau de l’austérité promise et si le gouvernement a retenu les leçons de la crise de 2008, après laquelle la cure d’austérité avait handicapé durablement les services publics et les territoires les plus pauvres. Dans le cas contraire, il risquerait d’ancrer plus encore dans le temps la dépression déjà annoncée par la BoE.

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