Frémissements sans plus de l’activité US sauf, peut-être, dans l’immobilier

Tant du côté des ventes de détail que de la production, les données concernant le mois d’avril, publiées aujourd’hui, n’offrent pas beaucoup de visibilité sur l’économie américaine, à ceci près qu’elles ne se sont pas dégradées davantage. A défaut d’être synonyme de rebond, avril n’aura, au moins, pas été un mois récessif.

Après un recul en février/mars, les ventes de détail à prix courants ont progressé de 0,4 %, soit autant que l’inflation totale et moins que l’inflation des biens (0,6 %). Dans ce contexte, la consommation réelle des ménages, publiée la semaine prochaine, est sans doute restée relativement stable, en tout état de cause, insuffisante pour effacer les baisses de février et mars.

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L’économie chinoise se languit mais fait le plein des effets de base

+18,4 % en glissement annuel pour les ventes de détail, +13,5 % pour la production de services et un modeste +5,6 % pour la VA dans l’industrie : tels sont les chiffres de l’activité chinoise en avril et ils semblent, à première vue, encourageants.

Néanmoins, les données chinoises sont pour la plupart publiées à prix courants et en glissement annuel. Leur résultat est donc tout autant lié aux évolutions de prix qu’à ce qui s’est passé un an auparavant, en l’occurrence en avril 2022, marqué par une grande faiblesse de l’activité.

Au vu des informations complémentaires à disposition, le bilan qui ressort des données du jour est, en effet, bien moins encourageant qu’il n’y paraît en première lecture.

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Un peu de suivisme et beaucoup d’optimisme du côté de la BoE

Il était presque impossible, pour la BoE de ne pas suivre ses homologues européenne et américaine, avec une nouvelle hausse de  25 points de base de ses taux directeurs, qui ne faisait guère de doute au vu d’une inflation supérieure à 10 %. La livre, d’ailleurs, n’a pas véritablement profité de cette annonce et s’est, au contraire, repliée face au dollar.

C’est donc, plutôt, sur ses projections qu’elle était attendue. Après avoir annoncé une récession en fin d’année dernière puis être revenue sur son scénario dès mars, la BoE en dévoile, enfin, les détails.

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Sérieuse claque des commandes à l’industrie allemande

Les commandes à l’industrie allemande se sont effondrées de 10,7 % entre février et mars après une hausse de 4,5 %, pour chuter à leur plus bas depuis la première vague de Covid. Une telle contraction est rarissime. Sauf les mois de mars et d’avril 2020, il faut remonter au début des années quatre-vingt pour retrouver des chiffres comparables. Dans le détail, bien peu de spécificité, aucun indicateur ne sort, en effet, du lot : les commandes étrangères ont baissé d’environ 13 %, les domestiques, de 7 % et les commandes hors éléments exceptionnels se sont repliées de 8 %. Dans l’automobile, les ordres se sont contractés de 12 % tandis que dans les machines et dans la chimie la chute est de 6 %. Dans ce dernier secteur, leur niveau ne représente que trois quarts de ceux du début 2020.

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Baromètre macroéconomique global avril 2023 –  En eaux troubles

Notre baromètre a continué à perdre du terrain en avril, à -0,2 après -0,1 en mars et 0,2 en février, toujours tiré vers le bas par les momenta chinois, auxquels s’ajoutent maintenant les indicateurs européens. La composante la plus avancée des climats des affaires et de la production perd, quant à elle, un point, de 0,3 en mars à -0,7 en avril, un plus bas depuis juillet dernier, en territoire clairement négatif. Notre baromètre d’inflation revient en zone neutre après un bref passage en territoire négatif, à -0,2 après -0,5.

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Inflation en zone euro : le compte n’y est pas malgré du mieux

L’inflation s’est légèrement tendue en avril en zone euro sous l’effet, anticipé, de la remontée des prix du pétrole et ressort à 7 % après 6,9 %. Sa composante sous-jacente a en revanche cédé un peu de terrain, à 5,6 % après 5,7 %. Maigre satisfécit, donc, avec ce rapport préliminaire. Si le reflux de l’inflation des prix des biens est bienvenu, la hausse mensuelle des prix des services reste, à l’inverse, anormalement élevée et l’inflation annuelle de cette composante véritablement « cœur » n’est certainement pas du goût de la Banque centrale européenne. Phénomène de second tour classique ou entretien de tendances plus durables, il lui faudra manifestement du temps pour se faire une opinion avant de s’engager sur l’orientation à venir de sa politique.

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BRICS, la renaissance d’un mythe déliquescent aux contours plus politiques qu’économiques

L’acronyme BRIC, apparu en 2001 sous la plume d’un économiste de Goldman Sachs pour désigner quatre puissances émergentes en phase de décollage économique accéléré, a connu ses heures de gloire dans les fastes de la mondialisation du début du siècle. 2001, année d’adhésion de la Chine à l’Organisation Mondiale du Commerce, a marqué l’enclenchement d’une période exceptionnelle de multiplication des échanges mondiaux dont ces quatre Nations ont largement profité, convaincant nombre d’observateurs que leurs caractéristiques approchantes préfiguraient des perspectives radieuses.

On dupliquait, alors, volontiers le schéma gagnant observé en Chine comme la suite logique de ce qui allait advenir pour les autres : ouverture à l’exportation, essor des classes moyennes, entrée de capitaux et transfert de technologie accéléré, garant de gains de productivité fulgurants prometteurs d’une amélioration proportionnelle des niveaux de vie. Il y a dix ans à peine, les institutions internationales escomptaient de ces enchaînements vertueux un appel d’air sans précédent pour l’économie mondiale au cours des décennies à venir, à même de prendre le contrepied des perspectives, déjà désolantes, du monde développé.

L’idéal a fait long feu avec le coup de frein de la locomotive chinoise. Principal acteur de ce mouvement, l’Empire du milieu n’a rapidement plus eu les moyens de maintenir la cadence des années de relance de 2009 à 2011. En cassant la croissance de ses importations, dès 2012, la politique de l’époque a stoppé net le processus de rattrapage naissant chez ses acolytes, laissant progressivement tomber en désuétude la notion de BRICS. De fait, sauf le sommet diplomatique annuel que les quatre Nations, devenues cinq avec le rapprochement de l’Afrique du Sud, avaient initié – ironie du sort, à partir de 2011- les BRICS n’ont jamais eu d’identité économique. L’acronyme a pourtant fait son retour après l’éclatement de la guerre en Ukraine et le sommet de juin dernier, lorsque Chine et Russie se sont alliées pour critiquer les positions occidentales à l’égard de cette dernière, et l’on reparle plus encore des BRICS aujourd’hui, en vue du prochain sommet… auquel 19 pays postulent. Que suggère cette renaissance ?

 

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Déceptions sur toute la ligne pour les PIB européens

Rarement l’Hexagone n’a connu période aussi morne, sur tous les plans. La croissance du PIB n’a pas dépassé 0,2 % au premier trimestre, après un dernier trimestre 2022 révisé à la baisse, à 0. Plus étonnant, la majorité des postes a, quasiment, stagné et les principales contributions sont venues, à la baisse, des stocks, et, à la hausse, du commerce extérieur en l’occurrence du recul des importations. Idem en Espagne, où la croissance de 0,5 % cache également un recul de la consommation des ménages. Mais c’est d’Allemagne que nous proviennent les plus grandes déceptions : malgré des indicateurs mensuels souvent robustes, le PIB y est resté inchangé, après un recul de 0,5 % en fin d’année dernière, là aussi révisé à la baisse, d’un dixième. Seule l’Italie semble faire exception, avec une croissance de 0,5 %, difficile d’en dire plus, à ce stade, sans détail des comptes nationaux.

Après avoir stagné en fin d’année dernière, le PIB de la zone euro ressort en première estimation en maigre hausse de 0,1 %, une bien piètre performance. Excès d’optimisme des climats des affaires, sans doute, une nouvelle fois biaisés par les effets prix, et très mauvais mois de mars expliquent, probablement, les écarts entre les anticipations de croissance et la réalité. Un ensemble, au total, de bien mauvais augure pour la suite.

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