Inflation américaine : ce qui pourrait faire bouger les lignes sur les marchés de taux

L’inflation américaine sera publiée demain et va, selon toute vraisemblance, baisser de nouveau en juin. A 3,2 % après 4 % en mai. L’inflation sous-jacente, qui fera l’objet de toutes les attentions, devrait également refluer, bien que dans des proportions plus limitées. En effet, il faudrait une hausse mensuelle de 0,7 % de l’indice cœur désaisonnalisé, ce qui n’a plus été observé depuis mi-2021, pour que sa variation sur 12 mois reste inchangée, à 5,3 %. Il s’agirait d’une très mauvaise nouvelle qui viendrait, sans nul doute, jeter de l’huile sur le feu de marchés obligataires particulièrement nerveux ces derniers jours.

A contrario, si l’indice poursuit sa tendance des trois derniers mois et augmente de 0,4 %, ou de seulement 0,3 % conformément aux prévisions du consensus, l’inflation sous-jacente ralentira à 5,1 % ou 5,0 %, son plus bas niveau depuis décembre 2021. Le premier cas apaiserait probablement les marchés, aux détails près des composantes sous-jacentes, les prix des loyers, notamment, toujours scrutés de très près. Le second cas rassurerait plus franchement sur la trajectoire à venir de l’inflation ce qui pourrait se traduire par une correction notable des taux futurs et anticipations sur la politique monétaire de la FED.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Production industrielle française, c’est toujours ça de pris

En mai, la production manufacturière française a progressé de 1,4 % après 0,6 % en avril. Elle a ainsi atteint son plus haut niveau depuis trois ans, seulement inférieur de 0,6 % à celui de janvier 2020. Ce rebond est assez général et, en ce sens, plutôt convaincant. Pour autant, il n’est pas dit qu’il ira beaucoup plus loin : certes, l’industrie française est un peu moins mal lotie que ses voisines en ce qui concerne son climat des affaires mais les difficultés des secteurs intensifs en énergie et celles de son grand voisin allemand menacent de déteindre sur l’activité à venir.
Reste qu’il s’agit incontestablement d’une bonne nouvelle pour le deuxième trimestre : l’acquis de production industrielle en mai était de 1,5 %. Autrement dit, même en cas de stagnation en juin, elle aura enregistré sa plus forte progression depuis la sortie de la première vague du Covid et devrait contribuer positivement à la croissance du PIB.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Baromètre Macoéconomique Global: L’inflation s’effondre, la consommation frémit

En juin, notre baromètre global stationne en zone négative, à -0,5, après -0,6 en mai, révisé en baisse d’un dixième. Les climats des affaires et l’investissement se replient davantage et les exportations restent en zone très négative. En revanche, notre indicateur de consommation se reprend grâce à un net rebond aux Etats-Unis, en zone euro et au Japon. Le momentum de l’inflation s’enfonce davantage en territoire négatif, à -0,8 après -0,5, avec une baisse commune à toutes les régions.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les anticipations d’inflation s’effondrent en zone euro, malgré le bug allemand

Comme déjà notable à travers les résultats des enquêtes de l’INSEE, hier, il ressort de celles de la Commission européenne une très nette baisse des perspectives de prix et d’inflation en zone euro, que ce soit en provenance des entreprises de biens et services mais, également, des ménages. Amorcé depuis plusieurs mois, le mouvement prend incontestablement de l’ampleur, en particulier du côté des consommateurs. Voilà qui devrait rassurer Mme Lagarde, tout au moins sur les tendances à venir de l’inflation, car, à ce stade, les effets escomptés sur le pouvoir d’achat et la demande ne sont pas flagrants. Industriels comme professionnels des services ne font guère état d’une quelconque amélioration de leurs carnets de commande mais, en l’occurrence, tout l’inverse, ce qui commence à mordre sur les perspectives d’emploi.

En dépit de la mauvaise nouvelle – largement attendue- d’un rebond technique de l’inflation allemande , les éléments sont en place pour assurer une poursuite du repli de l’inflation en zone euro, tel que largement suggéré d’ailleurs par les données des autres pays de la région à ce stade disponibles (Italie, Belgique, Espagne ou l’inflation reflue à moins de 2 %).

Lire la suite…

Hausse des taux de la BoE, mauvaise passe ou biais cognitif des marchés ?

La Banque d’Angleterre a relevé ses taux directeurs d’un demi-point, deux fois plus qu’attendu par les marchés, à 5 %, pour la 13ème fois depuis décembre 2021. En cause, une inflation « toujours trop élevée », selon A. Bailey, notamment sa composante hors énergie et alimentaire, suspectée d’être entretenue par des hausses persistantes des salaires. Réaction épidermique à cette annonce, les taux à termes se sont écrasés partout en Europe, sans doute dans la perspective d’un nouveau coup de barre monétaire fatal à la croissance. Ce mouvement n’a pas duré et a très vite été corrigé par de nouvelles anticipations de hausse des taux… à six mois. Signe des temps, les rendements des Gilts à 2 et 10 ans n’ont, eux, quasiment pas bougé. Dit autrement, les marchés font encore bougrement confiance en l’action de la banque centrale pour casser l’inflation d’ici peu et pouvoir rapidement revenir en arrière. Mieux vaudrait qu’ils ne se trompent pas.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation confirmée à la baisse en UEM, toujours insuffisant pour Mme Lagarde…

En mai, l’inflation en zone euro est passée de 7 % à 6,1 %, conformément aux statistiques publiées ces deux derniers jours dans un certain nombre de pays européens. Au-delà d’effets de base énergétiques particulièrement favorables, quand bien même différents selon les cas, les autres composantes ont, également, décéléré. L’inflation sous-jacente a ainsi reflué à 5,3 %, après 5,6 %, son plus bas niveau depuis janvier.

Plus susceptible de faire bouger les lignes de la politique monétaire, ces résultats suffiront-ils à garantir une pause de la BCE ? Un tel changement de cap serait incontestablement bienvenu au vu de la détérioration rapide de la conjoncture en zone euro. Mme Lagarde se garde, néanmoins, d’aller dans ce sens et confirme ce matin à Hanovre que la BCE ne lâchera pas de lest pour l’instant. Faudra-t-il attendre juillet ?

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Des nouvelles d’Allemagne, toujours plus mauvaises

Annoncé stagnant en première lecture, le PIB allemand s’est, selon les estimations mises à jour, contracté de 0,3 % au premier trimestre, après une baisse de 0,5 % au quatrième trimestre 2022. De quoi, a priori, déclarer le pays en récession. Néanmoins, l’approche par la production nuance ce diagnostic, puisque la valeur ajoutée a bel et bien augmenté de 0,9 %, tandis que c’est la composante « taxes-subventions » qui s’est littéralement effondrée, sous l’effet des décisions politiques prises pour limiter l’impact de la crise énergétique.

Pas de quoi, pour autant, remettre en cause le tableau d’une économie en panne. La consommation des ménages s’est repliée de 1,2 % sur le trimestre, après une chute plus forte encore en fin d’année dernière. Les nouvelles en provenance de l’industrie sont plus mauvaises les unes que les autres et les climats des affaires ne s’améliorent pas, au contraire.

Privé du soutien allemand, le vieux continent dans son ensemble accuse le coup. L’enquête INSEE de ce matin se détériore franchement et la monnaie unique continue de payer le prix de d’inquiétudes croissantes sur la conjoncture européenne.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’industrie ne va pas mieux, le rattrapage des services s’étiole, sauf en Allemagne

Ralentissement en France et au Royaume-Uni, léger mieux au Japon. Pour chacun de ces pays, la livraison des PMI du mois de mai n’a rien de véritablement surprenant, confirmant le plus souvent ce qui était déjà pressenti, à savoir, globalement, une stagnation persistante de l’activité manufacturière et un essoufflement du rattrapage dans les services. L’exception est allemande où le PMI manufacturier chute de nouveau à un plus bas de 42,9, rarement observé dans son histoire, mais où, a contrario, celui des services gagne encore 1,8 points, à 57,8 points, tout aussi exceptionnel hors périodes de déconfinement de ces trois dernières années. Qu’en tirer comme enseignement ? Difficile à dire. Si l’on est tenté de rappeler que les PMI n’ont pas été les plus fiables des indicateurs en matière de croissance, notamment influencés par des effets prix, l’action du gouvernement allemand porte, peut-être, néanmoins ses fruits. L’introduction d’un tarif unique pour les transports publics, à 49€/mois, a-t-elle contribué à une plus grande mobilité de la population, aux effets dynamisants sur la demande au cours de ce mois de mai rempli d’opportunités ? L’IFO attendu demain nous en dira peut-être davantage mais, dans un contexte où l’industrie a perdu son rôle d’entrainement sur la croissance, l’influence des politiques publiques a tout lieu de prendre de plus en plus d’importance sur la conjoncture. Les indicateurs de ce matin sont moins favorables côté français où le PMI composite perd un point, à 51,4 points, plus en phase avec les retours de l’enquête INSEE du mois dernier qui avaient déjà constitué une première alerte.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre