Déflation en France, nous y sommes !

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C’était écrit, la restriction sur fond de faible croissance finirait par propulser l’économie française en déflation. Nous y sommes.

Avec 59 % de l’indice des prix en baisse au cours des douze derniers mois, le diagnostic ne fait plus débat. Il s’agit bien évidemment d’un facteur d’aggravation de la situation économique et financière très préoccupant.

La Fed pourra-t-elle faire cavalier seul?

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L’amélioration de la situation américaine ne fait plus de doute. L’approfondissement de la reprise du marché de l’emploi combiné aux effets positifs de la baisse des prix du pétrole lèvent, en effet, bon nombre d’incertitudes sur les perspectives conjoncturelles aux États-Unis. Les développements dans les services, qui constituaient jusqu’à présent la principale raison de nos réserves quant à la solidité de la reprise, devrait se réorienter plus favorablement au fur et à mesure de l’amélioration des gains de pouvoir d’achat et des dépenses de consommation. Dès lors, la capacité d’entrainement domestique de la croissance devrait s’en trouver renforcée.

La Fed ne pourra pas être insensible à ces changements et les anticipations sur sa politique ne tarderont pas à intégrer un premier mouvement de hausse de ses taux directeurs malgré le net repli de l’inflation vraisemblable d’ici au printemps. Son passage à l’acte n’est toutefois pas sans risque et devrait être conditionné par deux éléments clés. Le premier est relatif à la capacité du marché immobilier à absorber une hausse des taux de financement. Le second, probablement plus important aux yeux de la Fed, est lié aux risques que l’amorce d’un cycle de hausse des taux pourrait représenter pour la situation économique et financière internationale. Du diagnostic sur ces deux piliers dépendra vraisemblablement sa décision de passer à l’acte ou non dans les prochains mois.

La BCE ne joue pas le jeu des marchés

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De l’avis de nombreux observateurs, Mario Draghi n’avait pas le choix. Il serait forcé d’annoncer le déploiement de nouveaux moyens pour stimuler la croissance et l’inflation. Tel n’a pas été le cas et la déception est de taille, à la mesure de l’enthousiasme qui avait accompagné la montée des anticipations relatives à un possible assouplissement quantitatif ces dernières semaines.

Il faudra donc attendre les résultats de l’évaluation économique et monétaire de début d’année pour, éventuellement, envisager une nouvelle initiative de la BCE. Cela pourrait se faire dès janvier, à en juger par la détérioration des perspectives économiques et la chute du taux d’inflation encore à venir. Les dissensions au sein du Comité de politique monétaire pourraient, toutefois, requérir plus de temps, et de mauvaises nouvelles, pour faire adhérer les plus rétifs à un passage à l’acte. Un temps durant lequel l’incertitude pourrait une nouvelle fois être à son comble.

Liquidités : un verre ça va, trois verres… Bonjour les dégâts!

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L’inquiétude suscitée par l’arrêt des injections de liquidités par la Fed n’a pas troublé bien longtemps les marchés. Pour cause, les opérations promises par la BoJ et la BCE depuis la fin octobre devraient plus qu’assurer le relais. A raison de 1000 milliards d’euros côté BCE et 80 000 mds de yens côté BoJ, ce sont quasiment 2000 milliards de dollars que les deux banques centrales devraient injecter sur les marchés en 2015, un montant deux fois supérieur à celui pratiqué par la Fed quand cette dernière opérait à plein régime en 2013.

Les liquidités donneront-elles les rendements escomptés ?

Can Abe turn on the fountain of youth?

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At 17,357 points today, Japan’s flagship index has nearly doubled since Mr. Shinzo Abé took power in late 2012. Among the developed countries, it is by far the best performer. Its performance has been twice as strong as that of the S&P 500 and three times that of the EUROSTOXX 50. The country’s paltry economic performance hardly justifies such a rise. Perhaps the BoJ’s pump priming is to be considered the lone explanation for the rocketing Japanese market, which would be analogous to recognizing that we are merely facing a giant speculative bubble. What factor would justify the Nikkei’s performance? Perhaps the belief that Abenomics has the magical power to combat the primary cause of the Japanese economy’s suffering: the ageing Japanese population?

Commodities: rethinking the global structural outlook

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Commodity prices tend to be fairly insulated from short-term changes in supply and demand. Given this, as long as the wayward global economy did not call into question the long-term economic outlook its effects on commodity markets was only marginal.

The slide since mid-October should therefore be seen as the bellwether of a marked change in the global outlook in the mid and long term. This is why the recent slide in oil prices is a harbinger of bad news, even though there are obvious benefits for consumers in countries that import oil.

Shinzo Abe finira-t-il par rajeunir les Japonais ?

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À 17 357 points aujourd’hui, l’indice phare du marché japonais a quasiment doublé depuis l’arrivée de M. Shinzo Abé à la tête du pays fin 2012, affichant ainsi la performance, de loin, la plus spectaculaire des pays matures ; de deux fois celle du S&P 500 et trois fois celle de l’EUROSTOXX 50. Un tel engouement ne se justifie guère par la performance économique du pays. Sauf à considérer que les injections de liquidités de la BoJ soient la seule explication à l’envolée du marché japonais, ce qui reviendrait à reconnaître que nous sommes face à un simple phénomène de bulle spéculative, que reste-t-il dès lors, pour justifier la performance du Nikkei sinon la croyance dans la capacité des Abenomics à lutter contre ce qui est la principale cause des souffrances de l’économie japonaise, à savoir : son vieillissement ?

La déflation en ligne de mire de la Fed

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Un rare degré d’incertitude ressort de la livraison des « minutes » du dernier FOMC de la Fed qui implicitement repousse aux calendes grecques la perspective de remontée de ses taux directeurs. Malgré les réactions immédiates après publication, le message envoyé prépare le terrain à un nouveau repli des taux longs américains qui devrait mettre terme à l’appréciation du billet vert vis-à-vis de l’euro. Les marchés Actions ne devraient pas apprécier.