Les signes d’amélioration de l’activité s’accumulent en zone euro et force est de constater que les choses vont vite ! Au stade où nous en sommes les bonnes surprises ne devraient pas nous quitter de sitôt compte-tenu des enchaînements positifs que devrait produire, au moins tout au long du premier semestre, le regain de la demande en cours. Alors que le QE de la BCE n’a pas encore commencé, notre objectif sur l’Euro Stoxx 50, tout juste atteint cette semaine, doit-il être rehaussé et, dans le cas contraire, d’où pourraient venir les freins à l’embellie en cours ?
Author Archives: Véronique Riches-Flores
Grèce, l’injustice
On y voit que la Grèce est le seul pays de la zone euro a avoir abaissé le niveau de ses dépenses dans des proportions considérables, de plus de 30%. Cette évolution n’a rien à voir avec les efforts consentis par l’Espagne, le Portugal ou même l’Irlande, souvent montrés en exemple de pays « responsables » ayant su faire les efforts nécessaires. Le plan d’ajustement imposé à la Grèce est en effet allé beaucoup plus loin, sans aucun doute trop loin pour être tenable et que la population puisse accepter de poursuivre sur cette voie à brève échéance.La Fed n’est pas prête de relever le niveau de ses taux
Banque d’Angleterre, le dilemme.
France : patience requise
La croissance de 0,1 % du PIB français du quatrième trimestre est décevante, ceci d’autant plus que l’Allemagne affiche une belle performance inattendue de 0,7 % au cours de la même période. Le chiffre n’est toutefois guère surprenant à en juger par les indicateurs médiocres de la fin de l’année dernière. L’amélioration qui, aujourd’hui, permet d’envisager un ressaisissement de la croissance est encore très récente et il faudra attendre les données du premier trimestre pour en voir la traduction en termes de croissance du PIB. Nous restons confiants sur notre prévision d’une croissance de 1,2 % en moyenne cette année.
Réveil de la consommation allemande


Grèce, le scénario du pire est-il déjà en train de se jouer?
En cas d’absence de compromis du gouvernement grec avec ses créanciers, couper le robinet de financement des banques grecques comme l’a fait la BCE mercredi dernier poussera la Grèce à créer un moyen de paiement quel qu’il soit pour permettre à son économie de tourner. La Grèce serait ainsi de facto hors zone euro qu’elle le veuille ou non. À quels enchainements faudrait-il s’attendre dans un tel cas de figure ?




