Après l’effet Theresa May et l’effet Trump, les 30 jours d’Emmanuel Macron

Au cours des 30 jours qui suivirent l’élection de D. Trump, l’indice Dow Jones a progressé de 9 %, une évolution comparable à ce qu’avait connu le FTSE 100 anglais au cours du mois qui suivit l’arrivée de Theresa May. L’élection d’Emmanuel Macron pourrait-elle créer les conditions d’un appel d’air comparable pour le CAC 40 ? L’hypothèse est loin d’être saugrenue dans un contexte gorgé de liquidités, de regain d’appétit pour le risque et de recettes économiques du candidat indiscutablement appréciées des marchés. Lire la suite…

La FED garde la main sans rien annoncer

Conformément à nos attentes la FED a fait montre de confiance sur la situation et les perspectives économiques américaines dans son communiqué, minimisant la détérioration récente des indicateurs et de la croissance à des phénomènes transitoires.

Bien que ne s’engageant aucunement à ce stade sur le calendrier du prochain mouvement de hausse de ses taux, cette confiance a suffi à produire ses effets : les anticipations de hausse de taux en juin ont augmenté de 10 points après ce communiqué, à 73,8 %, permettant simultanément un léger redressement des taux à 10 ans et du cours du dollar.

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Passage en force de la FED

Le temps compté de la FED devrait l’inciter à minimiser les mauvaises nouvelles récentes en provenance de l’économie américaine. 

Avec une croissance de 0,7 % seulement au premier trimestre de cette année soutenue par les seules dépenses de structures (majoritairement de la construction), une croissance dans les services en déclin quasi-ininterrompu depuis deux ans et un tassement des créations d’emploi à 98 000 en mars, la FED aurait, en théorie, tout le loisir d’infléchir son discours sur la nécessité de relever le niveau de ses taux directeurs et, au-delà, sur celle de commencer à réduire son bilan.

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Jusqu’où les taux longs peuvent-ils rebaisser sans heurter les indices actions ?

Coup de théâtre politiques à répétition, contorsions des banques centrales et reflux des cours du pétrole semblent avoir eu raison de la perspicacité des marchés obligataires. Après un repli marqué en fin d’année dernière, alors que s’évacuaient les stigmates d’une déflation rampante, les marchés obligataires doutent, les anticipations d’inflation retombent et la remontée des taux d’intérêt réels s’est interrompue au beau milieu du chemin vers leur normalisation.

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BMG avril 2017 – Encouragements

Après deux mois de quasi-stagnation, notre indicateur synthétique d’activité ressort en hausse plus franche en avril, à +0,6 après +0,3 révisé en mars. L’amélioration est généralisée, portée par les statistiques de consommation, d’investissement et de commerce extérieur, avec seulement deux points négatifs enregistrés sur le front de la production en zone euro et au Japon. Notre indicateur d’inflation reste en zone de progression soutenue, à +1,1 après 0,2 en mars.

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Au premier trimestre, le PIB français s’est contracté de 0,3 % hors stocks

Publiée à 0,3 %, la croissance du PIB français du premier trimestre est en ligne avec les attentes de ces dernières semaines au cours desquelles les indicateurs mensuels avaient préparé les esprits à un chiffre relativement médiocre. Pour être médiocre, le rapport de ce matin l’est bel et bien. Au cours des trois premiers mois de l’année, les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,1 % seulement, les exportations se sont contractées de 0,7 % et les importations, elles, ont continué à augmenter fortement, de 1,5 %.

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Entreprises américaines, la patience pourrait avoir des limites

Les commandes de biens durables publiées aujourd’hui aux États-Unis constituent un sérieux rappel à l’ordre pour l’administration de D. Trump. Si l’indicateur total est à peu près satisfaisant, en hausse de 0,7 % en mars par rapport à février, la composante la plus pertinente en matière d’investissement qui concerne les commandes de biens d’équipement hors défense et aviation est, elle, quasiment stagnante, en hause de moins de 0,2 % pour le troisième mois consécutif.

Après s’être reprises en toute fin d’année, en bonne partie sous l’effet du rebond de l’activité pétrolière, les commandes de biens d’investissement sont désespérément faibles, très en retrait de ce qu’aurait pu suggérer l’embellie sur le front du climat des affaires. Signe que les entreprises n’ont guère de raisons d’investir ou qu’elle sont en phase d’attentisme avant la grande réforme fiscale, ces déceptions rappellent à quel point l’enjeu des discussions en cours sur la fiscalité des entreprises est important. En l’absence de raffermissement rapide, la croissance annuelle des commandes ne tardera pas en effet à s’essouffler. Ceci d’autant plus que les données récentes, en valeur, ont sans doute été gonflées par des effets prix amenés à s’éroder eux aussi.

Mario Draghi – «p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non»

Après la publication d’un communiqué de politique monétaire sans changement de la part de la BCE, à la suite de laquelle l’euro avait commencé à refluer, l’allocution de Mario Draghi s’est ouverte sous un jour beaucoup plus confiant. Résolument réconforté par les tendances économiques récentes, tant en matière d’activité que de crédit et d’inflation et, en apparence, peu préoccupé par la situation politique en France, la confiance affichée par le président de la BCE a brièvement propulsé l’euro près de 1,093 USD. Le sentiment a subitement changé lors de la séance des questions-réponses avec les journalistes, durant laquelle M. Draghi a émis doutes sur doutes pour finalement donner l’impression d’une extrême prudence persistante.

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