Regrettables absents de la campagne électorale

Article paru sur le site de boursorama le 27 avril 2017

Les mois écoulés ont permis d’aborder bien des sujets économiques, de confronter les analyses et les propositions. Avec onze candidats et autant d’équipes au travail, on aurait pu penser que tous les sujets d’importance aient été largement approfondis, débattus et clarifiés. Tel n’est à l’évidence pas le cas. Parmi les grands oubliés deux retiennent particulièrement notre attention :

  • le logement, son coût et les difficultés croissantes d’accès à l’habitat,
  • l’extrême densification de l’activité économique française en Île de France au détriment d’un trop grand nombre de régions.

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Effet d’annonce réchauffé– le flop de D. Trump

La présentation hier des détails du programme fiscal de D. Trump n’a pas eu d’effet visible sur les marchés, pire, les indices américains se sont légèrement repliés après ces annonces qui, pourtant, vont au-delà de ce qui était contenu dans le programme du candidat. Sans doute les investisseurs considèrent-ils que ces changements sont déjà intégrés dans la valorisation actuelle des actifs après une hausse de 11 % de l’indice S&P 500 depuis l’élection du nouveau président américain. Sans doute, également, préfèrent-ils la prudence après les déceptions à répétition, la réalité d’une situation budgétaire qui n’offre guère de marges de manœuvre depuis le rejet du projet de refonte de l’Obamacare et le vaste flou qui entoure la ligne politique de la nouvelle administration américaine, notamment à l’égard de l’étranger. Ce qui ressemble à un recul sur le front de l’Alena, que le président américain ne semble plus vouloir dénoncer mais seulement renégocier, fait partie de ces volte-face susceptibles de transformer une bonne nouvelle en élément additionnel d’incertitude.

Si cette lecture est la bonne, il faudra des certitudes ou, tout au moins, des évidences plus fortes que la seule réédition d’un programme déjà connu dans ses grandes lignes, pour convaincre et faire effectivement réagir les marchés. On suivra de près dans cette perspective l’évolution des débats entre républicains afin d’appréhender la réception par le Congrès de ces propositions choc.

Marchés – Les éléments sont en place pour une hausse de plus de 24 heures

Mis entre parenthèses pendant trois semaines, notre scénario de marché reprend le dessus

La réponse des marchés aux résultats du premier tour des présidentielles est marquée. Un score relativement faible de la candidate M. Le Pen, inférieur à toutes les estimations des instituts de sondage depuis le début 2016 (on rappellera qu’elle était encore créditée de 27 % à 30 % des intentions de vote à la fin de l’automne) ainsi qu’un large ralliement des responsables des grands partis (exception faite de JL Mélenchon) au candidat d’EM l’expliquent mais ne sont probablement pas les seuls éléments en jeu.

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Spécial – Images de la France en Europe : le déclassement

À la veille d’échéances électorales dont l’issue pourrait bouleverser l’avenir de la France, de l’Europe et, dans l’hypothèse extrême, du monde, la volonté de comprendre les raisons du mal français a rarement été aussi vive.

C’est dans cette optique que nous proposons ce cahier d’images sur l’économie française, sa place dans l’UE et ses multiples maux, illustrations de ce que l’on ne peut pas encore qualifier de déclin absolu mais certainement de déclassement violent.

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BREXIT : ce n’est que le début…

Faute de soutien suffisant pour mener à bien le processus de sortie de l’UE à sa façon, la première ministre britannique Theresa May vient d’annoncer la tenue d’élections législatives anticipées le 8 juin prochain. Surprenante -T. May avait jusqu’à présent formellement rejeté, en effet, l’hypothèse d’une avancée des législatives de 2020- cette décision pose de nombreuses interrogations sur ses conséquences éventuelles.

Objectif : avoir une légitimité électorale ainsi qu’une équipe plus solide pour mener à bien les négociations du Brexit engagées depuis la fin mars avec l’enclenchement de l’article 50 du traité de Lisbonne. Theresa May a en effet suivi une ligne dure d’une sortie de l’UE (« hard Brexit ») assez largement contestée en dehors des rangs conservateurs, alors que les récents sondages montrent une possibilité de renforcer de 17 à 20 le nombre de sièges des Conservateurs à la chambre des Communes. Un succès à ces élections lui donnerait sans doute les moyens de trancher les cas litigieux et d’accélérer les négociations avec l’UE.

Risques :  L’opportunisme de T. May n’est toutefois pas sans risques. Celui :

1- de ne pas recueillir de soutien suffisant le 8 juin pour maintenir la ligne dure qui était la sienne, ce qui lui imposerait de reculer sur ses intentions premières,

2- celui, d’un affaiblissement beaucoup plus large de son soutien.

Peut-on envisager un échec susceptible de remettre en cause le processus même d’un Brexit ? Ce scénario, bien qu’a priori très faible, ne peut être exclu. Avec l’annonce d’aujourd’hui s’ouvre clairement une nouvelle source d’incertitudes.

La réaction très positive de la livre est de fait assez surprenante, cette dernière ne pouvant s’entendre, selon nous, que dans les deux scenarii de risques évoqués plus haut ; une version soft du Brexit ou… l’idée d’un coup de théâtre que constituerait un retour en arrière. En tout état de cause, à brève échéance, le potentiel d’appréciation supplémentaire de la devise britannique semble réduit, tout comme l’est le potentiel de remontée des taux à terme.

L’inflation c’est fini, jusqu’à nouvel ordre… de D. Trump

L’accélération de l’inflation depuis l’automne 2016 a constitué l’un des plus forts catalyseurs du retour de l’optimisme des entreprises et plus encore des marchés financiers. Ajoutée aux promesses de soutien de l’activité du nouveau président américain, ce mouvement a largement alimenté le thème de la reflation à l’origine du rallye des marchés boursiers.

Impulsé par les effets de base pétroliers dorénavant amenés à s’éroder, ce regain d’inflation est toutefois pour l’essentiel derrière nous. D’ici à l’automne, l’inflation devrait, en effet, fortement refluer dans les pays développés ; un mouvement susceptible de prendre bien des observateurs à contre-pieds.

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L’écart se creuse entre les résultats de l’économie réelle et les indicateurs avancés…

Les nouvelles du jour en provenance de France et des États-Unis risquent de secouer bien des esprits tant elles sont éloignées des promesses envoyées ces derniers mois par les indicateurs dits avancés de la conjoncture. En France, malgré une envolée de l’indice PMI des directeurs d’achat du secteur manufacturier sur ses plus hauts niveaux depuis 2011, la production industrielle a essuyé son troisième repli mensuel consécutif en février. Accident de parcours ? Peut-être. Avouons, toutefois, qu’après les données médiocres de consommation, cela commence à faire beaucoup.

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