J. Powell ne voit pas pourquoi la Fed devrait baisser ses taux davantage cette année

Le communiqué le suggérait, J. Powell l’a clarifié et n’argumente pas en faveur de baisses supplémentaires des taux directeurs cette année, compte-tenu : 1- des résultats en amélioration en matière de la croissance économique et de perspectives, 2- de la stabilisation du marché de l’emploi, 3- d’un niveau d’inflation toujours relativement élevé. A la question d’un journaliste sur le fait que la Fed recule le moment de la baisse de ses taux prévue en décembre, la réponse de J. Powell est donc on ne peut plus claire, quand bien même le président de la Fed s’est abstenu d’y répondre formellement, avant la publication des nouvelles projections du FOMC du mois de mars. Il fait peu de doutes, néanmoins, qu’à conditions inchangées d’ici là, ces dernières devraient, tout à la fois, gommer le quart de point supplémentaire de baisse des Fed Funds intégré aux Dots du mois de décembre et publier un scénario de croissance rehaussé.
Les anticipations de marchés, qui intègrent encore deux baisses des taux d’ici la fin de l’année, n’ont donc plus lieu d’être, du moins, dans les conditions en présence et avec les membres actuels du FOMC.

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Quand le pétrole entre dans la danse, un puissant « game changer » potentiel

L’envolée des métaux précieux et plus récemment des métaux industriels n’a pas eu de conséquences significatives jusqu’à présent. Reflet de la montée des crispations géopolitiques et de la défiance à l’égard des politiques monétaires, la hausse des métaux précieux n’a pas d’effets économiques majeurs en retour. Celle des métaux industriels en aura davantage, en particulier sur les coûts de production, mais en l’absence de tensions sur les prix de l’énergie, son impact peut être considéré comme relativement marginal, à l’exception de quelques rares secteurs. La donne pourrait changer radicalement si les prix de l’énergie finissent par être enrôlés dans une dynamique haussière, comme le fait craindre l’envolée des cours du brut de ces tout derniers jours.

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Moniteur des matières premières

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Le temps est-il venu d’une reprise sur les marchés des matières premières ?

Après trois années d’inertie, nombreux sont les investisseurs tentés de le penser ces dernières semaines. Conforme au schéma d’une amélioration graduelle de la situation économique internationale, ce regain d’intérêt n’est, somme toute, guère surprenant au vue de la confiance affichée par les marchés d’actions.

Notre scénario économique contrariant laisse, lui, peu de place à une reprise des cours mondiaux. Aux tensions géopolitiques ou climatiques près, l’environnement international pourrait même signaler un risque de décrue généralisée dans un contexte de désinflation rampante et de déceptions persistantes sur la croissance. Dans un tel contexte, c’est du côté de l’or que pourraient se trouver les fondamentaux les plus persuasifs d’un changement de cap possible à la hausse des cours…

Sommaire

  1. Stabilité peu coutumière des cours depuis 2012
  2. Une facture énergétique globalement supportable…
  3. … Grâce au repli de la consommation
  4. Veille agricole…
  5. Précieux : un ressaisissement possible avec la fin de QE