L’inflation à 1,9 % en zone euro… La BCE en position inconfortable

Révisée à 1,9 % au lieu de 2 % en première estimation, l’inflation de la zone euro est maintenant en-dessous de l’objectif officiel. Plus encore, de plus en plus d’économies, parmi lesquelles la France, l’Italie et la Finlande affichent des résultats nettement inférieurs à ce dernier. La BCE a beau dire, elle pourrra difficilement maintenir le cap du statu quo très longtemps si les tendances en place se poursuivent, alors que les risques d’une nouvelle guerre commerciale refont surface et que la Fed, de son côté, a bel et bien relancé ses interventions quantitatives. Alors, faut-il se préparer à de nouvelles baisses des taux de la BCE, voire davantage ? La question revient en ligne de mire.

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En Chine, comme ailleurs, les prouesses technologiques ne font pas tout

Palpable depuis les printemps, la tendance se précise avec les données du dernier trimestre et de l’ensemble de l’année 2025 : sauf le secteur technologique, l’économie chinoise patine, voire s’enlise dangereusement. Vue sous cet angle, la situation ressemble plus qu’on ne le pense à l’américaine, aggravée dans le cas de l’Empire du Milieu par de puissants effets richesse négatifs, contrairement aux Etats-Unis, où ces derniers camouflent efficacement la misère d’une croissance en K. La crise immobilière a, de ce fait, des conséquences décuplées sur une économie chinoise, tout à la fois, capable de briller dans les domaines stratégiques de pointe et de donner l’impression de sombrer dans de nombreux autres, à l’égard desquels le gouvernement semble avoir capitulé, au grand dam d’une large majorité des consommateurs. Il faudra bien, pourtant, que la situation évolue pour que Xi Jinping conserve le soutien indéfectible d’une population dont il a plus que jamais besoin dans le contexte en présence.

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5,3 % r. a., la croissance américaine toujours plus forte mais pas pour les consommateurs

CPI du mois de décembre hier, PPI et ventes de détail du mois de novembre aujourd’hui, le calendrier économique américain reste perturbé depuis le shutdown et la lecture des tendances en place n’en est pas simplifiée.
Premier constat, il ne se passe, a priori, pas grand-chose de significatif.
• Si les données d’inflation donnent lieu à des analyses quelque peu différentes d’un lecteur à l’autre, les conclusions sont rarement très éloignées : l’inflation s’assagit sans, toutefois, parvenir à convaincre le consensus.
• Pas grand-chose, non plus, du côté des ventes de détail. Ces dernières sont relativement mornes et les données du mois de novembre sont à prendre avec prudence, avec une économie sous shutdown jusqu’au 13 du même mois. Un peu de recul permet, toutefois, de mettre en évidence quelques tendances caractéristiques…

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L’inflation décroche en Allemagne et baisse à 0,7 % en France. La BCE peut-elle réagir ?

Les retours en provenance des enquêtes avaient signalé de moindres tensions inflationnistes ces derniers temps en Allemagne. Les données préliminaires du mois de décembre vont au-delà des espoirs avec une chute de six dixièmes du taux d’inflation harmonisé de la première économie de l’union monétaire, de 2,6 % à 2 % entre novembre et décembre. Avec une inflation toujours plus faible en France, publiée plus tôt ce matin en repli, de 0,8 % en novembre à 0,7 % en fin d’année, la BCE finira-t-elle par reconsidérer sa posture ? Les appels en ce sens se sont multipliés parmi les économistes ces derniers temps et le contexte international en présence justifierait, à plus d’un titre, une inflexion de la politique monétaire. Avec des taux directeurs à 2 %, passer ce cap signifierait que la BCE soit prête à envisager d’aller potentiellement beaucoup plus loin courant 2026, une fois J. Powell, vraisemblablement, remplacé par un acteur beaucoup plus laxiste. La BCE mettra, sans doute, au mieux, du temps avant de passer ce cap.

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L’IA pour le meilleur et pour le pire

Guerre commerciale ou shutdown, l’économie américaine résiste. Au troisième trimestre, le PIB pourrait avoir de nouveau augmenté à un rythme annualisé de plus de 3,5 % selon les estimations de la Fed d’Atlanta. Avec une croissance chétive des créations d’emplois, de seulement 0,5 % en équivalent annualisé au cours de la même période, les gains de productivité devraient avoir été, une nouvelle fois, spectaculaires. L’origine de ces succès ? Une seule et unique réponse : la tech, encore la tech et toujours la tech.
L’accélération du développement des technologies de l’information autour de l’IA explique l’essentiel de ces résultats, en effet, que ce soit en matière de croissance du PIB, de productivité et de profits ou, même, de commerce extérieur. Avant même le lancement des programmes exceptionnels des géants du secteur, les dépenses d’équipement à destination de la technologie ont représenté plus de 90 % de la croissance annuelle des investissements productifs américains des trois derniers trimestres.
En Europe, pour la première fois, l’espoir de voir les effets de l’essor des nouvelles technologies dans les résultats économiques pointe son nez. Interrogée durant sa dernière conférence de presse sur l’origine des révisions à la hausse des prévisions de croissance de la BCE, sa présidente, C. Lagarde, a suggéré que les développements de l’investissement autour de l’IA pourraient en être la cause. En France, où la résilience de l’activité a largement surpris depuis le début de l’été, les enquêtes de l’INSEE renvoient quelques signaux concordants, là où on les attendait le moins : les commandes au secteur de l’informatique et de l’électronique ont constitué la première, pour ne pas dire l’unique, source d’amélioration des carnets de commandes à l’exportation de ces tout derniers mois !

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Inflation américaine en nette baisse, BCE confortable ; l’euro se cherche

L’inflation américaine a fortement reculé en novembre, à respectivement 2,7 % et 2,6 % pour l’indice total et sous-jacent contre 3 % pour chacune de ces deux mesures en septembre. Malgré l’absence de données pour le mois d’octobre, le message est clair : les pressions inflationnistes se sont nettement dissipées ces derniers mois, davantage en l’occurrence que ce qu’envisageait le FOMC. La conséquence immédiate de cette publication est de mettre la Fed en porte-à-faux, quoi qu’il en soit des risques et de l’incertitude sur les tendances à plus long terme des prix. Les taux à deux ans sont retombés à leur plus bas niveau de l’année, à 3,45 %. Comme c’était déjà la conclusion après les données sur l’emploi du début de semaine, la perspective de baisses plus importantes des Fed Funds que ne l’envisage le FOMC gagne en probabilité.

Dans le même temps, la décision de la BCE de maintenir ses taux d’intérêt inchangés a été confirmée, tandis que la mise à jour des prévisions de croissance a conduit à des révisions à la hausse pour 2025 et les années suivantes…

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Baisses des taux contre liquidités : la Fed parvient à rassurer sans modifier les Dot Plots

La Fed a abaissé une nouvelle fois son objectif de Fed Funds d’un quart de point, à 3,50 %-3,75 %, à l’issue du FOMC de ces deux derniers jours, comme largement anticipé par les marchés, malgré les tergiversations de ces dernières semaines après l’avertissement de J. Powell sur les incertitudes autour d’une telle décision courant octobre. De fait, deux membres sur les douze que compte le FOMC ont désapprouvé ce mouvement, préférant maintenir les taux inchangés, tandis que S. Miran souhaitait un demi point de baisse. Tout autant que sa décision sur le niveau des Fed Funds c’est sur ses projections pour 2026 que la Fed était attendue, après celles du mois de septembre apparues très conservatrices, qui n’envisageaient qu’un quart point supplémentaire de baisse des Fed Funds l’an prochain, ainsi qu’en 2027. Les projections publiées aujourd’hui comportent peu de changements par rapport à ce dernier exercice : une inflation légèrement inférieure mais une prévision de croissance revue en hausse, de 1,8 % à 2,3 % pour 2026, qui permet à la Fed de maintenir ses projections de taux directeurs inchangées par rapport au mois de septembre.

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La hausse à 4,6 % du taux de chômage emporte la mise aux Etats-Unis

Les créations d’emplois ont plutôt bien résisté aux Etats-Unis ces deux derniers mois. Les destructions du mois d’octobre ont surtout concerné les emplois publics, mais très peu le secteur privé qui aurait successivement créé 52K et 69K postes au cours des deux derniers mois selon les données du BLS, des résultats meilleurs que ceux de l’ADP. Malgré tout, le taux de chômage s’est accru de deux dixièmes entre septembre et novembre et, pour une banque centrale ayant comme engagement de veiller au plein emploi autant qu’à l’inflation, cette nouvelle hausse accroît sensiblement la probabilité d’une nouvelle baisse des taux directeurs, d’autant que les tensions salariales s’apaisent. La croissance annuelle du taux de salaire moyen est tombée de 3,75 % en octobre à 3,5 % en novembre, sa plus faible progression depuis mars 2020, hors période covid. Le quart de point supplémentaire de baisse des taux directeurs prévu par la Fed mercredi dernier va bientôt paraître très limité au regard de ces résultats…

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