La nomination de Jay Powell à la tête de la FED, un facteur de soutien additionnel pour des marchés en surchauffe

L’annonce, sans surprise, de Jérôme Powell à la tête de la FED, en remplacement de Janet Yellen à partir de février, a tout lieu de doper les marchés un peu plus. Connu pour son biais « dovish » au sein du conseil des gouverneurs auquel il siège depuis 2012, Jérôme Powell est en mesure de faire retomber les anticipations de hausse des taux directeurs que les bons résultats économiques récents ont dopées et de tempérer la remontée du billet vert.

Que ces réactions n’aient pas de raisons fondamentales de se développer outre mesure si la situation économique poursuit sur sa voie récente, ne suffit pas à imaginer que les marchés d’actions y soient insensibles. Lire la suite…

Ouragan ou non, l’inflation américaine est absente

Nous avions conclu à la suite des minutes du dernier FOMC que les données sur l’inflation viendraient départager les marchés sur les perspectives de la politique de la FED, c’est apparemment chose faite. La déception sur les statistiques de septembre a brutalement retenti sur les taux futurs, le dollar et les cours de l’or. L’effet des ouragans, censés avoir dopé les prix d’un certain nombre de biens et service, est à ce stade invisible. Hors l’impact de la remontée des prix du pétrole sur ceux des transports, l’inflation américaine reste désespérément amorphe, à 1,3 % pour sa composante hors énergie et alimentation.

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John Taylor, un chien dans un jeu de quilles ?

Le président américain semble avoir terminé les consultations des candidats potentiels au poste de gouverneur de la FED en remplacement probable de Mme Janet Yellen, quand bien même la présidente actuelle de l’institution fait encore partie des cinq finalistes. Parmi ces prétendants, le dernier en date, John B. Taylor, professeur de l’université de Stanford, plusieurs fois conseiller économique de la Maison blanche, aurait séduit D. Trump. Célèbre pour la formulation en 1993 de la fonction de réaction de politique monétaire la plus prisée des banques centrales occidentales entre le milieu des années quatre-vingt-dix et la crise de 2008, J. B. Taylor pourrait être perçu comme le garant d’une application stricte de cette règle qui depuis porte son nom, que les républicains avaient un temps pensé imposer à la FED sous le contrôle tutélaire du Congrès.

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Minutes du FOMC – Janet Yellen, « hawk » parmi les « doves »

Loin de la détermination affichée par J. Yellen en faveur d’un durcissement des conditions monétaires après le comité de politique monétaire du mois de septembre, les minutes de ce FOMC soulignent une grande indécision des membres de la FED à l’égard du faible niveau persistant de l’inflation et de la nécessité de remonter davantage les taux directeurs avant d’avoir la confirmation que ce phénomène n’est que transitoire. Contrairement à la posture qu’elle semblait occuper jusqu’alors au sein du conseil, la présidente de la FED, J. Yellen, fait figure de « faucon » ; une volte-face qui, au-delà d’être intrigante, sème le doute quant à l’orientation à venir de la politique monétaire américaine.

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Inflation, les européens sur le qui-vive. La FED viendra-t-elle calmer le jeu ?

Impatientes de reprendre la voie d’une normalisation de leurs politiques monétaires, les banques centrales vont-elles sauter sur l’occasion de résultats d’inflation un brin mieux orientés en août ? La tentation est palpable. Mark Carney, le Président de la Banque d’Angleterre, se dit dans les starting blocks tandis que de Jens Weidmann, président de la Bundesbank, plaide pour un arrêt du programme d’achats d’actifs de la BCE. La FED viendra-t-elle ajouter de l’huile sur le feu mercredi prochain, comme le suggèrent les anticipations des marchés ou, au contraire, calmer le jeu ? La deuxième option reste, à nos yeux, la plus probable.

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Absence d’inflation et risque politique coupent l’herbe sous le pied des banques centrales

Les indicateurs de l’été ont plutôt rassuré sur la conjoncture mondiale. Si les consommateurs ont trainé des pieds, les entreprises ont repris le chemin de l’investissement et de l’emploi. Manque toutefois la composante inflationniste pour donner aux banques centrales la latitude nécessaire pour s’engager vers une réduction de leur soutien. Sur ce point, le diagnostic s’est aggravé cet été quand, par ailleurs, les sujets de crispations politiques se sont multipliés. Principal soutien à la valorisation des actifs, le bas niveau des taux d’intérêt semble devoir durer. Pas sûr toutefois que ce garde-fou soit aussi efficace face au risque que fait planer le président américain sur la scène internationale.

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L’inflation américaine définitivement absente, la FED ne peut que reculer, la BCE se retrouve en porte-à-faux

À en juger par les données publiées vendredi, Janet Yellen a été bien inspirée de prendre ses distances à l’égard du risque inflationniste et de celui d’une éventuelle surchauffe de l’économie américaine. Non seulement l’inflation a poursuivi son déclin en juin mais les ventes de détail se sont repliées pour le deuxième mois consécutif, n’affichant sur l’ensemble du deuxième trimestre qu’une progression de 0,3 %. De quoi, pour la FED, repenser sa stratégie de relèvement de ses taux directeurs mais aussi potentiellement de réduction de son bilan… Assurément, la tâche de la BCE ne sera pas facilitée par ce revirement imposé à la politique américaine.

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Minutes de la FED – Un FOMC pour rien, ou presque

Difficile de tirer une quelconque indication des minutes du FOMC des 13 et 14 juin publiées ce mercredi, dans lesquelles le descriptif de la conjoncture américaine est tellement éloigné du diagnostic qui se dégage des dernières statistiques qu’il paraît déjà largement obsolète. Quel crédit apporter, en effet, au satisfécit qu’expriment les commentaires sur la croissance résolument plus soutenue du deuxième trimestre, sur « la production industrielle en hausse considérable en avril » ou encore sur la robustesse du marché de l’emploi, lorsque les estimations de la FED d’Atlanta sur le PIB de la période sont passées de 4 % à 2,7 % entre le début et la fin du mois de juin, Lire la suite…