Eclipse totale à Jackson Hole

Traditionnellement rythmée par le calendrier des comités de politique monétaire des banques centrales, la vie des marchés financiers doit maintenant compter avec leurs symposia annuels. Fin juin, la quatrième édition de celui de la BCE, au Portugal, a laissé des traces dont les investisseurs se souviennent. En évoquant la possibilité d’une diminution plus rapide que prévu de son soutien monétaire, le président de la BCE a provoqué une mini bourrasque sur les marchés, à l’origine, malgré les précisions et rectifications apportées dès le lendemain, d’un net repli de l’Euro stoxx 50 dans les jours qui suivirent, de plus d’un doublement des taux d’intérêt à 10 ans allemands de 0,25 % la veille du symposium à 0,59 % deux semaines plus tard,

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Absence d’inflation et risque politique coupent l’herbe sous le pied des banques centrales

Les indicateurs de l’été ont plutôt rassuré sur la conjoncture mondiale. Si les consommateurs ont trainé des pieds, les entreprises ont repris le chemin de l’investissement et de l’emploi. Manque toutefois la composante inflationniste pour donner aux banques centrales la latitude nécessaire pour s’engager vers une réduction de leur soutien. Sur ce point, le diagnostic s’est aggravé cet été quand, par ailleurs, les sujets de crispations politiques se sont multipliés. Principal soutien à la valorisation des actifs, le bas niveau des taux d’intérêt semble devoir durer. Pas sûr toutefois que ce garde-fou soit aussi efficace face au risque que fait planer le président américain sur la scène internationale.

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BMG Juillet 2017 – L’investissement dope notre indicateur avancé d’activité

Notre indicateur d’activité rebondit en juillet, à 0,5 après 0,1 en juin et 0 en mai. L’amélioration des données américaines et celle, généralisée, des tendances de l’investissement et des exportations, expliquent ce bon résultat malgré des statistiques médiocres du côté de la consommation.

Notre indicateur d’inflation ressort, quant à lui, en territoire légèrement positif après deux mois de retrait, oscillant néanmoins sans réelle tendance ces trois derniers mois.

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L’envolée de l’euro, une menace que la BCE ne peut ignorer.

En conditionnant son action future aux résultats à venir de l’économie américaine et de l’inflation, la FED a propulsé dans la foulée du FOMC des 25 et 26 juillet le cours du dollar vers de nouveaux plus bas depuis plus d’un an et, de facto, le cours de l’euro au-delà de 1,17USD. Signe le plus évident de la défiance croissante à l’égard de l’économie américaine et du regain de confiance dont bénéficie la zone euro depuis le début de l’été, l’appréciation de la monnaie unique à l’égard d’un panier de 38 devises dépasse 6,5 % depuis le premier tour des élections présidentielles françaises et 12,5 % à l’égard du seul dollar américain depuis la fin de l’année dernière. Le mouvement est-il supportable par les économies encore convalescentes de la zone euro ?

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Avec ou sans modification de la politique monétaire de la BCE, l’euro garde le vent en poupe

Contrairement aux anticipations et aux informations distillées dans les minutes de son précédent comité de politique monétaire du mois de juin, la BCE n’a laissé filtrer aucune intention de modifier le cours de sa politique monétaire au terme de son comité du 20 juillet. Malgré la confiance dont a fait preuve Mario Draghi lors de sa conférence de presse sur les perspectives économiques de la zone euro, la faiblesse de l’inflation a emporté l’adhésion pour le maintien du cap de la politique en place.

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L’inflation américaine définitivement absente, la FED ne peut que reculer, la BCE se retrouve en porte-à-faux

À en juger par les données publiées vendredi, Janet Yellen a été bien inspirée de prendre ses distances à l’égard du risque inflationniste et de celui d’une éventuelle surchauffe de l’économie américaine. Non seulement l’inflation a poursuivi son déclin en juin mais les ventes de détail se sont repliées pour le deuxième mois consécutif, n’affichant sur l’ensemble du deuxième trimestre qu’une progression de 0,3 %. De quoi, pour la FED, repenser sa stratégie de relèvement de ses taux directeurs mais aussi potentiellement de réduction de son bilan… Assurément, la tâche de la BCE ne sera pas facilitée par ce revirement imposé à la politique américaine.

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La BCE n’est pas seule à bord, la hausse des taux longs devrait bientôt trouver son terme

C’est maintenant acquis, les propos de M. Draghi lors du symposium de Sintra, étaient bel et bien destinés à contrer le mouvement embarrassant d’aplatissement de la courbe des taux. C’est en effet sur ce sujet que s’ouvrent les minutes du dernier comité de politique monétaire dont on comprend que d’intenses échanges ont porté sur ce que la plupart des membres du comité de politique monétaire considéraient comme une anomalie et surtout comme une contrainte, au moment où la BCE s’apprêtait à modifier l’orientation de sa politique monétaire. Couronnée de succès, la stratégie ressemble à une aubaine pour la BCE. Les choses ne sont pourtant pas si simples…

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Minutes de la FED – Un FOMC pour rien, ou presque

Difficile de tirer une quelconque indication des minutes du FOMC des 13 et 14 juin publiées ce mercredi, dans lesquelles le descriptif de la conjoncture américaine est tellement éloigné du diagnostic qui se dégage des dernières statistiques qu’il paraît déjà largement obsolète. Quel crédit apporter, en effet, au satisfécit qu’expriment les commentaires sur la croissance résolument plus soutenue du deuxième trimestre, sur « la production industrielle en hausse considérable en avril » ou encore sur la robustesse du marché de l’emploi, lorsque les estimations de la FED d’Atlanta sur le PIB de la période sont passées de 4 % à 2,7 % entre le début et la fin du mois de juin, Lire la suite…