La hausse des taux est sans effet sur l’inflation de la zone euro

Sans surprise, l’inflation en zone euro a plus ou moins stagné en février : 8,5 % contre 8,6 % en janvier. Sur l’ensemble de la région, le ralentissement de  énergétique a, en effet, été effacé par l’accélération des autres composantes, notamment sous-jacentes  en hausse de trois dixièmes à 5,6 %. L’action de la banque centrale européenne n’a donc pas encore porté ses fruits et sauf une récession sévère, les chances de revenir a 2% à horizon prévisible ont quasiment disparu. La BCE continuera à relever le niveau de ses taux directeurs  lors de sa prochaine réunion et apporter plus de précisions sur son calendrier de restrictions à venir, malgré une situation conjoncturelle délicate, notamment en Allemagne.

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Aux Etats-Unis, rien de nouveau sur les ISM, sauf pour les prix

Après les PMI, d’ailleurs révisés légèrement à la baisse pour la composante manufacturière, et les bonnes données de consommation et de production, les indicateurs ISM étaient particulièrement attendus. Pas grand-chose, in fine, à se mettre sous la dent. Le climat des affaires n’a gagné que trois petit dixièmes en février, à 47,7, toujours soutenu par les secteurs des transports et du pétrole, qui bénéficient d’une conjoncture favorable.

Dans le détail, seul l’indice des nouvelles commandes, porté par ces deux secteurs a nettement progressé, de 42,5 à 47, tandis que les indicateurs d’emploi et de perspectives de production se sont repliés. En résumé, des données médiocres et toujours en territoire de contraction.

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Inflation de février : mauvaise pioche en zone euro

A la veille de la publication pour la zone euro dans son ensemble, les premières livraisons des CPI pour février donnent le ton. Les tendances sont, globalement, assez similaires à celles constatées hier sur la France, c’est-à-dire une légère baisse de la composante énergétique, déjà plus que compensée par les autres postes. En Allemagne, l’inflation totale est restée stable, à 8,7 %, malgré la baisse de quatre points de sa composante énergétique. En effet, les hausses de prix alimentaires sont passées de 20,2 % à 21,8 %, tandis que les services ont accéléré, de 0,2 point, à 4,7 %. Nos calculs montrent également une nette hausse de l’inflation dans les biens hors énergie et alimentaire, d’environ un demi-point.L’Espagne a suivi, au cours des derniers mois, presque pas à pas l’Hexagone. L’inflation y est passée de 5,9 % à 6,1 % en février, avec une nouvelle hausse, de deux dixièmes, de sa composante sous-jacente. Pour l’heure, donc, seule la Belgique sort du lot, avec une baisse de presque un point et demi, à 6,6 % de son inflation totale mais une inflation hors énergie et alimentaire qui, comme ailleurs, augmente. Rien, donc, qui pourrait inciter la BCE à lever le pied, au contraire.

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L’industrie chinoise rebondit, un argument de plus pour des hausses de taux

Il a fallu attendre pour constater les premiers effets de la normalisation des conditions sanitaires sur l’activité manufacturière chinoise. C’est maintenant chose faite avec la publication des PMI de la Fédération de la Logistique et des Achats nationale (CFLP), en hausse dans tous les secteurs, mais particulièrement dans l’industrie manufacturière qui, jusqu’à présent, manquait à l’appel. Publié à 52,6 après 50,1 points en janvier, non seulement le PMI manufacturier remonte franchement en zone de croissance mais retrouve un niveau qu’il n’avait pas connu depuis avril 2012. Le rattrapage post-covid est donc bel et bien enclenché et porte ses fruits dans tous les secteurs de l’économie, y compris, la construction.

Phénomène classique après les périodes de restriction, le rebond de l’activité ne dit rien sur l’état de santé du pays mais assure qu’à court terme, l’économie chinoise va constituer une source de croissance de la demande mondiale qui a toutes les chances de tirer un peu plus haut le niveau des taux d’intérêt. Les promesses de croissance permettront-elles aux bourses de digérer ces tensions additionnelles ? On est en droit d’en douter mais le jeu pourrait être tentant avant que les banques centrales ne reprennent la main.

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L’inflation française sur un plateau…qu’au mieux, elle ne quittera pas de sitôt !

Contrairement aux tendances observées ailleurs, l’inflation française a de nouveau accéléré en février, avec une hausse de 6,2 % sur un an contre 6 % en janvier. Quoique plus basse que dans nombre d’autres pays de la région, l’inflation française continue d’être soutenue par ses postes alimentaires, services et biens manufacturés. Dans sa dernière note de conjoncture, l’INSEE anticipait, ainsi, qu’elle  resterait au-dessus de 5 % au premier semestre. Le diagnostic, au vu des données de février, est celui d’une inflation possiblement supérieure à 6 %, voire proche de 7 % jusqu’à la fin du printemps ; un bien mauvais point pour les consommateurs.

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Sans surprise, la consommation des ménages américains rebondit, les prix aussi

Peu d’enseignements après les ventes de détail et les prix CPI publiés la semaine dernière. La hausse, inédite depuis dix ans, des revenus disponibles réels des américains (hors pandémie), a permis un net rebond des dépenses de consommation, de 1,1 % en janvier après deux mois de variations négatives. Néanmoins, c’est surtout l’ancrage de l’inflation qui a été confirmé par les chiffres du jour : sur un an, l’évolution des prix PCE totaux et sous-jacents a accéléré d’un dixième de point, à respectivement 5,4 % et 4,7 %. La Fed a encore beaucoup de pain sur la planche, la hausse des taux repart de plus belle, avec les T-Notes à 2 ans au-delà de 4,80 %, un record depuis 2007.

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Face à l’IRA de Biden, l’Europe en perdition

L’IRA de J. Biden change la donne, mais à quel point ? Covid et guerre en Ukraine ont bouleversé la face du monde politique et économique et fait vaciller deux principes économiques qui prévalaient depuis des décennies. Le premier est la modération budgétaire, dont les États ont dû s’affranchir pour affronter ces crises. Le second est celui du libre-échange, déjà mis à mal par D. Trump. Désireux de contrer l’ascension chinoise, de lutter contre le dérèglement climatique et de répondre à la pression d’une partie croissante de sa population inquiète de la perte de puissance industrielle américaine, J. Biden, loin de renier les accents protectionnistes de son prédécesseur a amplifié ceux-ci avec l’« Inflation Reduction Act » de l’été dernier.

Outre le risque d’engager le monde dans un tournant susceptible d’enterrer l’ordre mondial d’après 1945, l’IRA force l’Europe à aller sur un terrain diamétralement opposé à ses principes et à son fonctionnement originels et la mette, de facto, au pied d’un mur qu’elle aura manifestement du mal à franchir sans changement radical des bases sur lesquelles elle s’est bâtie.

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FED : des minutes pour rien, ou presque…

Le buzz autour du contenu des minutes du dernier FOMC de la FED a été intensif ces derniers jours. Ces dernières publiées, l’évidence s’impose : bien peu d’éléments dans ce compte-rendu sont en mesure de nous renseigner sur l’orientation de la politique monétaire à venir. Et pour cause, les informations économiques publiées depuis ce dernier comité de politique monétaire remettent assez largement en question le diagnostic que pouvait établir la FED lorsqu’elle s’est réunie : la vigueur des créations d’emplois et des ventes de détail de janvier ainsi que les déceptions sur l’inflation du même mois.

Si certains s’attacheront aux propos selon lesquels les conditions monétaires pourraient avoir été suffisamment durcies, pour envisager une fin imminente au processus de hausses des Fed Funds, on retient surtout de ce compte-rendu que la FED est dans l’expectative et attend d’avoir plus de résultats tangibles de sa politique pour prendre position.

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