Dans le sillage de la chute des cours du pétrole, l’écrasement généralisé des taux d’inflation, à partir de niveaux déjà bas, sème la pagaille du côté des banques centrales. Depuis le début du mois de janvier, pas une des réunions régulières de leur comité respectif n’a pas donné lieu à une surprise ou à l’expression d’une rare indécision sur l’orientation monétaire à venir. La valse des taux de changes qui s’ensuit n’est pas propre à calmer le jeu. Les plus inquiets dégainent pour se prémunir contre une appréciation de leur devise susceptible d’accentuer le risque de déflation ; les moins prompts à changer leur fusil d’épaule mettent de l’eau dans leur vin… L’ensemble fait tache d’huile, se soldant, par un repli généralisé des taux d’intérêt et une rare instabilité sur les marchés des changes internationaux.
Dans un tel contexte, mieux vaut ne pas rater une réunion de comité monétaire, aussi lointaine soit-elle. La semaine prochaine six de celles-ci se tiendront : en Inde et en Australie, mardi, l’Inde ayant toutefois déjà procédé à une baisse surprise de ses taux directeurs par avance le 15 janvier, en Islande et en Pologne, mercredi, en Angleterre et en République Tchèque, jeudi….