Les chiffres très préoccupants de l’économie française

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Passé les premières minutes de surprise, l’analyse des chiffres français soulève bien des inquiétudes sur la tournure de la conjoncture hexagonale. Hors variations des stocks et dépenses publiques, le PIB s’inscrit non pas en hausse de 0,3 % mais bel et bien en repli d’autant, soit la troisième baisse consécutive. Ne jouons pas sur les mots, cette situation est digne d’une économie en récession et cette dernière commence à dangereusement égrener ses effets, à raison notamment de 34 000 destructions d’emplois au troisième trimestre et d’une chute de 1,7 % de l’investissement immobilier des ménages. Le plus dur de la crise est-il encore à venir ? La question ne manque pas de se poser.

QE#1 de la BCE, cinq ans après le début de la crise, pour quoi faire ?

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Mario Draghi, le Président de BCE ira-t-il jusqu’à passer ce cap d’une politique de véritable assouplissement quantitatif comme il l’a laissé entendre lors de sa conférence de presse du 6 novembre ? C’est possible, notamment si, comme nous l’envisageons, l’inflation de la zone euro continue à refluer dans les mois à venir sous l’effet, notamment, de la chute des cours du pétrole. Au-delà de l’assurance d’injections toujours plus importantes de liquidités dans la sphère financière, qu’attendre de l’éventualité d’une telle action sur le plan économique ?

Que restera-t-il de Jean-Claude Juncker dans les livres d’histoire?

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Le nouveau Président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker, prendra ses fonctions le 1er novembre 2014 pour cinq ans, soit jusqu’au 31 octobre 2019, voire 2024 si son mandat est reconduit comme le permet la législation. La responsabilité qui lui incombe est immense et nous pouvons déjà parier que son nom figurera dans les livres d’histoire, soit en tant que dernier Président d’une Europe sclérosée en voie de dislocation, soit comme celui qui, en dépit du peu de crédit dont il dispose à son arrivée, aura été capable d’initier le virage dont l’Europe a besoin pour redonner au projet collectif européen tout son sens et l’ambition qu’il mérite.

Prix du pétrole, inflation mondiale et T-Bonds

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La désinflation continue à gagner du terrain à l’échelle planétaire et les choses ne semblent pas sur le point de s’améliorer à brève échéance. Aux conséquences du manque de dynamisme de la croissance sur fond de tensions compétitives persistantes, s’ajouteront dans les mois à venir les effets de la chute des cours mondiaux du pétrole et des matières premières agricoles. L’inflation mondiale pourrait ainsi reculer dans la région des 2,5 % d’ici au premier trimestre 2015 en même temps qu’un nombre croissant d’économies basculeront sur le territoire d’une inflation négative. Un tel environnement a tout lieu d’être associé à un affaissement du niveau général des taux d’intérêt à l’échelle mondiale…

La Fed douche les espoirs de normalisation de sa politique et, par là-même, ceux des marchés.

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En mettant un terme à l’illusion d’une possible normalisation des taux directeurs américains, la publication des minutes du FOMC de la Fed s’est transformée en douche froide pour les marchés financiers internationaux. La partie de poker menteur de ces derniers mois, qui consistait à redouter que la Fed durcisse le ton, tout en aspirant que tel soit le cas, afin de valider le scénario d’un assainissement économique suffisant pour se passer d’un soutien monétaire exceptionnel, a donc pris fin. La Fed ne changera donc pas le cap de sa politique à horizon prévisible et, comme nous l’anticipions, ce scénario entraîne de nombreuses remises en question :

  • Sur la situation économique fondamentale,
  • Sur la crédibilité du schéma consensuel d’une remontée des taux à long terme et d’une appréciation vertueuse du dollar
  • Sur le fondement des espoirs développés par les marchés ces derniers temps et donc leur valorisation.

On comprend dès lors que la réaction soit, à ce point, négative. Que peut-il se passer à présent ?

La baisse des prix du pétrole, un stabilisateur pour la croissance

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Nos prévisions d’un fort repli des prix des matières premières semblent se concrétiser depuis le début de l’été. Malgré le contexte géopolitique très tendu, la chute des cours du pétrole atteint déjà 15 % et, le repli de la consommation aidant, la facture pétrolière mondiale s’est contractée d’un point de PIB depuis le début de l’année. L’exposition des différents pays à cet ajustement est variable, généralement plus favorable aux économies développées qu’aux pays émergents, mais quoiqu’il en soit, la baisse des prix du pétrole conserve un caractère stabilisant susceptible d’être d’un précieux soutien dans le contexte présent.

L’économie mondiale à l’heure de la démondialisation

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La rupture intervenue sur le front des échanges mondiaux constitue l’une des illustrations les plus visibles des changements consécutifs à la crise de 2008. Un temps relégué au rang de phénomène conjoncturel, le mouvement prend une tournure de plus en plus structurelle dont l’origine tient, pour l’essentiel, au changement de paradigme de l’économie chinoise. Les conséquences de cette rupture sont considérables pour la croissance mondiale, la valorisation des entreprises mais également la dimension géopolitique du risque.

Les prix de l’immobilier américain risquent-ils de rechuter ?

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Les anomalies n’ont cessé de se creuser sur le marché immobilier américain ces deux dernières années. Souvent considérée comme le signe d’une bonne santé retrouvée, la remontée des prix apparaît aujourd’hui démesurée par rapport à la réalité d’un marché encore largement endommagé par les retombées de la crise. À l’heure où les membres de la Fed semblent de plus en plus impatients d’amorcer une remontée des taux d’intérêt directeurs, les déséquilibres nés de cette anomalie constituent un risque sérieux de rechute des prix.