La renaissance touristique sauve la croissance au pays du Soleil Levant

Le PIB japonais a une nouvelle fois progressé de 0,7 % en fin d’année dernière, comme cela avait déjà été le cas au deuxième trimestre, après une croissance plus ralentie de 0,4 % au troisième ; une belle succession de résultats inattendus dont l’origine semble tout aussi inattendue. L’économie nippone n’a pas profité d’un rebond de la consommation privée post-covid, ni des effets positifs de la chute du yen sur ses exportations de biens manufacturés, comme on pourrait légitimement l’envisager, mais semble avoir tiré son épingle du jeu d’un facteur beaucoup plus atypique, en l’occurrence, du tourisme. Avec près de 3,5 millions de visiteurs par mois en moyenne à la fin de l’automne, les entrées touristiques au pays du Soleil Levant ont atteint un record, en effet. De quoi appréhender différemment les conséquences de la chute du yen pour une économie jusqu’alors beaucoup plus connue pour son industrie exportatrice que pour sa capacité à attirer des visiteurs.
Alors que l’inflation continue à déprimer les dépenses des ménages, la BoJ devrait toutefois se montrer moins soucieuse de soutenir ce nouvel atout qu’elle ne l’a été s’agissant de ses entreprises.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Après l’inflation, les ventes de détail : ça se gâte pour l’économie américaine

Les ventes de détail se sont contractées de 0,9 % à prix courants en janvier aux Etats-Unis, après quatre mois de hausse continue. Déflatées des prix des biens pour approximer leur évolution réelle, elles ressortent en recul de 1,3 %, leur plus forte baisse depuis deux ans et-demi. Le rebond de la production énergétique a, de son côté, porté l’indice de la production industrielle, manque toutefois dans ce panorama, l’industrie manufacturière, en repli de 0,1 %. Difficile de dire ce qui, dans ces données décevantes s’explique par les incendies et intempéries ou par les premiers effets des changements politiques à même de, potentiellement, favoriser un comportement plus précautionneux en faveur de l’épargne. Toujours est-il que ces données sont très décevantes et très loin des retours en provenance des enquêtes.
Résultat, les taux américains et le dollar retombent. Au lieu d’une Fed libérée de l’inflation et susceptible de soutenir davantage la croissance, comme l’espérait D. Trump, le risque d’une banque centrale empêchée de lutter contre les hausses de prix par la dégradation conjoncturelle se profile, avant même l’introduction de tarifs à l’importation.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Inflation américaine : pas grave, D. Trump baissera les taux…

Le verdict des données de prix aux Etats-Unis est sans appel et pas dans le sens espéré par la Fed et, encore moins, par le président américain. Finies les données nuancées de 2024, contrariantes mais plutôt inoffensives à court terme. En janvier 2025, le taux annuel d’inflation et sa composante sous-jacente ont augmenté d’un dixième, à respectivement 3 % et 3,3 % malgré des effets de base encore fortement baissiers, censés jouer un rôle protecteur. Sauf que d’un mois à l’autre, les prix totaux et sous-jacents ont bondi de 0,5 % et 0,4 %, ce qui n’avait plus été observé depuis 2023. Quand bien même ces évolutions mensuelles sont volatiles, le rythme en présence est plus de deux fois trop élevé par rapport à celui requis pour un retour de l’inflation américaine à l’objectif de 2 % de la Fed.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Croissance américaine, le cadeau empoisonné de J. Biden à D. Trump

D. Trump, quoiqu’il en dise, aura du mal à faire mieux que son prédécesseur, dont le mandat a été marqué par une croissance du PIB de 13 % en quatre ans, à un rythme moyen de 3,2 %. Ironie du sort, ce succès lui revient en partie, en tout cas pour la première partie du mandat de son successeur qui ne pouvait que marcher dans les traces du plan de relance qu’il avait lui-même précédemment préparé, mais qui s’en souvient ?
J. Biden, s’il est parvenu a maintenir la croissance à flot depuis deux ans et demi commençait, à l’évidence, à manquer de moyens. L’impulsion donnée à l’investissement en 2022, essentiellement consommée, les bases de la croissance commençaient à s’étioler. Si le repli de l’inflation avait permis de stimuler la consommation des ménages, il ne restait plus grand-chose pour alimenter la machine, comme en témoignent les détails du PIB du dernier trimestre de son mandat, publiés aujourd’hui. La stratégie de D. Trump qui consiste pour beaucoup à démolir ce qui a été achevé ces quatre dernières années parviendra-t-elle à recréer les bases de nouvelles sources de croissance ? L’ambition est de taille.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

PIB français : l’effet glaciation de la crise politique

Attendu stable par l’INSEE et la Banque de France, après une hausse de 0,4 % à l’été, le PIB français s’est finalement contracté de 0,1 % au dernier trimestre 2024, en raison d’une contribution négative d’un dixième des variations de stocks et de deux dixièmes du commerce extérieur. Au final, sur l’ensemble de l’année, la révision à la hausse du deuxième trimestre a permis de sauvegarder une croissance moyenne de 1,1 %. L’impact négatif de la crise politique ne fait aucun doute sur l’origine des mauvais chiffres de fin d’année. L’économie française s’est littéralement figée au dernier trimestre, suspendue aux résultats de négociations budgétaires tumultueuses, assorties de menaces d’austérité, et victime des pénalités additionnelles en provenance d’une économie allemande en récession et du contrecoup des JO. L’ensemble est toutefois moins mauvais que redouté, en particulier sur le front de la consommation des ménages sur laquelle la désinflation produit quelques effets salvateurs, ainsi que souligné par ailleurs par les données mensuelles d’achats de biens. Le budget en discussion permettra-t-il de préserver cet atout ? C’est toute la question.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Profil bas pour un président de la Fed sur un siège éjectable…

Le maintien des taux de la Fed à 4,25/4,5 % au terme du FOMC de cette semaine ne fait guère de doute. Dans un contexte de croissance soutenue, de récent raffermissement des créations d’emplois et d’incertitude persistante sur l’inflation future, le mini-cycle de baisses des taux directeurs de la Fed devrait prendre fin, tout au moins marquer une pause jusqu’à nouvel ordre. J. Powell en dira-t-il davantage sur la suite ?

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

En Chine, l’honneur est sauf avec une croissance de 5 %, l’avenir beaucoup moins

Si tous les prévisionnistes étaient aussi performants que les autorités chinoises, les économistes disparaîtraient sans doute… Les 5 % visés pour 2024 ont donc été atteints, grâce à une accélération de la croissance du PIB réel à 1,6 % au dernier trimestre, la plus soutenue depuis le premier trimestre 2023. Au-delà de ce satisfécit, pas grand-chose à ajouter. Le rebond des exportations en fin d’année, coïncide avec l’empilement des stocks dans le commerce de détail aux Etats-Unis et il est tentant d’y voir un effet d’anticipation des entreprises américaines avant la hausse promise des droits de douanes par D. Trump, même si la baisse du yuan a pu y contribuer. Si l’activité industrielle en a profité, mieux vaut ne pas tirer de plans sur la comète sur le caractère prédictif de ces données. Quelques signes, néanmoins, plus encourageants ressortent du panel des données publiées dans la nuit. Les dépenses d’investissement frémissent et du côté des consommateurs, les pressions semblent s’apaiser. Les mesures de soutien gouvernementales portent leur fruits, en témoigne la hausse des prix de vente des logements de seconde main pour le troisième mois consécutif. De là à considérer que le pays soit sorti d’affaires, il y a un pas que les données du jour ne permettent pas de franchir, à la veille de la prise de fonction du président américain réélu, D. Trump.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les marchés surachètent les bons chiffres de l’inflation américaine

En décembre, le taux annuel d’inflation américain a progressé de 0,2 point, à 2,9 %, en raison d’une hausse mensuelle de 0,4 % du niveau des prix à la consommation. En revanche, sa composante sous-jacente est ressortie en baisse d’un dixième, à 3,2 %, grâce au ralentissement de la hausse mensuelle des prix, de 0,3 % en novembre à 0,2 % en décembre.
Cela a suffi à effacer la hausse des taux provoquée par la publication des données d’emploi américain de vendredi dernier. Les rendements des T-Notes à 10 ans ont ainsi reculé de 14 points de base, à 4,65 %. L’euro et la livre, ont, quant à eux, progressé pour atteindre 1,03 USD et 1,227 USD respectivement. Cet enthousiasme semble largement surfait à quelques jours d’une investiture qui pourrait, dès lnudi prochain, changer la donne, sur fond de tensions renouvelées des prix du pétrole, de l’alimentaire et des conséquences à venir des incendies, toujours en cours, dans la région de Los Angeles.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre