Décrispation du côté des ménages, le taux d’épargne finira-t-il par refluer ?

Après trois mois de repli, l’indice INSEE de confiance des consommateurs a regagné trois points, à 92 en janvier. L’indicateur, toujours très déprimé, a profité des développements récents.
• La baisse de l’inflation française, qui a sans doute permis d’entretenir l’amélioration du pouvoir d’achat en fin d’année.
• La retombée du risque politique, avec le maintien de F. Bayrou au pouvoir en début du mois et la préparation d’un budget nettement moins pénalisant que le précédent pour les ménages.
Si la partie n’est pas gagnée, sur le front budgétaire notamment, les tendances récentes entrouvrent la porte à un début de décrue du taux d’épargne, préalable indispensable à une décrispation conjoncturelle.

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Flop des PMI chinois contre DeepSeek, un début de semaine à cloche-pied

Après une première semaine d’enthousiasme porté par les premières annonces de D. Trump, les choses se compliquent sur les marchés financiers qui se heurtent simultanément à la réalité économique et à la guerre des puissants de l’intelligence artificielle. Les PMI chinois ont fait flop ce matin, contrairement aux attentes et à l’espoir que l’économie chinoise soit sortie de l’ornière. Mais cela n’est rien à côté de l’impact qu’ont aujourd’hui les enjeux technologiques sur les bourses mondiales. Après le gros couac entre E. Musk et S. Altman provoqué la semaine dernière par l’annonce du projet Stargate, c’est l’ascension de DeepSeek qui fait vaciller les valeurs technologiques américaines. Décidément, l’ère Trump est fidèle aux attentes. et débute sous le signe d’une instabilité chronique qui pourrait ne faire que commencer. « Ceinture et bretelles » avions nous titré pour nos perspectives 2025 en début de mois. Pour l’instant, on ne change rien.

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Des PMI dopés par la réélection de Trump, sauf aux Etats-Unis, où les feux l’emportent

Les indicateurs PMI, en janvier, se sont redressés un peu partout, à l’exception de l’Inde et des Etats-Unis. Soulignée par les rapports de S&P, la réélection de D. Trump est saluée par une amélioration des perspectives manufacturières dans de nombreux pays. Difficile de s’emballer néanmoins, au vu des détails de ces enquêtes qui donnent peu d’éléments concluants sur l’activité et, souvent, révèlent un regain de tensions sur les prix. Mais la surprise vient surtout des PMI américains, en hausse dans l’industrie manufactuière, avec un retour à 50, pour la première fois depuis mars dernier, mais en net repli dans les services, où l’indicateur perd quatre points, à 52,8 points, son plus bas niveau depuis avril 2024. Manifestement, les incendies de Los Angeles ont une bonne part de responsabilité dans ce résutlat. Avec 14% du PIB américain, la Californie pèse notablement dans les résultats nationaux, en particulier pour la consommation de services pour laquelle elle occupe le premier rang national. Los Angeles à elle seule concentre un tiers du PIB de la Californie, de quoi, en effet, expliquer les mauvaises nouvelles récentes, qu’il s’agisse de la hausse des inscritpions au chômage depuis deux semaines ou du PMI des services aujourd’hui. La Fed n’en tiendra sans doute pas compte dans sa communication de la semaine prochaine, mais D. Trump pourrait lui en vouloir un peu plus… De fait, le dollar, en recul depuis les propos du président à Davos, se replie davantage.

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L’économie américaine se porte au mieux avant la prise de fonction de D. Trump

Ventes de détail, confiance des industriels et des constructeurs, les indicateurs américains sont au beau fixe.Il est vrai que J. Biden y a mis les moyens et que la décrue de l’inflation a fait le reste. En l’état la conjoncture américaine n’a jamais été aussi prometteuse depuis la crise sanitaire, pour elle-même comme, potentiellement, pour le reste du monde. Reste à savoir ce qu’en fera D. Trump dès son arrivée au pouvoir, lundi prochain.

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La baisse de l’inflation britannique apaise quelque peu la pression sur les Gilts

En décembre, l’inflation britannique est ressortie à 2,5 %, après 2,6 % en novembre. L’inflation sous-jacente, elle, a baissé de trois dixièmes, à 3,2 %, son plus bas niveau depuis trois ans. Dans le détail, seuls la communication et, dans une moindre mesure, les « autres biens et services » ont affiché une accélération sensible. Les autres postes sont ressortis stables ou en baisse. Les évolutions mensuelles des prix sous-jacents sont, par ailleurs, largement inférieures à celles de ces dernières années : 0,2 % en décembre 2024 contre 0,5 % en décembre 2023.
Alors que le pays connaît une période compliquée sur le front budgétaire et celui de ses perspectives économiques, ces données atténuent les craintes de stagflation et sont plutôt reçues positivement par les marchés.

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Les PPI américains de décembre sont bons, mais là n’est pas la question

Entre novembre et décembre, les prix à la production américains sont restés stables dans les biens, les services et l’alimentaire. Seule l’énergie s’est démarquée, avec un renchérissement de 3,5 %. Au total, les PPI ont donc augmenté de 0,2 % après 0,4 %, ce qui correspond à une hausse annuelle de 3,3 % après 3 %, en raison d’effets de base haussiers, à l’inverse des prix à la consommation.

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Emploi américain : pas vraiment ce qu’il fallait pour plus de baisses de taux…

Fort heureusement, la croissance des salaires se tasse légèrement. C’est à peu près la seule bonne nouvelle dans ce rapport sur l’emploi pour la Fed. Les autres informations vont toutes, en effet, en sens contraire de ce qu’aurait espéré J. Powell et, dans son sillage, les marchés : rebond des créations de postes, reflux du taux de chômage, remontée des contrats à temps plein… Les taux à deux ans s’envolent au-delà de 4,35 % ce qui n’est pas le plus cher payé que l’on pourrait envisager, dans un contexte de plus en plus contrariant relativement aux anticipations de baisse des taux encore en présence et de moins en moins crédible.

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L’ISM confirme une inflation récalcitrante, les taux montent d’un cran de plus…

Loin des déboires plus ou moins profonds du reste du monde, l’économie américaine semble, encore, sur un nuage, avec une hausse de l’indicateur ISM non manufacturier de deux points, à 54,1, principalement porté par sa composante activité. Cette progression fait suite à une augmentation d’un point du climat des affaires manufacturier la semaine dernière, à 49,3 et à une poursuite de la hausse des PMI services publiés dans le courant du mois de décembre.

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