Des PMI dopés par la réélection de Trump, sauf aux Etats-Unis, où les feux l’emportent

Les indicateurs PMI, en janvier, se sont redressés un peu partout, à l’exception de l’Inde et des Etats-Unis. Soulignée par les rapports de S&P, la réélection de D. Trump est saluée par une amélioration des perspectives manufacturières dans de nombreux pays. Difficile de s’emballer néanmoins, au vu des détails de ces enquêtes qui donnent peu d’éléments concluants sur l’activité et, souvent, révèlent un regain de tensions sur les prix. Mais la surprise vient surtout des PMI américains, en hausse dans l’industrie manufactuière, avec un retour à 50, pour la première fois depuis mars dernier, mais en net repli dans les services, où l’indicateur perd quatre points, à 52,8 points, son plus bas niveau depuis avril 2024. Manifestement, les incendies de Los Angeles ont une bonne part de responsabilité dans ce résutlat. Avec 14% du PIB américain, la Californie pèse notablement dans les résultats nationaux, en particulier pour la consommation de services pour laquelle elle occupe le premier rang national. Los Angeles à elle seule concentre un tiers du PIB de la Californie, de quoi, en effet, expliquer les mauvaises nouvelles récentes, qu’il s’agisse de la hausse des inscritpions au chômage depuis deux semaines ou du PMI des services aujourd’hui. La Fed n’en tiendra sans doute pas compte dans sa communication de la semaine prochaine, mais D. Trump pourrait lui en vouloir un peu plus… De fait, le dollar, en recul depuis les propos du président à Davos, se replie davantage.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’économie américaine se porte au mieux avant la prise de fonction de D. Trump

Ventes de détail, confiance des industriels et des constructeurs, les indicateurs américains sont au beau fixe.Il est vrai que J. Biden y a mis les moyens et que la décrue de l’inflation a fait le reste. En l’état la conjoncture américaine n’a jamais été aussi prometteuse depuis la crise sanitaire, pour elle-même comme, potentiellement, pour le reste du monde. Reste à savoir ce qu’en fera D. Trump dès son arrivée au pouvoir, lundi prochain.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

La baisse de l’inflation britannique apaise quelque peu la pression sur les Gilts

En décembre, l’inflation britannique est ressortie à 2,5 %, après 2,6 % en novembre. L’inflation sous-jacente, elle, a baissé de trois dixièmes, à 3,2 %, son plus bas niveau depuis trois ans. Dans le détail, seuls la communication et, dans une moindre mesure, les « autres biens et services » ont affiché une accélération sensible. Les autres postes sont ressortis stables ou en baisse. Les évolutions mensuelles des prix sous-jacents sont, par ailleurs, largement inférieures à celles de ces dernières années : 0,2 % en décembre 2024 contre 0,5 % en décembre 2023.
Alors que le pays connaît une période compliquée sur le front budgétaire et celui de ses perspectives économiques, ces données atténuent les craintes de stagflation et sont plutôt reçues positivement par les marchés.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les PPI américains de décembre sont bons, mais là n’est pas la question

Entre novembre et décembre, les prix à la production américains sont restés stables dans les biens, les services et l’alimentaire. Seule l’énergie s’est démarquée, avec un renchérissement de 3,5 %. Au total, les PPI ont donc augmenté de 0,2 % après 0,4 %, ce qui correspond à une hausse annuelle de 3,3 % après 3 %, en raison d’effets de base haussiers, à l’inverse des prix à la consommation.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Emploi américain : pas vraiment ce qu’il fallait pour plus de baisses de taux…

Fort heureusement, la croissance des salaires se tasse légèrement. C’est à peu près la seule bonne nouvelle dans ce rapport sur l’emploi pour la Fed. Les autres informations vont toutes, en effet, en sens contraire de ce qu’aurait espéré J. Powell et, dans son sillage, les marchés : rebond des créations de postes, reflux du taux de chômage, remontée des contrats à temps plein… Les taux à deux ans s’envolent au-delà de 4,35 % ce qui n’est pas le plus cher payé que l’on pourrait envisager, dans un contexte de plus en plus contrariant relativement aux anticipations de baisse des taux encore en présence et de moins en moins crédible.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’ISM confirme une inflation récalcitrante, les taux montent d’un cran de plus…

Loin des déboires plus ou moins profonds du reste du monde, l’économie américaine semble, encore, sur un nuage, avec une hausse de l’indicateur ISM non manufacturier de deux points, à 54,1, principalement porté par sa composante activité. Cette progression fait suite à une augmentation d’un point du climat des affaires manufacturier la semaine dernière, à 49,3 et à une poursuite de la hausse des PMI services publiés dans le courant du mois de décembre.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

CPI britannique: La BoE, patiente plus que faucon

A l’heure où les Banques centrales occidentales prennent toutes le chemin des baisses de taux en décembre, la Banque d’Angleterre pourrait bien faire exception et laisser ces derniers inchangés : après la forte progression des salaires publiée hier, l’inflation a, elle aussi, accéléré. Au mois de novembre, elle a atteint 2,6 % , contre 2,3 % en octobre et l’inflation sous-jacente, à 3,5 %, a augmenté de deux dixièmes. Légère remontée, également, pour les PPI, toujours en territoire négatif sur un an.
Pour autant, si la BoE a pris garde à ne pas brusquer son rythme de baisses de taux, ce n’est, sans doute, pas pour changer du tout au tout son diagnostic dès les premières données contrariantes. Il n’y a, d’ailleurs, pas vraiment de raison à cela.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

La BCE entre l’IFO, la Fed et la BoE… le danger de faire cavalier seul

Les retours en provenance de l’IFO allemand sont parmi les plus dégradés enregistrés depuis la fin de la pandémie. Que ce soit dans l’industrie, les services ou le commerce, les résultats de ce matin sont une douche froide après les espoirs de sortie de récession du début d’automne et un argument de plus pour que la BCE poursuive ses baisses de taux, voire accélère leur cadence début 2025. Reste que cette dernière n’est pas seule à bord et que ses marges de manœuvres pourraient être sacrément limitées par l’impact de ce que feront ou non les autres banques centrales sur le taux de change de l’euro. La Fed aura vraisemblablement du mal à baisser davantage le niveau des Fed Funds à partir du printemps si, comme les marchés l’anticipent, la politique de D. Trump est un succès, ce qui pourrait constituer une limite au potentiel de baisse des taux de la BCE. Plus proche, la Banque d’Angleterre n’est pas non plus sans influence sur les décisions de la Banque centrale européenne. Car, si l’euro s’est sensiblement affaibli vis-à-vis du billet vert, il n’est guère plus robuste à l’égard de la livre, face à laquelle il s’échange aujourd’hui à 0,8259, un plus bas depuis le référendum en faveur du Brexit de 2016. L’accélération des salaires au Royaume-Uni, en risquant de fermer la porte à une baisse des taux de la BoE cette semaine, a poussé le taux de change de l’euro-livre un peu plus bas ce matin, au grand dam des perspectives, décidément malmenées, de baisses des taux de la BCE (voir notre dernier postview).

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre