Face à la stagflation, le pis-aller d’un moindre resserrement quantitatif pour la BoE #boe #inflation #croissance #stagflation #taux #qt #obligations #tauxdirecteurs #UK #conjoncture #prix #cpi #pib

Les données de prix du jour au Royaume-Uni sont plutôt rassurantes en comparaison des derniers mois. Si l’inflation totale est restée stable, à 3,8 %, l’indice CPI a affiché un rythme de hausse mensuelle plutôt modéré pour un mois d’août. Dès octobre, le ralentissement des prix administrés de l’énergie devrait contribuer, plus nettement, à celui de l’inflation totale. Quant à l’inflation sous-jacente, elle a reflué de deux dixièmes, à 3,5 %. De même, les salaires du mois de juillet, publiés hier, sont, eux aussi, en léger ralentissement.
Pas de quoi, malgré tout, sortir de pays de l’état de stagflation dans lequel il se trouve, ni donner, pour l’heure, davantage de marges de manœuvre à la BoE. Celle-ci sera plus attendue sur la réduction de son « quantitative tightening » que sur une possible baisse de ses taux directeurs, pour le moins improbable.

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Les prouesses technologiques ne font pas la croissance en Chine mais son rayonnement

Les changements et progrès de l’économie chinoise sont réels et indiscutables en matière scientifique, technologique et énergétique. Ils offrent au pays un réel avantage aux entreprises de l’Empire du Milieu que les bourses chinoises et hongkongaises commencent à en prendre en considération, mais ne doivent pas être confondus avec ses performances conjoncturelles. Ces dernières sont toujours sous l’emprise du surendettement et des surcapacités chroniques de production, qui entravent d’autant plus la croissance que la demande mondiale évolue peu et que la guerre commerciale produit ses effets nocifs.
De fait, les données de la nuit sont, une nouvelle fois, d’un bien mauvais cru. Les exportations avaient donné la direction la semaine dernière, les retours en provenance de l’industrie, de l’investissement et des ventes de détail, confirment, toutes, un sérieux coup de frein de la croissance économique du troisième trimestre, après un premier semestre de bonnes surprises. Sans doute faudra-t-il un certain temps avant que les investisseurs parviennent à appréhender ces contradictions d’une histoire éminemment différente de celle qui a fait la performance de l’indice Shanghai par le passé (voir à ce sujet notre présentation du mois de juillet et sa Retransmission vidéo) et qui, aujourd’hui, fait celle du Shenzhen Tech.

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Après les Jolts et le Beige Book, l’ADP en renfort des anticipations de baisse des taux

L’OAT respire ! Les tensions sur les taux souverains américains n’ont pas aidé le marché français ces deux dernières semaines et l’effet apaisant des mauvais chiffres en provenance de la conjoncture américaine est, pour le moins bienvenu… de ce point de vue, au moins. Le rapport Jolts publié hier n’était, déjà, pas des plus encourageants, mais il s’agissait des données du mois de juillet, dont on savait qu’il n’avait pas été bon en terme de créations d’emplois, tout comme les deux précédents, après révisions, lesquelles avaient valu son poste au responsable du bureau statistique… Le Beige Book publié hier soir est, toutefois, venu enfoncer le clou : l’activité dans la plupart des districts était mentionnée comme faible ou inchangée durant le mois écoulé, idem pour l’emploi selon lequel « onze districts ont décrit peu ou pas de changement net dans les niveaux d’emploi, tandis qu’un district a décrit une légère baisse. Sept districts ont noté que les entreprises hésitaient à embaucher en raison d’une demande plus faible ou de l’incertitude ». L’un et l’autre de ces rapports peuvent ne pas être considérés comme sérieux par D. Trump. Ce dernier aura, toutefois, plus de mal à limoger le responsable de l’ADP, organisme privé. Or, son dernier rapport ne met guère l’économie américaine à l’honneur, avec seulement 54 K créations de postes privés en août, moins que les 106 K de juillet et parmi les plus mauvais chiffres de ces dernières années.

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Le surstockage enfle les PMI industriels mondiaux, un mauvais signal pour la suite…

L’indice PMI manufacturier du monde développé s’est nettement redressé en août, à 50,9 après 49,2. Il se situe maintenant dans les mêmes eaux que l’indice global et que son équivalent pour les pays émergents, pourtant soutenu par les très bons indices indiens. L’industrie du monde développé semble renaitre de ses cendres, avec un niveau d’indice PMI qu’elle n’avait pas connu depuis longtemps, période covid. Faut-il y voir les effets de l’essor des politiques de défense, de réindustrialisation ou de la réduction de la dépendance vis-à-vis de la Chine ? Aucun de ces arguments ne semble, aujourd’hui, à l’origine de cette apparente embellie. Le rapport de S&P insiste surtout sur un phénomène de stockage, beaucoup plus plausible compte-tenu du contexte en présence, en particulier des menaces que font peser les mesures protectionnistes de D. Trump sur les perspectives… Une conclusion nettement moins encourageante pour la suite.

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Et si le danger venait d’ailleurs pour l’industrie européenne…

En mai, les commandes à l’industrie allemande se sont repliées de 1,4 %, après une hausse de 1,6 %. Pour autant, ni la guerre commerciale, ni la hausse de l’euro, ne semblent expliquer ces mauvais résultats. En effet, les ordres étrangers hors zone euro ont enregistré leur plus forte progression depuis trois ans, avec un bond mensuel de 9 % en juin. C’est en l’occurrence, des commandes domestiques que viennent les très mauvaises nouvelles. Ces dernières ont chuté de 7,8 %, une tendance à rapprocher, sans doute de la chute de 6,5 % des commandes en provenance de la zone euro.
Aussi inattendue que soit la bonne tenue de la demande étrangère, les difficultés sur le front domestique ne sont pas franchement surprenantes. A ce stade, l’orientation militaire des plans de relance inquiète plus qu’elle ne rassure les ménages, quand les entreprises dans leur majorité n’en ressentent pas encore les effets sur leur activité. L’Europe est-elle en train d’oublier l’essentiel ?

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Le conflit au Proche-Orient en trois points

Les tensions entre Israël et l’Iran ont pris une nouvelle dimension dans la nuit du 13 au 14 juin, avec les bombardements israéliens visant des cibles militaires et nucléaires iraniennes auxquels l’Iran a immédiatement riposté par des tirs de missiles sur le territoire israélien, marquant ainsi le début d’une escalade militaire inédite entre les deux pays dont l’intensité s’est accrue tout au long du week-end. De longue date menaçant, ce conflit s’inscrit dans la continuité d’une série de tensions et d’affrontements indirects. Il s’agit, néanmoins, de la première confrontation militaire ouverte et massive entre l’Iran et Israël, aux implications potentiellement considérables sur la scène internationale dont nous résumons dans ce qui suit les principaux points.

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PMI, budget : J. Powell pourrait-il songer à relever ses taux ?

Adopté ce jour par la Chambre des représentants, le programme de choc fiscal du GOP vient de passer une première étape, avant le vote du Sénat censé intervenir courant juin. A la clé 4.200 mds de dollars de baisses d’impôts sur dix ans (4.900 intérêts compris), dont l’essentiel d’ici 2027, financés à hauteur de moins du tiers par les dépenses, essentiellement sociales. Quelques minutes après le vote de la chambre, les PMI en légère amélioration rassurent quant à la tournure de la conjoncture. En hausse de respectivement 1,5 et plus de 2 points dans les services et le secteur manufacturier, les indicateurs sont au-dessus des attentes. Bonne nouvelle, donc, pour ce mois mai… si ce n’était ce qui l’accompagnait, à savoir une envolée des prix facturés par les entreprises dont l’indicateur composite PMI s’est adjugé une hausse exceptionnelle en mai, pour retrouver son plus haut niveau depuis août 2022, quand l’inflation dépassait les 8 % .

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L’accélération de l’inflation britannique dépasse largement les attentes

En avril, l’inflation britannique a atteint 3,5 %, neuf dixièmes de plus qu’en mars. Une part de cette hausse était attendue, du fait de l’augmentation des prix administrés de l’énergie. C’est la raison pour laquelle, la BoE anticipait une accélération de l’inflation au deuxième trimestre. Sa prévision n’excédait cependant pas 3,4 %, déjà dépassée par les données du mois dernier. Loin de se normaliser, la hausse des prix sous-jacents a atteint 1,4 % en avril, propulsant son taux annuel de 3,4 % à 3,8 %.
La BoE peut, toujours, invoquer des éléments transitoires pour expliquer de tels mouvements : comme en Europe continentale, les prix des « packs vacances » ont biaisé les chiffres d’avril. Néanmoins, au vu de la croissance de 0,7 % enregistrée au premier trimestre et des débats internes, ces résultats mettent clairement en porte-à-faux sa stratégie d’assouplissement monétaire.

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