Les PMI le confirment : la récession rode en Europe, Royaume-Uni inclus

Les données PMI de novembre sont sans appel pour le vieux continent : les indicateurs allemands et, plus encore, français, chutent et s’enfoncent sous le seuil de 50, frontière entre récession et expansion. Une déprime largement entretenue par le contexte politique en présence, notamment en ce qui concerne l’Hexagone. Fait nouveau, le Royaume-Uni, lui aussi, retombe en territoire de contraction, quoique moins marquée, avec un indicateur à 49,9, conclusion de deux semaines d’indicateurs franchement médiocres, sur le front de l’activité comme des prix.
Le contexte est tout autre en Asie : le Japon s’est stabilisé après sa forte baisse d’octobre et les indices indiens gagnent, encore, du terrain. Rien néanmoins pour venir au secours de la conjoncture européenne dans les mois à venir.

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Conjoncture asiatique, pas de quoi rassurer pour 2025

Baisse des taux en soutien de la demande dans le monde développé, rebond du commerce mondial, moindre inflation japonaise, aides publiques chinoises….La conjoncture asiatique bénéficie d’un certain soutien. Les données en présence montrent une légère amélioration sur le front de la demande en Chine et restent passables au Japon. Elles semblent, néanmoins, insuffisantes pour rassurer totalement alors que l’année 2025 s’annonce particulièrement compliquée, notamment pour l’Empire du milieu, face au retour de D.Trump à la Maison Blanche.

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Décollage de l’économie allemande

Les commandes à l’industrie allemande ont augmenté de 4,2 % en septembre, après une baisse de 5,4 % en août et deux nettes hausses, d’environ 4 % également, en juin et juillet. Résultat, sur l’ensemble du troisième trimestre, les ordres se sont accrus de 4,1 %, leur plus forte hausse depuis trois ans, pour une progression annuelle légèrement positive de 0,7 % pour la première fois depuis le début de 2022. Ces dernières informations s’ajoutent à celles déjà disponibles d’une nette amélioration du climat de confiance des consommateurs et de leurs dépenses et complète le diagnostic d’un environnement définitivement plus clément.

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Élections américaines, toutes les hypothèses sont ouvertes

C’est une cause entendue, la course à la Maison Blanche est serrée et aucun des principaux prévisionnistes -sérieux- n’a jamais donné à l’un ou à l’autre des candidats beaucoup plus que 60 % de chances de l’emporter, pour finalement s’accorder sur un 50/50 quasi-parfait. A titre de comparaison, les chances d’Hillary Clinton en 2016 étaient, au pire, supérieures à 70 %, voire dépassaient allègrement les 90 %, pour le résultat final que l’on sait. Bref, on ne peut faire plus incertain et une telle situation devrait inciter, de toutes façons, à la retenue.
Tel n’est guère ce qui caractérise, néanmoins, les marchés financiers. Sans surprise, ces derniers ont misé sur une victoire de D. Trump, sans vraiment, d’ailleurs, s’intéresser aux implications économiques et, encore moins, socio-politiques, de son programme (cf D. Trump : 2016-2024, ou l’inquiétante anesthésie d’un monde en perdition) et de son éventuelle réélection. Au fur et à mesure de sondages un peu plus favorables au candidat républicain, le mouvement s’est amplifié, entrainant dans son sillage de profonds ajustements sur les marchés, notamment marqués par l’envolée des anticipations d’inflation, des taux d’intérêt et des cryptomonnaies (+18 % pour le Bitcoin en un trimestre).

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Agenda économique : quelle journée !

Avalanche de publications économiques ce jour, avec à la clé un certain nombre de rebondissements sur les marchés, parmi lesquels, une nette remontée des taux d’intérêt en Europe, sur fond de décrochage généralisé des indices boursiers malgré les bonnes surprises, allemandes, notamment.
– La croissance française a atteint 0,4 % au troisième trimestre, dont la moitié est due aux JO et l’autre moitié, aux variations de stocks ainsi qu’à une baisse des importations plus forte que celle des exportations. Hors ces éléments, la croissance « sous jacente » devient nulle. Le PIB français ferait donc à peine mieux que l’italien, lui aussi stagnant.
– En revanche, l’Allemagne surprend positivement, avec une croissance de 0,2 % et l’Espagne conserve un rythme très soutenu, de 0,8 %, similaire à celui du deuxième trimestre.
– Enfin, les Etats-Unis naviguent à leur vitesse de croisière, toujours très soutenue. La croissance y a atteint 2,8 % r.a. et les données de l’ADP montrent une accélération de l’emploi en octobre. Malgré le net ralentissement de l’inflation des prix du PIB et les difficultés persistantes du secteur de l’immobilier, la Fed est un peu plus en porte-à-faux.

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La BCE bientôt rattrapée par une remontée des perspectives de prix?

Les européens pouvaient jusqu’à présent dormir sur leurs deux oreilles, la BCE, contrairement à la Fed, avait un boulevard pour abaisser ses taux, dans un contexte de faible inflation et de données parfois récessives sur le front de l’activité. Les chiffres du jour bousculent ces certitudes. Tout d’abord, le PIB de l’Allemagne, première économie de la région, a fait mieux que prévu au troisième trimestre, avec une croissance de 0,2 %.
Surtout, l’inflation y est passée de 1,6 % en septembre à 2 % en octobre. Certes, ce niveau reste compatible avec l’objectif de la BCE et ces mouvements s’expliquent, en partie, par la hausse des prix de l’alimentaire et, dans une moindre mesure, par celle des prix de l’énergie. Néanmoins, l’inflation sous-jacente, elle-aussi, accélère, à 2,9 % après 2,7 %, portée par un retour de sa composante « services » à 4 % après 3,8 %. L’évolution des prix, d’un mois sur l’autre, affiche, également, des rythmes peu en phase avec un retour à 2 %.

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La semaine commence en fanfare aux Etats-Unis ; les taux s’envolent

Les premières publications d’une semaine américaine particulièrement chargée ont eu lieu aujourd’hui et mettent un peu plus encore en porte-à-faux les perspectives de baisses des taux de la Fed, qui tiendra son prochain FOMC mercredi et jeudi prochains, au lendemain de l’élection présidentielle.
Les nouvelles sont, en effet, incontestablement bonnes, du moins hors ouvertures de postes de travail (Jolts) qui poursuivent leur déclin à un rythme comparable à celui de ces deux dernières années et retombent à 7,44 millions en septembre, après 7,86 en août. La Fed y portera-t-elle, pour autant, la même attention qu’en septembre ? C’est peu probable, à en juger par le flux d’informations qu’elle reçoit par ailleurs, d’ores et déjà à l’origine d’une nouvelle embardée à la hausse des taux futurs, à 4,16 % s’agissant du rendement des T-Notes à 2 ans et 4,33 % pour le taux à 10 ans. La baisse entamée fin juillet est donc effacée et la correction pourrait bien ne pas avoir dit son dernier mot si jamais les publications à venir sont dans la même lignée.

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