L’économie mondiale à l’heure de la démondialisation

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La rupture intervenue sur le front des échanges mondiaux constitue l’une des illustrations les plus visibles des changements consécutifs à la crise de 2008. Un temps relégué au rang de phénomène conjoncturel, le mouvement prend une tournure de plus en plus structurelle dont l’origine tient, pour l’essentiel, au changement de paradigme de l’économie chinoise. Les conséquences de cette rupture sont considérables pour la croissance mondiale, la valorisation des entreprises mais également la dimension géopolitique du risque.

Les prix de l’immobilier américain risquent-ils de rechuter ?

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Les anomalies n’ont cessé de se creuser sur le marché immobilier américain ces deux dernières années. Souvent considérée comme le signe d’une bonne santé retrouvée, la remontée des prix apparaît aujourd’hui démesurée par rapport à la réalité d’un marché encore largement endommagé par les retombées de la crise. À l’heure où les membres de la Fed semblent de plus en plus impatients d’amorcer une remontée des taux d’intérêt directeurs, les déséquilibres nés de cette anomalie constituent un risque sérieux de rechute des prix.

J. Yellen et M. Draghi outrepassent-ils leurs responsabilités ?

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Que ce soit les interventions de Janet Yellen sur la pauvreté et les inégalités ou celles de Mario Draghi sur la nécessité d’une politique de stimulation de la demande, le discours des banquiers centraux a sacrément évolué ces derniers temps. Dans des contextes très différents, la nouvelle posture des responsables monétaires de part et d’autre de l’Atlantique pose bien des questions.

J. Yellen se trompe-t-elle de combat ?

La pauvreté a-t-elle sa place dans la fonction de réaction d’une banque centrale ?

M. Draghi a-t-il franchi le Rubicon ?

Allemagne, c’est reparti ?

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Le rebond des commandes et de la production industrielle du mois de juillet sont bienvenues après les publications médiocres de ces derniers temps. Avec un acquis de 1,6 %, la croissance de la production du troisième trimestre s’annonce, en effet, nettement plus encourageante qu’au cours des trois mois précédents, durant lesquels elle s’était contractée de 1,5 %. A l’origine de ce rebond, les commandes et la production de biens d’équipement nous livrent également un message plutôt réconfortant sur la demande mondiale. Après une contraction du PIB de 0,2 % au deuxième trimestre, la croissance du troisième semble donc pouvoir être sauvée. Qu’anticiper pour la suite ? C’est en partie dans l’interprétation des tendances actuellement à l’œuvre sur le plan international que tient la réponse à cette question, laquelle dictera également dans une large mesure ce que l’on peut envisager de la croissance de l’ensemble de la zone euro d’ici la fin de l’année…

Poker menteur

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La confusion dont font preuve les marchés financiers ces derniers mois a viré à l’anarchie cette semaine, avec d’un côté la persistance d’un rapprochement des anticipations de hausse des taux de la Fed, illustré par une nette remontée des taux à deux ans, et de l’autre, l’écrasement généralisé des taux à long terme, résultat d’une nette accentuation de l’aversion au risque au niveau mondial.

De telles distorsions ne peuvent, à l’évidence, perdurer. Soit, en effet, l’environnement mondial s’améliore et la Fed pourra répondre à une meilleure santé de l’économie américaine par l’amorce d’un cycle de hausse de ses taux directeurs ; les taux longs retrouveront dans ce cas une tendance résolument haussière, cohérente avec celle des taux à 2 ans. Soit les boulets européens et géopolitiques internationaux l’emportent et la Fed n’aura pas le loisir de pouvoir ajuster sa politique à une éventuelle poursuite de l’embellie domestique, auquel cas les taux à 2 ans reflueront en même temps que les perspectives économiques mondiales.

En d’autres termes, le scénario aujourd’hui privilégié, qui semble celui d’une Fed capable d’ajuster sa politique à la seule évolution de la santé économique américaine, n’est guère crédible et finira donc par être reconsidéré.

L’essentiel de la rentrée : la balle est dans le camp politique

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Les bonnes nouvelles récentes en provenance de l’économie américaine finiront-elles par l’emporter sur la montée des crispations géopolitiques et commerciales internationales et les évidences de l’enlisement des économies de la zone euro et du Japon ? C’est bien en ces termes que se résument les enjeux de cette rentrée 2014 pour les marchés financiers et, au-delà, les responsables de politique économique à travers la planète. Si l’écrasement généralisé du niveau des taux d’intérêt à long terme depuis le début de l’été donne une idée du degré d’inquiétude en présence, le message renvoyé par les marchés boursiers reste à ce jour plus confiant, malgré un sérieux coup de froid durant la première semaine du mois d’août. Il est toutefois peu probable que de telles distorsions entre les marchés obligataires, d’une part, et les marchés d’actions, de l’autre, puissent perdurer…

T-Bonds ou S&P lequel de ces deux marchés se trompe ?

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L’amélioration des indicateurs économiques, le maintien d’un cap résolument accommodant de la part de la Fed et la bonne récolte de résultats des entreprises ont propulsé les indices actions américains vers de nouveaux records ces derniers jours, l’indice S&P cumulant une augmentation de 6 % au cours des trois derniers mois (18 % sur un an) pour dorénavant flirter avec un niveau de 2000 points. La confiance dont témoignent ces tendances est pourtant bien éloignée de ce que nous renvoient les marchés obligataires. Ainsi, depuis la fin avril, le rendement des T-Bonds à 10 ans a nettement reflué pour retrouver un niveau inférieur à 2,50 % ces derniers jours, inférieur de 25 points de base à ceux de mi-avril et de 50 pb à ceux du début de l’année. De telles distorsions entre les marchés d’actions et les marchés obligataires sont difficilement conciliables dans la durée et finiront par être corrigées, toute la question étant de savoir quand et comment.
La réponse viendra des évolutions économiques des prochains mois, que faut-il dès lors observer de très près ?

Immobilier américain, quelle importance ?

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Considérée comme acquise par la grande majorité des économistes depuis le printemps 2012, la reprise immobilière américaine fait faux bond depuis l’été 2013. Alors que la plupart des indicateurs économiques se sont favorablement réorientés ces derniers mois, l’immobilier manque toujours à l’appel. Très instables d’un mois à l’autre, les mises en chantier ne progressent guère, en effet : à moins de 900 000 unités en juin elles affichent un niveau comparable à celui de la fin 2012, toujours très éloigné de leur moyenne de long terme que beaucoup imaginaient pouvoir retrouver dès cette année.

À quel point s’en inquiéter ? Quelles seraient les implications d’une absence de normalisation de l’activité dans ce secteur sur le cycle en cours ? Comment la Fed peut-elle pondérer ces déceptions dans sa prise de décision ?