L’économie mondiale va-t-elle vraiment mieux ? Ou, les raisons à l’origine de la révision à la baisse de notre scénario2018

Économistes et institutions internationales ont retrouvé la confiance ces derniers mois et révisent les uns après les autres leurs projections de croissance à la hausse, tandis que, de leur côté, les banques centrales zyeutent avec plus ou moins d’impatience les possibilités de sortie du tunnel. La FED semble même tentée d’envisager le risque d’être prise de court par le retour d’une inflation trop forte qui pourrait exiger des ajustements monétaires par trop brusques si jamais elle n’y prenait garde.  Alors, les développements récents de l’économie mondiale sont-ils vraiment convaincants ? Ce n’est pas la lecture que nous en faisons qui devrait nous conduire à revoir à la baisse nos perspectives de croissance et d’inflation mondiales pour 2018 lors de la mise à jour trimestrielle de notre scénario la semaine prochaine.

 

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Recherche désespérément volontaire pour mener le Royaume dans le mur

De plus en plus largement pressentie ces derniers jours, la défaite de T. May est devenue réalité aujourd’hui. Plutôt que d’avoir conforté son avance au Parlement, la stratégie de la première ministre l’a réduite au point de faire perdre leur majorité absolue aux Tories, en dépit d’un calendrier de moins de deux mois entre l’annonce d’élections anticipées le 18 avril et la tenue du scrutin. Signe des temps présents, les rebondissements politiques sont décidément légion avec à la clé des ruptures de plus ou moins bon aloi. Comment peut évoluer la situation dorénavant ? Les Britanniques pourraient-ils finir par faire marche arrière sur cette folle aventure du Brexit dans laquelle ils se sont fourvoyés l’an dernier ?   

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Stupide, la stratégie perdante de D. Trump sur le climat constitue une chance à saisir pour l’Europe.

Les enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique dépassent de très loin le seul sujet environnemental. Les pays qui sauront s’emparer de cette cause devraient non seulement pouvoir trouver de nouvelles sources de croissance, d’investissements et d’emplois mais s’ériger en maîtres des avancées et de la réglementation qui, demain, contraindra les entreprises du monde entier et mettra de facto les retardataires ou réfractaires hors-jeu. L’Europe a potentiellement tout à gagner face à ces défis, les États-Unis tout à perdre à se mettre à l’écart.

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Le cycle automobile mondial a vécu. Le secteur n’est pas à l’abri d’une remise en question en Europe

Depuis le début de l’année le secteur automobile européen a affiché l’une des plus faibles performances en bourse. Alors que les perspectives de croissance économiques tendent à être revues à la hausse, on aurait attendu de ce secteur qu’il donne des signes plus encourageants. Tel semble de moins en moins pouvoir être le cas. Fragilisé par les perspectives de faible croissance domestique, le secteur est maintenant rattrapé par la celle des perspectives mondiales, les mauvais coups portés au scénario de reflation par l’administration américaine et le repli du pétrole et, dorénavant, par la hausse de l’euro…

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Possible impeachment de Trump, gare à la capacité de résistance du scénario de reflation

La réaction des marchés au risque de destitution de D. Trump  a été marquée cette semaine, l’hypothèse d’un retour du risque politique semblant cristalliser les inquiétudes.

Plus que l’éventuel départ de D. Trump c’est semble-t-il une autre histoire qui se joue du côté des marchés financiers ; celle de la pérennité ou non du scénario de reflation, largement plébiscité par les investisseurs aux lendemains de l’élection de D. Trump mais de plus en plus mis à mal depuis son investiture et qu’une destitution risquerait de mettre définitivement à l’écart. Une telle évolution aurait, par ricochet, de profondes répercussions sur les marchés de capitaux et la hiérarchie des performances sectorielles des actions.

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Le projet d’Europe à la française d’Emmanuel Macron, germano-compatible ?

« Demain, les bases de la nouvelle Union européenne seront posées à l’issue d’une large consultation citoyenne, aux niveaux national et européen » peut-on lire dans le programme du candidat-élu d’En Marche ! En répondant au défi européen par l’engagement et l’adhésion pleine et entière plutôt que par la défiance, le candidat E. Macron a su faire d’un sujet généralement considéré comme un repoussoir électoral un catalyseur de sa victoire, évacuant par là-même un risque majeur de montée de la défiance à l’égard de la pérennité de l’union monétaire. Lire la suite…

Après l’effet Theresa May et l’effet Trump, les 30 jours d’Emmanuel Macron

Au cours des 30 jours qui suivirent l’élection de D. Trump, l’indice Dow Jones a progressé de 9 %, une évolution comparable à ce qu’avait connu le FTSE 100 anglais au cours du mois qui suivit l’arrivée de Theresa May. L’élection d’Emmanuel Macron pourrait-elle créer les conditions d’un appel d’air comparable pour le CAC 40 ? L’hypothèse est loin d’être saugrenue dans un contexte gorgé de liquidités, de regain d’appétit pour le risque et de recettes économiques du candidat indiscutablement appréciées des marchés. Lire la suite…

Jusqu’où les taux longs peuvent-ils rebaisser sans heurter les indices actions ?

Coup de théâtre politiques à répétition, contorsions des banques centrales et reflux des cours du pétrole semblent avoir eu raison de la perspicacité des marchés obligataires. Après un repli marqué en fin d’année dernière, alors que s’évacuaient les stigmates d’une déflation rampante, les marchés obligataires doutent, les anticipations d’inflation retombent et la remontée des taux d’intérêt réels s’est interrompue au beau milieu du chemin vers leur normalisation.

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