Et si la courbe de Phillips n’était pas le sujet ?

Le faible niveau d’inflation concentre l’attention des banquiers centraux dont les modèles sont mis à mal par l’anomalie apparente d’une absence d’inflation cyclique. La fonction de réaction des politiques monétaires étant essentiellement assise sur celle du degré de sollicitation des ressources productives, au premier rang desquelles les ressources en emploi, on comprend que les dysfonctionnements de la courbe de Phillips créent un profond embarras. Une approche différente, qui considèrerait non pas la réserve d’emploi mais la dynamique du marché du travail, suggère une réponse à l’anomalie constatée mais ne promet guère d’accélération imminente des salaires.

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Le taux de chômage américain, indicateur fétiche de la FED, tombe à 4,2 %… Gare au loup

Malin qui peut dire de quel côté s’oriente le curseur du marché de l’emploi américain après la publication du rapport du mois de septembre. Alors que les marchés financiers ont eu pour première réaction d’ignorer la mauvaise nouvelle d’une perte de 30 000 emplois pour donner la primeur aux bons chiffres du taux de chômage et des salaires, l’incertitude reprend le dessus. Aucun indicateur ne laissait supposer, un tel impact des perturbations climatiques sur l’emploi et, donc, l’activité américaine, avant la publication de ce rapport. Dans de telles conditions, pas sûr  que les membres de FED aient la latitude de relever le niveau des Fed funds.

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Trump trade II- Pas tout de suite le grand soir

Il a suffi que l’administration américaine présente un nouveau projet de réforme fiscale pour réveiller l’espoir des investisseurs sur l’éventualité d’un scénario idéal qui verrait se combiner : l’adoption d’un programme de baisse d’impôts aux retombées tellement positives pour l’économie américaine qu’il pourrait autoriser la FED à procéder à la normalisation de ses taux d’intérêt sans heurter les marchés actions, et soutenir le dollar dont la réappréciation diffuserait au reste du monde une partie du surcroît de la croissance américaine… Déjà plébiscité par les marchés dès le lendemain de l’élection de Donald Trump, ce scénario a probablement bien peu de chances de se produire, que ce soit pour des raisons politiques ou économiques.

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Conundrum des taux longs, vraiment?

La confirmation par la FED de l’enclenchement de la réduction de son bilan à partir d’octobre n’a guère ému les marchés. Pas plus, d’ailleurs, que ses projections suggérant une nouvelle hausse du taux des Fed funds d’ici la fin de l’année. Les réactions ont été minimales, en effet ; à peine 3 points de base de hausse des taux à 2 ans et de moins de 5 pb pour les taux à 10 et 30 ans. Cette inertie des taux à terme est assurément contrariante alors que les données économiques sont de plus en plus encourageantes. Comment expliquer ce paradoxe et qu’en déduire pour les mois à venir ? Lire la suite…

Inflation, les européens sur le qui-vive. La FED viendra-t-elle calmer le jeu ?

Impatientes de reprendre la voie d’une normalisation de leurs politiques monétaires, les banques centrales vont-elles sauter sur l’occasion de résultats d’inflation un brin mieux orientés en août ? La tentation est palpable. Mark Carney, le Président de la Banque d’Angleterre, se dit dans les starting blocks tandis que de Jens Weidmann, président de la Bundesbank, plaide pour un arrêt du programme d’achats d’actifs de la BCE. La FED viendra-t-elle ajouter de l’huile sur le feu mercredi prochain, comme le suggèrent les anticipations des marchés ou, au contraire, calmer le jeu ? La deuxième option reste, à nos yeux, la plus probable.

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Les consommateurs sur le bas-côté de la reprise. Pour combien de temps ?

Amélioration du climat des affaires, reprise de l’investissement industriel, réveil des échanges mondiaux, la conjoncture internationale a retrouvé un air de printemps ces derniers mois, incitant nombre d’économistes à revoir à la hausse leurs prévisions, notamment pour la zone euro. Manque pourtant à ce panorama des résultats patents en provenance des consommateurs qui, à de rares exception près, ont manqué à l’appel ces derniers temps. Retard ponctuel ou caractéristique durable ? C’est principalement de la réponse à cette question que dépend la tonalité du scénario européen pour l’an prochain. Lire la suite…

La faiblesse du dollar, une explication fragile de la surperformance des indices émergents

Depuis le début de l’année, l’indice MSCI des bourses émergentes a progressé de 25 %, flirtant aujourd’hui avec son niveau d’août 2014, après deux années calamiteuses au cours desquelles il avait perdu jusqu’à 30 % de sa valeur. Souvent attribuée aux effets bénéfiques de la baisse du dollar, cette performance a toutefois avoir des origines bien plus complexes.

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La reprise de l’économie française est-elle suffisamment profonde pour faire face à une politique définitivement contracyclique ?

La dynamique conjoncturelle lancée, il pourrait s’agir du meilleur moment pour accepter quelques sacrifices et, comme le privilégie le nouveau gouvernement, donner un coup d’accélérateur au rééquilibrage budgétaire. Après tout, les politiques procycliques d’austérité menées dans un passé ont été suffisamment, à juste titre, décriées pour accepter l’idée que le temps des concessions soit venu dès lors que le socle de croissance est plus solide. Reste cependant à ne pas se tromper sur ce dernier point car c’est bien de celui-ci que devrait découler l’estimation de ce qui sera in fine supportable par l’économie française sans risquer de faire dérailler une reprise, somme toute, tout juste naissante.

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