L’industrie allemande fait son retour et referme la porte de la récession

Au premier trimestre, le PIB allemand a progressé de 0,4 %, contre 0,2 % en première estimation. Hors variations de stocks, la hausse a été plus impressionnante encore, de 1,2 %, quand bien même ce résultat fait suite à un deuxième semestre 2024 très dégradé. A l’exception de la consommation publique et, donc, des stocks, toutes les composantes du PIB ont progressé, à des rythmes, parfois, rarement observés depuis plusieurs années.
De même, l’industrie, quoique toujours très en difficulté, retrouve un peu de son rôle moteur. Une tendance que les initiatives publiques du chancelier Merz ont tout lieu d’accentuer. La probabilité d’une reprise allemande gagne incontestablement du terrain.

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Le Japon remporte le prix de l’inflation la plus forte du monde développé en avril

Comme le laissaient entendre les données de la région de Tokyo, avril est resté caractérisé par une inflation élevée au Japon, de 3,6 %, comme en mars, malgré une hausse des prix limitée, de seulement 0,1 % d’un mois sur l’autre. Cela fait maintenant un semestre que le Japon, naguère en déflation chronique, affiche la plus forte inflation des grands pays développés.
Enflés par le doublement des prix du riz sur un an, les prix des aliments transformés ont dopé l’inflation hors produits frais, considérée comme la principale mesure « sous-jacente » par la banque centrale. Celle-ci a atteint 3,5 %, son plus haut niveau depuis janvier 2023. Suffisant pour que la BoJ renoue avec ses hausses de taux directeurs ? Pas si simple malgré les tensions renouvelées sur les taux à très long terme du pays. Une fois l’intégralité de l’alimentation et de l’énergie, retranchée, les hausses de prix restent contenues, de 1,6 % seulement au cours des douze derniers mois. La BoJ peut-elle encore se réfugier derrière ces chiffres ? Le jeu semble de plus en plus périlleux.

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PMI, budget : J. Powell pourrait-il songer à relever ses taux ?

Adopté ce jour par la Chambre des représentants, le programme de choc fiscal du GOP vient de passer une première étape, avant le vote du Sénat censé intervenir courant juin. A la clé 4.200 mds de dollars de baisses d’impôts sur dix ans (4.900 intérêts compris), dont l’essentiel d’ici 2027, financés à hauteur de moins du tiers par les dépenses, essentiellement sociales. Quelques minutes après le vote de la chambre, les PMI en légère amélioration rassurent quant à la tournure de la conjoncture. En hausse de respectivement 1,5 et plus de 2 points dans les services et le secteur manufacturier, les indicateurs sont au-dessus des attentes. Bonne nouvelle, donc, pour ce mois mai… si ce n’était ce qui l’accompagnait, à savoir une envolée des prix facturés par les entreprises dont l’indicateur composite PMI s’est adjugé une hausse exceptionnelle en mai, pour retrouver son plus haut niveau depuis août 2022, quand l’inflation dépassait les 8 % .

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Fuite en avant budgétaire aux Etats-Unis

Après l’échec du DOGE et la volte-face sur les droits de douane, voilà le troisième volet du programme de D. Trump sur le devant de la scène : le budget fédéral, en ce moment en discussion au Congrès. Il n’est pas garanti que les résultats, en termes économiques, soient bien meilleurs. Le programme des républicains qui fait de la baisse des impôts une priorité absolue est très loin d’être équilibré en dépit de coupes drastiques des prestations sociales. Dès lors, ce budget :
– Est profondément inégalitaire, promettant de creuser davantage le fossé entre les différentes couches de la population américaine.
– Est largement déficitaire et pourrait l’être davantage si certaines économies sont abandonnées : les républicains, avec une assez courte majorité à la chambre des représentants, n’ont pas forcément tous les moyens de leurs ambitions.
– Promet une envolée de la dette publique dont les marchés ont commencé à acter les conséquences, avec une envolée des taux de financement à long terme et une baisse du dollar.
Nous synthétisons ici les principaux aspects de ce programme budgétaire et les chiffrages à ce stade disponibles.

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Porteur pour l’industrie, l’effort de défense nuit-il aux services en Europe ?

En mai, plus encore qu’en avril, les climats des affaires composites ne permettent pas vraiment de tirer des conclusions définitives sur l’activité européenne. En France, les PMI remontent mais les indicateurs INSEE reculent. A l’inverse, en Allemagne, les indicateurs S&P refluent, tandis que l’IFO regagne du terrain.
Dans le détail, cependant, les retours en provenance de l’industrie confirment l’amélioration déjà amorcée depuis quelques mois (voir Les économies européennes sur le bon pied en début d’année), à rebours des craintes suscitées par la guerre commerciale américaine et après cinq ans de crise. Les services sont nettement plus à la peine. Pour la première fois depuis début 2022, le PMI manufacturier européen est, ainsi, repassé au-dessus de celui du tertiaire, un phénomène généralement constaté en début de cycle de reprise. Pour l’heure, nous n’en sommes pas là : l’ensemble reste morose et particulièrement fragile. Si les récentes initiatives européennes semblent porter quelques fruits, la détérioration des perspectives tertiaires menace d’en confisquer les retombées, notamment pour les consommateurs.

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L’accélération de l’inflation britannique dépasse largement les attentes

En avril, l’inflation britannique a atteint 3,5 %, neuf dixièmes de plus qu’en mars. Une part de cette hausse était attendue, du fait de l’augmentation des prix administrés de l’énergie. C’est la raison pour laquelle, la BoE anticipait une accélération de l’inflation au deuxième trimestre. Sa prévision n’excédait cependant pas 3,4 %, déjà dépassée par les données du mois dernier. Loin de se normaliser, la hausse des prix sous-jacents a atteint 1,4 % en avril, propulsant son taux annuel de 3,4 % à 3,8 %.
La BoE peut, toujours, invoquer des éléments transitoires pour expliquer de tels mouvements : comme en Europe continentale, les prix des « packs vacances » ont biaisé les chiffres d’avril. Néanmoins, au vu de la croissance de 0,7 % enregistrée au premier trimestre et des débats internes, ces résultats mettent clairement en porte-à-faux sa stratégie d’assouplissement monétaire.

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Les facteurs de déflation s’accumulent en Chine, la PBOC baisse ses taux

La Banque centrale chinoise a réduit son taux préférentiel des prêts à un an de 3,1 % à 3,0 % aujourd’hui et le taux des prêts à 5 ans de 3,6 % à 3,5 %. Il y a deux semaines elle avait, déjà, abaissé son taux de repo inversé à 7 jours de 10 points de base et les exigences de réserves obligatoires de 50 points de base. Alors que la crise immobilière persiste et que les effets déflationnistes de la guerre commerciale sont amplifiés par la hausse du yuan contre dollar, la situation est critique pour l’Empire du Milieu, quand bien même, à ce stade, le protectionnisme américain n’a pas d’effets notables sur l’activité. La PBOC pourrait ne pas en avoir fini avec les mesures d’assouplissement monétaire, en particulier si le dollar venait à s’effriter davantage.

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Moins de pressions inflationnistes….pauvre J.Powell

Les tarifs annoncés le 2 avril n’ont, pour l’heure, pas bouleversé l’environnement de prix américains. En effet, le CPI a augmenté de 0,2 % en avril, tout comme sa composante sous-jacente. Sur un an, l’inflation a baissé d’un dixième de point, à 2,3 %, tandis qu’elle est restée stable une fois retranchée de ses composantes « alimentaire » et « énergie », à 2,8 %.

Les détails sectoriels ne montrent pas, non plus, de distorsions imputables à la politique commerciale américaine. L’habillement ou les biens de transport ont même vu leurs prix reculer sur un mois. Idem pour les services de loisirs ou de communication, sur fond de déprime de la demande et de baisse de 0,1 % des revenus réels.

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