Marchés obligataires, le grand mikado des marchés mondiaux

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Le jeu des marchés mondiaux se complexifie de jour en jour depuis quelques temps, donnant l’impression d’être exposé à un nombre inhabituel de facteurs d’influence potentiellement globale et de risques de nature et d’origines multiples. Entre les interrogations planant autour des politiques des banques centrales, celles relatives au pétrole, à l’inflation, au repli accéléré de l’euro et du yen, notre Humeur peine à faire le tri ce vendredi. Et si tous ces facteurs d’incertitudes se retrouvaient à travers un seul et même marché : l’obligataire ?

 Anticipations d'inflation

Au-delà des indices, la promesse des cycliques

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Après un mini rallye d’une dizaine de jours, les indices européens semblent déjà s’essouffler, risquant d’inspirer une nouvelle capitulation par rapport à la possibilité d’une sortie par le haut de la fourchette étroite dans laquelle ils naviguent sans conviction ces derniers mois. À 3093 points, le 24 octobre, l’Eurostoxx 50 pourrait, en effet, être perçu comme ayant déjà fait le maximum de ce qu’il est capable dans le contexte d’extrême indécision en place depuis le début de l’année. À y regarder de plus près, pourtant, les développements de ces dernières semaines ne ressemblent guère à ceux qui prévalaient il y a peu. Peut-on y voir les prémices de lendemains plus enchanteurs ? Une réponse par l’affirmative est tentante…

Nous ne sommes pas encore en décembre !

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Les données économiques américaines d’aujourd’hui ont tout lieu de renforcer un peu plus les attentes d’une remontée des taux directeurs de la FED en décembre. Les bons PMI de ce jour viennent consolider les signaux positifs envoyés par les ISM le mois dernier, tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services, ressortis respectivement à 53.2 en octobre, contre 51.5 en septembre et à 54.8 contre 52.3 pour les services.

PIB TAUX

Tapering, who cares ?

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Mario Draghi aurait pu faire mieux pour convaincre que la réduction de son programme d’achats d’actifs à partir du mois de mars n’était pas un sujet. Car assurer, comme il l’a fait, que le QE ne serait pas stoppé brutalement, quand personne n’avait osé imaginer un tel scénario, suggère plutôt que la question d’un éventuel « tapering » soit bel et bien d’actualité…

Les raisons susceptibles d’inciter la BCE à franchir le pas sont, de fait, assez nombreuses, de sorte que l’interprétation que les marchés ont eue des propos du Président de la BCE lors de sa conférence de presse du 20 octobre, peut être perçue comme assez largement conciliante. Retour sur un sujet auquel il pourrait être difficile d’échapper dans les prochaines semaines.

Tapering

Alerte rouge sur l’inflation mondiale

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L’inflation mondiale, c’est presque acquis, devrait s’accélérer notablement au cours des tout prochains mois. En cause, non pas une meilleure santé économique, ni un quelconque changement de régime en matière de coûts salariaux, mais les effets de base pétroliers, à même, toutefois, de propulser les taux d’inflation vers des niveaux bien inconfortables pour les banquiers centraux… Tomberont ils dans le panneau ?

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Etats-unis – une consommation négative au troisième trimestre ?

Après deux baisses consécutives de respectivement 0,2 % et 0,1 % en juillet et août, les ventes hors automobiles, essence et matériaux de construction, utilisées pour l’estimation de la consommation des ménages dans les comptes nationaux, ont progressé de moins de 0,1 % en septembre.

L’indicateur ressort ainsi en hausse annualisée de seulement 0,3 % au troisième trimestre ; une bien piètre performance nominale qui, une fois ajustée de l’inflation (1,3 % en rythme annualisé à fin août pour cette même période) pourrait tout bonnement se solder par une baisse de la consommation au troisième trimestre !

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Entre promesses et désillusions

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Au cours des deux dernières semaines, la montée en puissance des anticipations de hausses des taux de la FED a, paradoxalement, alimenté l’espoir d’un déblocage vertueux de la situation économique et financière internationale. Il en est résulté une envolée du dollar, une reprise des cours des matières premières, une remontée des taux d’intérêt de moyen et long termes et un raffermissement des valeurs bancaires. Bien qu’un brin préoccupante pour les marchés boursiers, la perspective d’une hausse des taux de la FED finissait par être perçue comme une bonne nouvelle, susceptible, le cas échéant, de fermer la porte au scénario d’enlisement de ces derniers trimestres dans lequel le remède des bas niveaux des taux d’intérêt s’est progressivement transformé en un poison hautement toxique.

Au grand dam des plus impatients de voir la FED passer à l’action, les minutes du dernier comité de politique monétaire de la FED publiées ce mercredi et les développements en cours ont une nouvelle fois, repoussé ces attentes. Le débouclage des enchaînements vertueux qui progressivement s’étaient mis en place ces derniers jours n’en est que plus mal vécu. Et pourtant, plutôt que ce dernier, c’est bien le scénario d’une éventuelle hausse des taux directeurs de la FED qu’il faudrait redouter.

Dépréciation du yen, gare aux évidences

Si la probabilité d’une hausse des taux de la FED d’ici la fin de l’année s’est accrue, cette dernière n’est pas encore passée à l’acte. La fragilité de la situation économique américaine, sur fond de sources d’instabilités persistantes dans le reste du monde, pourrait encore la faire reculer et recréer par là-même les conditions d’un regain d’aversion pour le risque contre lequel les autorités japonaises se révéleraient, une nouvelle fois, impuissantes. Lire la suite…