La BCE en porte-à-faux sur ses prévisions d’inflation

Le 9 mars, la BCE a annoncé réviser à la hausse de 1,3 % à 1,7 % sa prévision d’inflation 2017. Reçue sans étonnement dans un contexte d’accélération rapide de la hausse des prix – l’inflation de la zone euro était passée de 0,2 % à 2,0 % en six mois, celle de l’Allemagne était à 2,2 % en février et l’espagnole à 3 %- cette communication a néanmoins participé au changement d’anticipations à l’origine du ressaisissement des taux allemands et de l’euro depuis. Les chiffres publiés ce matin en Espagne et en Allemagne mettent, toutefois, déjà l’accent sur le risque pris par la BCE…

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Un faux air de printemps en France

L’amélioration des indicateurs économiques français tient bon. Après déjà de nombreux signaux encourageants ces derniers mois, la dernière livraison des enquêtes PMI de ce matin renforce un peu plus l’évidence : l’économie française va définitivement mieux, avec cette fois des retombées également indiscutables sur le front de l’emploi, en hausse de 65 000 au dernier trimestre de l’année dernière, de sorte que sur un an, les créations d’emplois privés ont augmenté de 188 000, leur plus forte augmentation annuelle depuis fin 2007. Lire la suite…

Scénario trimestriel – macro et stratégie – mars 2017

Sommaire 
  • – L’amélioration des indicateurs de confiance de ces derniers mois ne trouve pas son pendant dans les tendances de l’économie réelle
  • – La remontée de l’inflation semble le principal facteur de décrispation conjoncturelle
  • – Les banques centrales n’ont pas les moyens de normaliser leurs politiques
  • – Pas de changement à nos prévisions de taux d’intérêt et de changes par rapport à celles du 7 décembre […]

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Trumpcare contre baisse d’impôts, le challenge politique de D. Trump a du plomb dans l’aile. Les marchés trinquent.

Le faible soutien des républicains à la proposition de réforme de l’Obamacare entame l’espoir d’une vaste réforme fiscale autour de laquelle D. Trump a construit son succès et son programme économique.

Les économies attendues de la réforme de la santé constituent la principale source de financement de ses promesses de baisses d’impôts, pour un montant estimé à près de 900 milliards de dollars sur dix ans. En cas d’impossibilité de dégager ces économies, les chances que le congrès valide les baisses d’impôts massives promises par l’administration, seraient probablement réduites.

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Le budget de D. Trump, le r*, la courbe des taux, les cours de l’or et du dollar…

Les questionnements sur l’impact de la politique économique de Donald Trump sur le potentiel de croissance de l’économie américaine sont au cœur des rouages qui dominent la vie des marchés financiers depuis son élection. De cette lecture dépendra en large partie l’estimation du taux d’intérêt neutre sans la connaissance duquel la FED ne pourra avancer qu’à l’aveugle, au risque de multiplier les faux pas. De cette même estimation dépendra l’impact des hausses de taux des fed funds à venir sur l’évolution de la pente de la courbe des rendements dont les implications pour les marchés d’actions sont plus que déterminantes.

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FOMC : hyper prudence de la FED, encore et toujours (podcast)

Vous trouverez ci-dessous les principaux points de notre analyse du FOMC complétés du podcast de l’émission « spécial FED » de BFM business à laquelle je participais en compagnie d’Alain Pitous (Talence Gestion) et de Philippe Waechter par téléphone (Natixis AM).
Comme nous l’avions envisagé, pas d’urgence ni de pari sur l’avenir
La FED a relevé le niveau de ses taux directeurs d’un quart de point, dans une fourchette comprise entre 0,75% et 1%, comme prévu et ne modifie rien de ses projections pour les dix-huit prochains mois.
Bien qu’incontestablement plus confortable sur les développements de la conjoncture américaine, le FOMC n’a donné l’impression d’aucune précipitation et reste circonspect quant aux évolutions à venir. Les inconnues de politique économique de la nouvelle administration expliquent dans une large mesure cette prudence quand, nous l’avons dit ce matin, la FED est indéniablement contrainte par l’environement en présence de très forte valorisation des prix d’actifs.
Le FOMC ne s’est pas prononcé sur le calendrier des deux hausses supplémentaires envisagées cette année, qui seront décidées « en fonction des informations économiques futures ». Pas de précipitation, donc, malgré des anticipations dorénavant très claires de remontée de l’inflation sous-jacente, selon le communiqué de ce soir.
  • Après la spéculation de ces derniers jours, la communication de la FED a rassuré les marchés boursiers américains qui se sont ressaisis  dès l’annonce du maintien de son scénario.
  • Les marchés de taux, qui s’étaient quelque peu tendus ces derniers jours, ont favorablement accueilli la nouvelle, les taux à 10 ans retombant sous le niveau de 2,50 % et les taux à 2 ans, à 1,30 %.
  • Porté par le repli des taux d’intérêt, l’or s’est adjugé un rebond de plus de 1% quand les cours du pétrole regagnaient un peu du terrain perdu récemment, repassant au-dessus de 49 $/b pour le WTI.
  • Enfin, l’indice ICE du dollar qui avait été dopé par les craintes d’un changement de scénario de la FED, a perdu 1,3 % après l’annonce, l’euro repassant au-dessus de 1,07 USD, tandis que le yen qui n’était nettement repli après la réunion de la BCE de jeudi dernier, se réappréciait à 113,5 JPY.
Dans l’ensemble, donc, un scénario conforme à nos attentes, d’une banque centrale d’une extrême prudence, n’ayant même pas osé ajuster ses « dots » avant  2019 ; un soutien indéniable pour les marchés d’actions mais également pour les cours de l’or tant la FED prend du retard sur l’inflation.

PREVIEW FED : Pas d’urgence ni de pari sur l’avenir

Avec des taux directeurs compris entre 0,5 % et 0,75 %, la Fed est sans doute en retard sur le cycle de conjoncture américain. La croissance nominale, dorénavant aux alentours de 4 % devrait en toute logique aller de pair avec des taux longs de même ordre, tandis que, huit ans après le début de ce cycle, les taux d’intérêt réels à court terme n’ont plus guère de raison de rester en territoire négatif comme c’est de plus en plus le cas au fur et à mesure de la remontée de l’inflation.

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