La perspective d’un conflit durable impliquant un nombre croissant de pays du Golfe a largement gagné en importance ces derniers jours, avec pour conséquence un changement de psychologie des marchés sur les risques qui y sont assortis. L’hypothèse dominante qui envisageait un conflit, sinon éclair, du moins de durée relativement courte et prévisible, semble avoir volé en éclat au fur et à mesure des développements récents, du côté américain comme de celui de l’Iran et des autres pays de la région.

Contrairement à nos attentes, le communiqué de la BCE est apparu relativement flexible, sous un angle délibérément prudent en matière de perspectives économiques et moins catégorique que nous ne l’avions envisagé sur celui de l’inflation. Les commentaires de Christine Lagarde ont rapidement corrigé cette première impression.