La présentation hier des détails du programme fiscal de D. Trump n’a pas eu d’effet visible sur les marchés, pire, les indices américains se sont légèrement repliés après ces annonces qui, pourtant, vont au-delà de ce qui était contenu dans le programme du candidat. Sans doute les investisseurs considèrent-ils que ces changements sont déjà intégrés dans la valorisation actuelle des actifs après une hausse de 11 % de l’indice S&P 500 depuis l’élection du nouveau président américain. Sans doute, également, préfèrent-ils la prudence après les déceptions à répétition, la réalité d’une situation budgétaire qui n’offre guère de marges de manœuvre depuis le rejet du projet de refonte de l’Obamacare et le vaste flou qui entoure la ligne politique de la nouvelle administration américaine, notamment à l’égard de l’étranger. Ce qui ressemble à un recul sur le front de l’Alena, que le président américain ne semble plus vouloir dénoncer mais seulement renégocier, fait partie de ces volte-face susceptibles de transformer une bonne nouvelle en élément additionnel d’incertitude.
Si cette lecture est la bonne, il faudra des certitudes ou, tout au moins, des évidences plus fortes que la seule réédition d’un programme déjà connu dans ses grandes lignes, pour convaincre et faire effectivement réagir les marchés. On suivra de près dans cette perspective l’évolution des débats entre républicains afin d’appréhender la réception par le Congrès de ces propositions choc.

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