M. Draghi : qui s’y frotte s’y pique, ou s’y piquera

Ardent défenseur de la monnaie unique, Mario Draghi est prêt à affronter ses détracteurs et déploiera si nécessaire plus de moyens encore, jusqu’à accroitre, le cas échéant, son programme d’achats d’actifs. Quant aux taux directeurs ils resteront là où ils sont, ou plus bas encore, pour une période prolongée, et « bien au-delà de l’horizon fixé pour les achats nets d’actifs ». Sans directement le mentionner, c’est bien le risque politique -et les attaques contre la monnaie unique- que cible le président de la BCE à la veille d’échéances électorales que beaucoup redoutent, les premières étant les élections législatives néerlandaises du 15 mars, suivies des présidentielles puis législatives en France.

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Les créations d’emplois s’envolent, le dollar, les taux longs devraient suivre

A 298 000, en février les données de l’ADP sont très au-dessus des attentes et surtout nettement supérieures à la moyenne des six derniers mois (185 000). Ces données témoignent d’une claire accélération des créations de postes, largement concentrée dans les activités de services.
Malgré des écarts parfois significatifs au mois le mois, ces données sont traditionnellement très proches des statistiques officielles pour l’emploi privé (NFP attendues pour vendredi), elles devraient donc être prises pour argent comptant par les observateurs.

Une telle accélération des créations d’emplois est à même d’accroître les anticipations, non seulement d’une remontée des taux de la FED dès le 15 mars, mais également de hausses à venir additionnelles. Ces statistiques devraient tirer le dollar à la hausse ainsi que les taux longs.
Pas sûr néanmoins que les indices américains apprécient, risquant de redouter un durcissement plus marqué que prévu de la politique de la FED. Ces statistiques renforcent d’autant plus les enjeux de la communication de la FED la semaine prochaine.

La neutralité du Beige book permet de maintenir la probabilité d’une hausse des taux de la FED en mars à plus de 66%

Comme c’est le cas depuis plusieurs mois maintenant, les retours en provenance du Beige book apparaissent en retrait de ce que suggèrent la plupart des autres indicateurs de conjoncture américains. Selon la dernière publication, la progression de l’activité serait restée modeste à modérée dans la plupart des douze districts de la FED entre le début du mois de janvier et la mi-février.

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L’inflation allemande franchit un nouveau cap, à 2,2% en février, la BCE aura du mal à ne pas changer sa communication

L’inflation allemande a poursuivi sa hausse en février pour ressortir à 2,2% après 1,9% en janvier, quand elle était encore en territoire négatif en mars 2016. Les effets de base pétroliers continuent à jouer à plein, expliquant sept dixièmes de la hausse annuelle des prix à la consommation, un mouvement dorénavant relayé par les prix de l’ensemble des biens et par ceux de l’alimentation, en hausse de 4,4% sur un an (au lieu de 1,2 % seulement à fin novembre).

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Trump égrène ses thèmes de campagne ; la FED reprend la main

Le premier discours de D. Trump devant le Congrès américain est resté fidèle à ceux du candidat à la présidence. Pas de discours à proprement parler mais une succession de promesses sur chacun des sujets favoris du nouveau président, en premier lieu la priorité donnée à la puissance américaine.

“My job is not to represent the world; my job is to represent the States of America”

L’ouverture de ses propos sur les thèmes isolationnistes et protectionnistes a planté le décor de ce qui fit le crédo de l’ensemble de son intervention : priorité aux américains, aux entreprises américaines et à la défense du pays. Lire la suite…

Sans hausse des taux, la remontée de l’inflation deviendra nocive aux bancaires

Sans surprise, l’inflation en zone euro a de nouveau gagné du terrain en janvier, à 1,8 % l’an après 1,1 % en décembre. Si l’effet pétrole reste indiscutablement l’explication première de l’accélération de l’inflation de ces derniers mois, le contexte se modifie progressivement, dans un contexte conjoncturel, plus propice. Favorable au secteur bancaire au cours des dernières semaines de l’année dernière, ce changement de contexte inflationniste ne porte plus ses fruits depuis janvier, les valeurs du secteur ayant au mieux stagné ces dernières semaines, voire nettement reflué comme c’est le cas en France, après toutefois une très belle performance au second semestre 2016.  Lire la suite…

PMI : la France retrouve sa place de locomotive de la croissance européenne dans les services

En février, les indices PMI du climat des affaires ont continué leur progression en  zone euro, cette fois-ci grâce à une nette contribution du secteur des services en France. À 56 points, le flash PMI composite renoue ainsi avec ses plus hauts niveaux de 2011, aligné sur les indices allemands (56,1) et, dorénavant, français (56,2 points !).

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Qui a dit locomotive allemande ?

Au cours des quatre derniers trimestres, la croissance allemande se maintient à 1,8 %, niveau autour duquel elle évolue depuis la fin de l’année 2013 et dont on peine à imaginer qu’il puisse être significativement dépassé sans un retour en force de l’activité manufacturière, c’est-à-dire des exportations. Tel n’est cependant pas ce que suggère la dernière enquête ZEW du climat des affaires publiée ce matin selon laquelle les perspectives des principaux secteurs exportateurs n’évoluent guère, s’inscrivant même en léger retrait en février. Lire la suite…