I- Le rapport sur l’emploi américain, un mauvais signal pour les bancaires européennes
- L’évacuation des anticipations de hausse de taux de la Fed que suggèrent les chiffres de l’emploi a tout lieu de pousser les taux longs à la baisse dans l’ensemble du monde développé ; un mouvement malvenu pour le secteur bancaire européen encore largement convalescent.
- En faisant refluer le cours du dollar, cette évolution des taux d’intérêt risque de faire remonter la probabilité de baisse des taux en Europe et au Japon, M. Draghi n’a pas hésité à mentionner la possibilité de baisser davantage les taux de dépôts lors de sa conférence du 2 juin et la BoJ s’était déjà clairement positionnée sur cette voie ces derniers mois. Une telle éventualité, on le sait, serait très négative pour les établissements financiers.
- Les effets négatifs de la détérioration des perspectives économiques américaines et leur impact sur les marchés financiers mondiaux constituent un facteur additionnel susceptible d’être accentué par le reflux des cours du pétrole.
- en premier lieu parce qu’un dollar plus faible allège d’autant le coût des dettes en dollar de pays et entreprises, tous fortement endettés en devise americaine,
- en second lieu parce que la baisse du dollar permet mécaniquement au yuan de se déprécier, ce qui retire une épine du pied de la banque de Chine dont on pouvait redouter que le renchérissement malvenu de sa devise à l’egard de l’euro et du yen ces derniers temps ne conduise à une nouvelle dévaluation.






