IFO : retour à la réalité après les PMI

Comme nous le pressentions, les PMI allemands étaient trop beaux pour être vrais. Les indicateurs IFO dressent un tout autre tableau des conditions en présence outre-Rhin. A en croire l’indice synthétique, la situation courante s’est encore dégradée pour atteindre, à 85,3, son plus bas niveau depuis février, sous l’effet d’une nette chute dans l’industrie manufacturière.

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L’industrie française frémit, les services et la construction s’engluent… un bilan mitigé

L’indicateur INSEE de confiance dans l’industrie est remonté au-dessus de sa moyenne de long terme, à 101 points ce mois-ci, son plus haut niveau depuis mars 2024, grâce à une nette amélioration des carnets de commandes des secteurs les plus exposés au programme de relance militaire. Déjà notable le mois dernier, la hausse des perspectives de production prend, par ailleurs, plus d’envergure, entraînant dans son sillage la plupart des secteurs industriels d’importance, de l’auto aux autres industries de transport, dont l’aéronautique, les biens d’équipement, la chimie et le papier. L’ensemble est incontestablement plus convaincant d’une amélioration du climat des affaires industriel en France.

 

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L’inflation, explication la plus crédible à l’énigme des bons PMI allemands

En Allemagne, tout va bien, à en croire l’enquête S&P publiée ce matin : renaissance des services, avec une hausse de trois points de l’indicateur, à 54,5, et remontée, de facto significative, de l’indice composite de 52 à 53,8, un plus haut depuis deux ans et-demi, malgré une certaine inertie du manufacturier, à 49,6.
Comme souvent, néanmoins, les données brutes ne racontent que la moitié de l’histoire. D’après le rapport accompagnant leur publication, en effet :
– L’indicateur d’emploi se dégrade encore, malgré du mieux dans les services.
– L’opinion des professionnels sur leurs perspectives ne sont guère meilleures.
– Surtout, l’indicateur des prix payés et facturés accélère : la divergence franco-allemande sur ce point semble d’ailleurs persister. De sorte que les effets prix constituent, sans doute, une explication à d’aussi bonnes données d’activité.

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L’industrie française frémit, les services et la construction s’engluent… un bilan mitigé

L’indicateur INSEE de confiance dans l’industrie est remonté au dessus de sa moyenne de long terme, à 101 points ce mois-ci, son plus haut niveau depuis mars 2024, grâce à une nette amélioration des carnets de commandes des secteurs les plus exposés au programme de relance militaire. Déjà notable le mois dernier, la hausse des perspectives de production prend, par ailleurs, plus d’envergure, entraînant dans son sillage la plupart des secteurs industriels d’importance, de l’auto aux autres industries de transport, dont l’aéronautique, les biens d’équipement, la chimie et le papier. L’ensemble est incontestablement plus convaincant d’une amélioration du climat des affaires industriel en France.

A contrario, la contruction et les services sont un peu plus à la peine. Sans doute plus sensibles à la détérioration du contexte politique, ces activités fléchissent, avec de franches détériorations dans la plupart des segments des services…

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Vers une baisse, par pallier, de l’inflation britannique

Malgré des données en glissement annuel à peu près inchangées, la faible évolution des prix sous-jacents au mois le mois rassure. Sur un an, l’inflation totale est restée stable en septembre, à 3,8 %, tandis que sa composante sous-jacente n’a reculé que d’un dixième, à 3,5 %. Pour autant, les données mensuelles montrent une évolution des prix hors énergie et alimentation très en deçà des standards, qui devrait permettre une normalisation graduelle de l’inflation britannique dans les mois à venir… quand bien même il faudra sans doute attendre avril 2026 pour observer des résultats véritablement satisfaisants.

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La croissance chinoise se maintient, malgré des détails peu engageants

Le PIB chinois affiche une croissance toujours robuste au troisième trimestre, de 1,1 %, légèrement au-dessus de celle de 1 % du deuxième trimestre. Quand bien même la croissance en glissement annuel a, elle, ralenti de 5,2% au deuxième trimestre, à 4,8 %, il s’agit d’une bonne surprise pour l’Empire du milieu. D’autant que les autres données du jour n’incitent pas vraiment à l’optimisme. La croissance de la valeur ajoutée dans l’industrie et les services tient bon. Côté dépenses, en revanche, les ventes de détail et l’investissement refluent et les exportations, en chute libre vers les Etats-Unis, sont, pour l’heure, sauvées par le reste du monde.

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En zone euro, une inflation moins hétérogène libère la BCE

L’inflation de la zone euro a été confirmée à 2,2 % au mois de septembre, après 2 % en août. Sa composante sous-jacente a été révisée en hausse d’un dixième, à 2,4 %. Sans être fondamentalement incompatibles avec les objectifs de la BCE, ces tendances interrogent. Malgré tout, une analyse détaillée, rassure plutôt que l’inverse. Si les écarts d’inflation entre les différents pays de l’union monétaire restent importants, ils sont surtout dus à des causes exogènes, relatives aux prix de l’énergie et de l’alimentation.
Malgré des situations salariales assez disparates, l’inflation sous-jacente évolue dans une fourchette de 1,5 % à 3,5 %, Slovaquie et Estonie exceptées. Les résultats sur ce front sont donc plutôt meilleurs qu’il y a peu. En dehors les valeurs extrêmes, les écarts entre les pays où l’inflation sous-jacente est la plus élevée et ceux où elle est la plus faible sont comparables à la situation d’avant le Covid.

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L’héritière d’Abe et de Thatcher fait du Trump au Japon… La BCE bien isolée !

Elue à la tête du parti libéral démocrate en fin de semaine dernière, Sanae Takaichi est promise au poste de première ministre du Japon, en remplacement de Shigeru Ishiba, démissionnaire. Bien qu’issue du même parti, S. Takaichi ne s’inscrit pas dans la droite ligne de ses deux prédécesseurs, plutôt modérés et pragmatiques. L’ambition de Mme Takaichi est plus proche de Shinzo Abe. Ses méthodes semblent vouloir s’inspirer de l’ex-dame de fer britannique, M. Thatcher. Enfin, son style et sa rhétorique nationaliste radicale, teintée d’un populisme identitaire à la limite du révisionnisme historique, est incontestablement proche de celui de D. Trump.
– La future tête du gouvernement japonais, première femme à ce poste dans l’histoire du pays, définit sa stratégie économique autour de trois axes principaux :
– – Un expansionnisme budgétaire à tout crin, fait de dépenses publiques, notamment en direction d’investissements dans les secteurs d’avenir, et de baisses d’impôts.
– – Un interventionnisme monétaire visant à pousser la BoJ à maintenir de bas taux d’intérêt, profitables au crédit et, via une baisse du yen, aux exportations.
– Un tournant protectionnisme, certes, sans comparaison avec ce qui est pratiqué aux Etats-Unis, mais en ligne avec une vision nationnaliste de l’économie : les traités non profitables doivent être renégociés, l’immigration limitée et, dans un souci identitaire, le tourisme régulé.
La stratégie permettra-t-elle au Japon de faire mieux que par le passé et de donner de meilleurs résultats que les Abenomics de 2012 à 2014 ? Ce serait surprenant. Il se pourrait bien, en revanche, que la méthode parvienne à sortir définitivement le pays de l’état de déflation dans lequel il s’était enlisé ces deux dernières décennies pour virer dans celui d’une inflation structurelle, vers lequel il a déjà bien avancé.
C’est sur ce point que les péripéties nippones interpellent, sur ce qu’elles nous disent des effets du vieillissement et, plus encore, sur ce qu’elles révèlent de la préférence actuelle des dirigeants pour l’inflation. Rien d’étonnant compte-tenu des niveaux d’endettement et du climat de guerre économique en présence, d’autant que la BoJ n’a jamais été un modèle d’indépendance. Il n’en reste pas moins que Mme Takaichi passe un cap. Jusqu’où ira-t-elle est incertain mais force est de reconnaître que le dogme de l’indépendance des banques centrales a du plomb dans l’aile et que, dans l’environnement qui se profile, la BCE semble promise à un isolement grandissant. Si le sujet n’en est pas encore un, il pourrait le devenir sans tarder, à moins de deux ans du changement de présidence de l’institution.

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